
Lundi 8 février 2010, 14h16, place Rosa Luxemburg, face à la Volksbühne (Erwin Piscator, Benno Besson, etc.), Berlin. Froid polaire (ou sibérien), c’est ce qu’ont dit les journaux. Les rues sont dégagées, mais la plupart des trottoirs de la ville sont sous la neige glacée. Ici j’ai glissé et je suis tombé. D’où la photo-constat.
Pour compléter la scène : quand on parle d’« ici », il faut toujours quelqu’un pour ajouter : « maintenant »; et justement, là devant, le théâtre affiche en très très grand : « Jetzt ».
Neues Museum




Lundi 8 février 2010, vers 11h, Neues Museum, Berlin, très récemment ouvert (16 octobre 2009) après sa reconstruction, 10 ans de travaux succédant à l’abandon du musée en ruines depuis 1945.
Légendes :
Figure assise de Dersenedj et de sa femme Nefretka, Égypte, Ancien Empire, 5e dynastie, vers 2400 avt JC, granit rose.
Mains provenant d’une statue de groupe de Akhénaton et Néfertiti, Nouvel Empire, 18e dynastie, Amarna, vers 1350 avt JC, quartzite.
La salle supérieure (Roter Saal) où est conservée la collection d’étude (Studiensammlung) dans ses anciennes vitrines.
L’un des ascenseurs.
« La réfection du Nouveau Musée est confiée au Britannique David Chipperfield. Son concept – maintien de ce qui a pu être conservé des éléments d’origine, intégrés dans le béton du neuf – est dans un premier temps largement controversé. Le résultat est pourtant saisissant. Le bâtiment est un insolite mélange de brique et de béton, de mosaïques, de peintures et de bois. »
« Au total, 9 000 pièces sont exposées sur les 8 000 mètres carrés d’exposition du Nouveau Musée. « Il faut savoir que nous possédons au total 80 000 pièces dans nos coffres et dépôts ! », précise Friederike Seyfried, la directrice de la collection égyptienne. »
RFI, 16 octobre 2009.
Site :
http://www.neues-museum.de/
Visite virtuelle et commentaires de l’architecte :
http://www.neues-museum.de/nm/index.html?r=vestibuel
Schallisolierte Fenster

Dimanche 7 février 2010, 23h30, Hôtel Meninger Hauptbahnhof, Berlin. Vue de la fenêtre de la chambre 428 — qui, en effet, isole bien du bruit (mais aussi du froid, moins 8°) —, de l’hôtel tout neuf, la gare centrale, déjà moins neuve (2006), mais peut-être la plus grande d’Europe.

Dimanche 7 février 2010, 19h30, de la terrasse de l’hôtel, une vue « plus officielle » de la Berlin Hauptbahnhof.
Pas digital

Dimanche 7 février 2010, 12h45, Haus der Kulturen der Welt, Berlin, Transmediale 10, exposition Future Obscura, installation White Noise de Zilvinas Kempinas (Lituanie, 1969), 2007. Pour retenir une image de la manifestation rituellement dédiée, depuis 20 ans, aux arts et cultures du numérique. On peut croire à un écran, il s’agit d’une très grande fenêtre tendue de bandes magnétiques agitées par des ventilateurs. La pièce se veut une mise en perspective de l’obsolescence du support vidéo, un retour paradoxal à la matérialité ordinaire, au delà de la dualité analogique-numérique.
Du même artiste, on a vu à Venise en 2009 l’installation Tube à la Scuola Grande di Santa Maria della Misericordia.
Wozu


Dimanche 7 février 2010, 12h. Tadashi Kawamata, à l’invitation de la Haus der Kulturen der Welt, au Tiergarten à Berlin, a construit à l’automne 2009 une quinzaine de cabanes dans les arbres. Intéressant de le voir fidèle à sa manière d’assembler « inutilement » des planches quelque part. Le site de la HKW dit : « jusqu’au 31 janvier », mais la neige prolonge l’« exposition ».
« Wozu Dichter in dürftiger Zeit. » Hölderlin, Brod und Wein
Sculptures miniatures du Ghana, 1400-1900

Samedi 7 février 2010, 16h, galerie Barbara Wien, Linienstrasse 158, Berlin : exposition à l’occasion de la publication du livre African Goldweights: Miniature Sculptures from Ghana 1400 -1900 de Tom Phillips (sa collection personnelle, commencée il y a trente ans). Deux vitrines de ces toutes petites sculptures, très belles et très impressionnantes. Malgré l’autorisation de la galeriste, je ne cherche pas à les reproduire, préférant une certaine distance.

Le site « officiel » de Tom Phillips : http://www.tomphillips.co.uk/index.html
Son blog : http://tomphillipsinfo.blogspot.com/
Des nouvelles de la crassula de Brunswick
Dieter Rams



Vendredi 5 février 2010, 11h, Design Museum, Londres, exposition Less and More : The Design Ethos of Dieter Rams. Parmi de nombreux objets magnifiques, la plupart produits par la société Braun, deux appareils emblématiques d’une époque : le tourne disque Braun PC 3 SV, 1959 et le projecteur de diapositives Braun D10, 1962.
Document pdf : télécharger.

Dieter Rams

Le livre :
Less and More. The Design Ethos of Dieter Rams
Klaus Klemp, Keiko Ueki-Polet, éd.
German/English
Janvier 2010, 49,90 €, 19 × 23 cm, 808 pages en étui
ISBN: 978-3-89955-277-5
La sortie des usines

Jeudi 4 février 2010, vers 20h, centre d’art contemporain Raven Row, 56 Artillery Lane, Londres. Exposition Against What ? Against Whom ? de Harun Farocki (toutes les pièces d’un vieil immeuble occupées par des projections de films), installation Arbeiter verlassen die Fabrik in elf Jahrzehnten / Workers Leaving the Factory in Eleven Decades, 2006 : 12 moniteurs avec 12 boucles d’extraits de films, dont La sortie des usines Lumière, 1895; Le Désert rouge, 1966; La reprise du travail aux usines Wonder, 1968. Un plan fascinant du film de Slatan Dudow, Destins de femmes (Frauenschicksale), 1951.
Voir le site de Harun Farocki : http://www.farocki-film.de/
Voir sur jlggbblog vol. 1 : « Le démon de l’analogie », 7 avril 2009.
Sur jlggbblog2 : Serious Game, https://jlggb.net/blog2/?p=5263
Affiche de Raven Row. Design : John Morgan studio
Note : On voit à Londres un artiste berlinois et, deux jours plus tard, un artiste londonien à Berlin (Tom Phillips).
Escalier d’histoire

Jeudi 4 février 2010, 19h30, centre d’art Raven Row, Artillery Lane, Londres. Intérieur récemment restauré d’un immeuble du XVIIIe siècle près de la gare de Liverpool Street dans la City.
56 and 58 Artillery Lane were built around 1690 on land that was previously a weapons practice ground, and in the Middle Ages the site of the monastery of St. Mary Spital, the largest hospital in Europe. In the 1750s the buildings were transformed into luxury shops in the Rococo style by Huguenot silk merchants, Protestant settlers from France. Nonconformist and politically dissenting groups as well as immigrants began settling in Spitalfields, which experienced waves of violent protest, often by journeymen weavers against wage exploitation. In 1827 no. 58 was modernised with a plain Regency front, only a few years before the weaving economy in Spitalfields collapsed and the area became impoverished. In the early twentieth century, 56 and 58 Artillery Lane housed many families who worked in the local food markets.
Texte du site de Raven Row, 2010.

