Coucher de soleil


Jeudi 15 avril 2010, 19h20, galerie Loevenbruck, Paris, 6e, vernissage de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Vidéo du coucher de soleil dans le désert australien réalisée sans lentille ni objectif à l’aide d’une caméra de très haute résolution.

Occupation (25. Smartphone)


Mercredi 7 avril 2010, 21h20, TGV 1ère classe pour Genève. À constater ce soir la réaction violente et dénonciatrice d’un passager, cette façon de photographier une personne à son insu — tout en affichant l’appareil sur la table — pourrait tourner à l’incident, même si le résultat semble bien innocent.

Sakura


Mardi 6 avril 2010, 9h30, Jardin des plantes, Paris. Le prunus serrulata, cerisier ornemental du Japon, sakura en japonais, se présente face au soleil. Le soleil me réchauffe le dos.

NOTES

Voir « Japon », le 3 avril 2008.

Dans le fond de l’image, on aperçoit le minaret de la Mosquée de Paris.


Le 23 avril 2008, les cerisiers en fleurs vus de l’autocar sur le trajet du retour du Onsen de Hirayu à Takayama, Alpes japonaises.

Il nous fallait un lac


Jean-Jacques Rousseau, à propos de l’écriture de La Nouvelle Héloïse : « Il me fallait un lac ». Août 1997, pour Moments, il nous faut un lac et plus encore, un supplément d’attache à JLG : Rolle. André I. négocie. Guy M. nous laisse sa maison avec, sous la fenêtre, au bout du jardin : Le Lac. Ce matin, mardi 6 avril 2010, triste nouvelle, c’est au tour de Guy de disparaître.


Le 17 décembre 2005. Vue depuis le train au dessus de Cully, le Chablais et Meillerie (La Nouvelle Héloïse).

Béton brut traditionaliste




Visite inopinée (ou inspirée par la récente visite de l’église du Havre, mais ici c’est l’anti Perret), moment paisible, ce dimanche de Pâques vers 17h, avenue Daumesnil, Paris, 12e, de l’église du Saint-Esprit, dessinée par Paul Tournon, imitée de Sainte-Sophie à Istanbul, achevée en 1933, ou plutôt laissée en partie inachevée dans sa décoration. Il y a pourtant de très nombreuses peintures, dont une immense « Pentecôte » par Maurice Denis. Les piliers devaient être parés de pierre, ils sont restés de béton très brut (cf. Paris.fr). Étrange voyage dans le passé du XXe siècle. Tout semble d’époque, assombri mais tel quel. Il y a des centaines de chaises paillées, mais personne.

DOCUMENTS :

http://archiwebture.citechaillot.fr/awt/fonds.html?base=fa&id=FRAPN02_TOURN_fonds-882
http://www.aa.archi.fr/article19.html

« Moderniste « sage », prudent et mesuré, guidé par une foi religieuse profonde, Paul Tournon incarne parfaitement l’esprit de son temps comme cas emblématique de l’union entre les valeurs de la tradition et l’acceptation des ressources offertes par la modernité qui caractérise une bonne part de la culture architecturale traditionaliste. »
Paul Tournon architecte, 1881-1964 : Le « Moderniste sage »
par de Giorgio Pigafetta et Antonella Mastrorilli, Mardaga, 2004.