Une bouture


Vendredi 1er mai 2015, 18h, 93bis. Le ficus bonsaï rapporté de Pékin (avec l’aide de l’hôtesse d’Air France qui la rangea dans son placard de Boeing 747) en mai 1988 (Voir : http://jlggb.net/blog/?p=6154) est en perte de vitesse. Un petit rameau laissé dans l’eau depuis deux mois donne aujourd’hui une bouture, une occurrence parmi d’autres, plus intéressante que le bonsaï.

Augenblick

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Mardi 28 avril 2015, 19h19, Lac du Bourget depuis le TGV vers Paris. Pourquoi ce que l’on voit d’un train, et plus encore, ce que l’on photographie, porte le sentiment amplifié d’une date, d’un instant. C’est que cet Augenblick résulte d’un temps inscrit géométriquement dans l’espace, par une montre qui est le train.
Un précédent : http://jlggb.net/blog3/?p=4213

Présence et distance

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Mardi 28 avril 2015, 16h30, loggia du Nice-Savoie. L’occasion arrive de révéler un nouvel appareil photo et un objectif macro de grande précision. Pour aller dans le sens de l’effet de présence — qui n’exclut pas la distance. Le chèvrefeuille a bénéficié de l’engrais, la clématite Hanaguruma plantée en 2009 en est à sa première énergique fleur de l’année.

Du vert et du bleu

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Samedi 25 avril 2015, 16h30, Chindrieux, Savoie. De nouveau, le haut du terrain de Chantemerle, sous la pluie d’avril. De petites fleurs bleues cueillies là font un petit bouquet façon leçon de botanique : pervenche (« Voilà de la pervenche… »), véronique (veronica chamaedrys), lierre terrestre (glechoma hederacea) — probablement la plante « inconnue » du 23 novembre 2014 : http://jlggb.net/blog4/?p=2315

Circonstance

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Jeudi 23 avril 2015, 19h, restaurant Sanukiya, rue d’Argenteuil, Paris, 1er. Le 28 août 2012 (voir : http://jlggb.net/blog3/?p=3662), le ticket marquant le lieu et l’heure retenait l’attention. Sa répétition, avec un changement de support, restitue sa dimension mnémonique. À l’époque du numérique généralisé, c’est la forme que prend une circonstance.

Contre le temps réel

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Mercredi 22 avril 2015, 16h. Ce Timor calendario francese nero, édité par Danese Milano, a été commandé après le passage récent à Milan. Un classique d’Enzo Mari, avant garde de 1967, dont on peut se passer. Une idée cependant : contredire le « temps réel ». Ce qui a d’abord été le temps acceptable du traitement des informations reçues par un ordinateur, est devenu la dictature du synchronisme. « Faire tourner les feuilles au fur et à mesure de la position horizontale à celle verticale », c’est ce qui est inscrit en français dans la boîte — il y a aussi l’italien, l’anglais et l’allemand. C’est là la différence : le temps peut être marqué par un geste personnel, éventuel.