
Lundi 24 mars 2014, 12h, Université Paris 8, Saint-Denis. On ne sait pas si l’artiste, Dominique Mathieu (1970), qui intervient parallèlement au Centre d’art contemporain de Brétigny, invité ici pour la Semaine des arts par le camarade Emanuele Quinz, sait que dans cette université, il y a eu des barricades comparables autrement plus spontanées, et peut-être plus esthétiques. Voir les photos du camarade Jean-Noël, 6 mai 2009 : http://hyperbate.fr/dernier/?p=5848, ou sa photo pour Paris 8 sur Wikipédia. L’installation travaille sur la tension entre action et design. Il est vrai qu’on ne peut pas, ici, ignorer les chaises Mullca de Gaston Cavaillon — norme de l’éducation nationale depuis les années 50, un classique français, ma chaise favorite —, ni les chaises Jakobsen, héritage du mobilier chic du Centre universitaire expérimental de Vincennes de 1968 — recherchées par les antiquaires —, et également présentes au 93bis. Voir « La dernière rentrée », http://jlggb.net/blog3/?p=3898, « Vestiges de 68 », http://jlggb.net/blog2/?p=3920.
Catégorie : Art
L’écran comme objet d’art


Samedi 22 mars 2014, 17h. Full Screen, exposition par Aram Bartholl à la galerie XPO, 17 rue Notre-Dame de Nazareth, Paris 3e, xpogallery.com. La présentation dit : « Dans un futur proche, les écrans disparaîtront de notre champ de vision et seront remplacés par une lumière laser projetée directement dans nos rétines. » Mais on voit ici que l’« art numérique », qu’on nomme à tort immatériel, peut trouver des supports dont les matériaux et les objets à la fois séduisent et distancient. L’écran connaît aujourd’hui un déploiement comme jamais, ici long de 10 mètres avec des pixels bien distincts ou comme montre. Sara Ludy, Mist, 2014, vidéo. Rafaël Rozendaal, everythingalwayseverywhere.com, 2013, site internet.
Étienne-Martin à Paris

Dimanche 16 février 2014, 13h. La meilleure des sculptures du quai Saint-Bernard, Paris 5e : Étienne-Martin (1913-1995), Demeure 1, 1954-1958, bronze. Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=2857 et https://jlggb.net/blog9/2025/08/20/retour-a-demeure/
Objets de Bob Wilson


Samedi 1er février 2014, 15h — 15h30. Le Louvre, Salle de la Chapelle : Robert Wilson, Living Rooms, des objets provenant de « The Watermill Collection » — j’en avais eu un aperçu sur place en août 1998. Le rapprochement est fait avec les collections surréalistes et en particulier avec celle d’André Breton (dont on a vu il y a quelques jours une version dans Le Surréalisme et l’objet à Beaubourg).
Valeurs sûres


Mardi 28 janvier 2014, 22h, Centre Pompidou. Exposition Le surréalisme et l’objet : Man Ray, Lampshade, 1919-1954, aluminium peint, réplique de l’original de 1919; Pablo Picasso, Tête de taureau, printemps 1942, bronze. Plus que le surréalisme, je vois le ready-made concret (Man Ray) et figuratif (Picasso).
Étrangers indésirables

Dimanche 26 janvier 2014, 16h, Galerie du Jeu de paume, exposition Erwin Blumenfeld (1897-1969) Photographies, dessins et photomontages (http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1775). Dans sa biographie : celui qui a été un jeune soldat tenté par la désertion en 1917, un adepte du dadaïsme et un marchand de sacs pour dames à Amsterdam, l’auteur d’un célèbre photomontage d’Hitler, est devenu photographe de mode à Paris depuis 1936 lorsqu’il est conduit, en 1940, dans les camps où la France enferme les « étrangers suspectés de porter atteinte à la défense nationale ou à la sécurité publique ». Sur sa route, le camp de Loriol, dans l’ancienne usine d’Aspirine du Rhône. Il en parlera avec pas mal d’humour dans son autobiographie, publiée après sa mort, Einbildungsroman, Eye to I, traduite en français sous le titre Jadis et Daguerre, Robert Laffont, 1975, La Martinière, 1997, Textuel, 2013. Il y reste très peu de temps car, devant l’avance de l’armée allemande, en juin 1940, les détenus sont évacués vers d’autres camps. Sur ce sujet le travail historique est récent, on peut lire Robert Serre, « Quatre lieux d’internement dans la Drôme », Écarts d’identité, n°115 (http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/6/115/ei_115_serre.pdf). Parvenu avec sa femme et leurs trois enfants aux États-Unis, il sera le célèbre photographe d’Harper’s Bazaar et de Vogue.
Erwin Blumenfeld, Hitler, 1933. Vue de l’usine Poulenc Frères à Loriol, années 20. La famille Blumenfeld à Long Island, New York, en 1942. (Photos DR)
Tapis et tapisseries




Jeudi 23 janvier 2014, 21h, Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Exposition Decorum (http://www.mam.paris.fr/fr/expositions/decorum), détails de quatre pièces : Anni Albers (1899-1994), With Verticals, 1946, tissage à la main en coton et lin; Alighiero Boetti (1940-1994), Alternando da 1 a 100 et viceversa, 1993, tapis kilim en coton et laine; Brassaï (1899-1984), Graffiti, 1969-70, tapisserie de basse-lice en laine; Nathalie Du Pasquier (1957), Equador, 1986, tapis noué en laine sur trame de lin et chaîne de coton (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=7762).
Mosset & C°



Vendredi 17 janvier 2014, 19h — 19h40, Centre culturel suisse, Paris 3e. Exposition Olivier Mosset, Collaborations (avec John Armleder, Marie-Agnès Gillot, Amy Granat & Drew Heitzler, Madjid Hakimi, Jacob Kassay, Alix Lambert, Bertrand Lavier, Mai-Thu Perret, Jeffrey Schad & Vincent Szarek). Ici : Production, 2014, avec Bertrand Lavier, reprise d’un dispositif scénographique pour le Centre Pompidou, 2012; Chevrolet Bel Air 1965, 2010, avec Jeffrey Schad & Vincent Szarek. Vue du cocktail : le maître est au centre.
Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6254; http://jlggb.net/blog/?p=6564; http://jlggb.net/blog/?p=3352


