Quelques meubles



Vendredi 23 avril 2010, 15h, Les Ateliers, rue Saint-Sabin, Paris. À la faveur de la visite d’une délégation de Tsinghua (Triennale de Pékin ?), repérage dans la médiathèque et dans un atelier de meubles connus et/ou intéressants (on reconnaît : table et chaise de Jean Prouvé, Anthony, 1954; chaise Arne Jacobsen, Série 7, 1955; fauteuil Marcel Breuer, B3-Wassily, 1925; Alvaar Alto, fauteuil 42-Paimio, 1929; banc, anonyme vernaculaire, XXe siècle; etc.)

L’identité (Vie des objets. Ch.9)


Mercredi 21 avril 2010, 93bis. Deux petits pots à crème en faïence anglaise. Rose : h : 65 mm, d : 58 mm. Jaune : h : 80 mm, d : 65 mm. On remarque que la hauteur du petit est égale au diamètre du plus grand. Le hasard des déplacements les a fait se retrouver. On dira creamers : l’un et l’autre « Made in England » par Johnson Brothers. Le petit rose, marqué 1/8 (de pinte) a été acheté en Angleterre il y a plus de 20 ans, avec une grosse théière ronde assortie. Le jaune (Goldendawn) vient des puces de Vanves, il y a quelques années. Ils ont tout de frères ou de sœurs. Dessin d’une perfection rare, ils pourraient s’identifier au « Super Normal » de Morrison et Fukasawa (voir 10 juillet 2008). Appartenance : le peuple. Et pourtant Google les ignore. Le nom Johnson Brothers est une piste mais ne renvoie qu’à des individus plus sophistiqués, décorés et nobles. L’agence américaine replacements.com, qui compte pourtant plus de 300 000 références avec 861 modèles de creamers Johnson Brothers, ne donne rien : ces pots sans nom ne méritent pas d’être remplacés ? Où sont les autres ? L’avis de recherche est lancé. Un nouveau chapitre de la lutte entre identité et singularité vient de s’ouvrir.
Suite : l’essor de sites de ventes tels que Etsy en fera apparaître un en 2018. Mais surtout va s’éclaircir la qualification d’un style « d’après guerre », destiné, par décision gouvernementale, à favoriser une « reconstruction » évitant l’excès de décorations, au bénéfice d’une gamme simple de couleurs douces de la matière Greendawn, Rosedawn, Greydawn, Goldendawn : http://jlggb.net/blog6/2018/08/23/milk-jug/

Musée Maurice Denis

Dimanche 18 avril 2010, 13h-14h45, Musée Maurice Denis, Saint-Germain-en-Laye.


Maurice Denis, Le Dessert au jardin ou Portrait de Marthe et Maurice Denis au crépuscule, 1897, huile sur toile (détail).


Décorée par Maurice Denis entre 1915 et 1925, la chapelle du prieuré de Saint-Germain-en-Laye qu’il habita (ancien Hôpital Général édifié par Louis XIV et Madame de Montespan, devenu Musée Maurice Denis).


Maurice Denis, Le Printemps dans la forêt, 1907, huile sur toile (détail).

Genet, où es-tu ?

Jean Genet, L’Atelier d’Alberto Giacometti,
avec 33 photographies d’Ernest Scheidegger, L’Arbalète, Marc Berbezat, édition originale de 1963.
Archives JLggB

Les livres vieillissent mieux que les lieux.

À mon arrivée à Paris, je logeais au métro Villiers et il m’arrivait de manger au self-service qui occupait le sous-sol du Théâtre de l’Empire, avenue de Wagram, Paris, 17e. On accédait tout droit à cette très vaste salle rectangulaire, sans fenêtres, haute de plafond. Il y avait des centaines de tables et chaises en formica rangées en allées. Un jour, au début de l’année 1970, je vis Jean Genet qui mangeait là tout seul. Je n’étais pas certain que ce fût lui; mais depuis je m’en suis persuadé. Le théâtre de l’Empire, qu’on a vu à la télévision avec l’École des Fans de Jacques Martin, a été détruit et a fait place à un assez beau bâtiment, l’hôtel Marriott, dont l’architecte est Christian de Portzamparc, inauguré il y a un an, en avril 2009.


Vendredi 16 avril 2010, 15h. Au sous-sol du 41 avenue de Wagram, c’est désormais un « concept store » Silvera, dont l’architecte-designer est le très à la mode Patrick Jouin (les stations Vélib, les nouvelles sanisettes, etc).