La société de l’intermittence

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Jeudi 19 juin 2014, 18h, gare du Nord. La grève des cheminots met en scène de nombreux employés aux gilets rouges « SNCF assistance » — et même un pianiste qu’on ne voit pas sur la photo. Autre tension ailleurs : les intermittents du spectacle. À la fin des années 60, je refusais de m’intéresser à La Société du spectacle de Guy Debord. Je prenais le spectacle comme un espace de liberté et un instrument critique. Maintenant que la société du spectacle est partout, il faut prendre La Société de l’intermittence* comme une chance. D’abord pour résister au « temps réel » — c’est l’informatique qui a inventé ce terme, pour gouverner les événements et le passage du temps.
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Il vient de paraître en français : Jonathan Crary, 24/7. 24/24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : le capitalisme à l’assaut du sommeil, traduit du par Grégoire Chamayou, conception graphique : deValence, Zones, La Découverte, 140 pages. Il traite de la « vie sans temps morts ».
Texte intégral : http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=185

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