

Mercredi 20 août 2014, 20h, cinéma Le Luxor, Barbès-Rochechouart, Paris. Sortie du film Sils Maria, en présence du réalisateur, Olivier Assayas. Observés d’en haut, la plupart des spectateurs ont eu leur smartphone à la main et l’ont consulté. Le film aussi évolue par écrans mobiles en réseaux, Google, Skype, Youtube, etc. Avant d’aller voir le film, j’ai cherché dans Wikipédia : les stars 2.0 ont, Chloë Grace Moretz 17 ans et Kristen Stewart 24 ans. La star classique Juliette Binoche 50 ans, Olivier Assayas bientôt 60. Le « serpent du col de Maloja », qui donne dans le film la pièce Maloja Snake, je le situe sous Google Maps, comme le grand hôtel de luxe Waldhaus (où une bouture de crassula fut prélevée le 23 juillet 2009 : http://jlggb.net/blog/?p=4567). Les nuages, ils étaient déjà sur jlggbblog numéro 1 : http://jlggb.net/blog/?p=4485, avec l’idée réglementaire de l’éternel retour. Le Louxor, ouvert en 1921 a connu l’affluence et le déclin, avant de finir en boîte de nuit puis d’être restauré avec un grand souci d’authenticité et rouvert en 2013 (http://www.cinemalouxor.fr/histoire-du-louxor/). Les sièges sont à l’ancienne, inconfortables. Au parterre, il faut renverser la tête pour voir l’écran. Au premier balcon, il faut éviter le premier rang car le garde-corps barre la vue, et on ne voit pas la « scène » qui doit donc être projetée en vidéo directe. La projection en haute définition numérique se heurte à une tentative de cinéma maintenu dans son passé. Si on entend cloud comme dans cloud computing, le titre anglais Clouds of Sils Maria confronte un lieu hautement marqué dans le passé avec la virtualisation des situations. Sils Maria est un très bon film, il montre ce qui change avec le temps — le vieillissement — comme un phénomène météorologique que l’on peut accepter.
Le paradis sous le plafond


Samedi 16 août 2014, 14h30, Avignon, prison Sainte-Anne, exposition « La disparition des lucioles », collection Lambert. Ilya et Emilia Kabakov (1933 et 1945), The Paradise Under the Cieling, 1997-2009, chambre avec porte, étagères en bois, lampes, animaux en plastique. Ici, elle fait exception, la cellule est repeinte, tout en conservant ses dimensions et sa signification.
Judas
J’ai rêvé d’un autre monde

Samedi 16 août 2014, 13h45, Avignon, prison Sainte-Anne, exposition « La disparition des lucioles », collection Lambert. Claude Lévêque (1953), J’ai rêvé d’un autre monde, 2001, néon, brouillard, son. De la collection Lambert présentée jusqu’alors à l’hôtel de Caumont, c’est un classique. Qui trouve particulièrement son sens ici dans un couloir de la prison.
Une émotion particulière transmise par télépathie



Samedi 16 août 2014, 13h, Avignon, prison Sainte-Anne, exposition « La disparition des lucioles », collection Lambert. Robert Barry (1936), A Particular Emotion Transmitted Telepathically, 1969-2009, pièce de texte. On croit tout d’abord que la pièce se résume à son cartel, dans le couloir. Puis on la voit dans un tuyau rouge, par exemple. Mais elle est au mur dans la cellule, sous forme d’inscription typographique à la peinture bleue.
47 ans après

Samedi 16 août 2014, 12h30, Avignon. À l’angle de la rue Portail Matheron et de la rue Campane, près de la place des Carmes, Mon Bar est resté dans son style de 1933, verres art déco, huisserie et enseigne en acier. Je l’ai connu tel quel en 1967 alors que je photographiais, au Théâtre des Carmes, Silence, l’arbre remue encore de François Billetdoux, et La Baye de Philippe Adrien, pièces mises en scène par Antoine Bourseiller. Voir : http://jlggb.net/blog3/?p=1805. Ce fut aussi un lieu de rendez-vous pour une bande « La Chinoise » autour de Juliet Berto. Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6783.
Cadrage

Vendredi 15 août 2014, 15h30, Arles. La fondation Luma, de la milliardaire suisse Maja Hoffmann, a repris le site de 10 hectares des ateliers SNCF. Le chantier du bâtiment de Frank Gehry, qui certainement tirera la photo vers l’art contemporain, vient de commencer. Il est inscrit dans une clôture en contreplaqué : effet de cadrage.


