Hiroshima, le livre


Jeudi 30 juin 2011, 13h10. Hiroshima. Sortant de la gare, la première chose que je fais pour échapper à la chaleur, c’est d’entrer dans le grand magasin Fukuya pour aller au 8e étage occupé par la grande librairie Junkudo. Il y a deux ans, était paru chez Gallimard, Tu n’as rien vu à Hiroshima, livre des photographies faites par Emmanuelle Riva lors du tournage de Hiroshima mon amour (Duras-Resnais) en 1958 (voir : http://jlggb.net/blog/?p=3393). J’avais vu en février que la version japonaise, était mieux imprimée et c’est d’ailleurs à la librairie Junkudo de Paris (18, rue des Pyramides, 75001) que j’avais trouvé la référence : Hiroshima 1958, paru en novembre 2008 (voir ici). Le premier acte à Hiroshima est donc, un peu par hasard mais forcément, d’acheter ce livre.



On en profite pour donner à voir l’ordonnancement impeccable de la librairie (modèle général des librairies japonaises, au demeurant).

Entretiens de Kyoto



Mercredi 29 juin 2011, 13h30-16h30, Kyoto. La résidence avec chambres d’hôtes d’un collègue, une maison du quartier Kujoyama, est le lieu idéal d’un entretien avec Masaki Fujihata, avec le truchement de Hanako Murakami. Il est question d’un livre.

The party



Mardi 28 juin 2011, 17h-19h, « party » dans l’atelier des étudiants en media design de l’Université des arts Saga, Kyoto. Chacun porte ou bien des oreilles de lapin, ou bien des oreilles de chat. Cette jeune fille est arrivée tard, elle n’est pas encore tout à fait dans la fête mais elle a eu droit à un voile de mariée.

Le vert du thé vert, le brun-rouge du haricot rouge





Dimanche 26 juin 2011, 18h. Y.M. et H.T. m’invitent ici, de retour du Daikakuji : Zenkashoin, une patissserie, un salon de thé (ici le matcha), une galerie (Sugata), très au goût du jour, dans un bâtiment ancien de grand style (on me dit : un fabriquant de kimonos). Le slogan de la maison : « Un endroit où les gens peuvent être eux-mêmes ».
Si vous voulez y aller : 271-1, Takoyakushicho, Muromachi-dori Nijo-sagaru, Nakagyo-ku, Kyoto. http://zen-kashoin.com/muromachistore/
Remarque sur les couleurs : cette alliance des verts-jaunes et des bruns-rouges est l’une des clés du Japon.

Occupation (34 : le signe est un visage)



Dimanche 26 juin 2011, 13h30, Kyoto, cinquième étage du magasin Bal (Muji et 3 étages de librairie) où se trouve un très agréable café de style occidental et par lequel je commence rituellement ce nouveau séjour : on y mange des plats légers et des desserts, on y boit du café et du vin, on y lit des magazines. Et aujourd’hui celui-ci dont la couverture reproduit une très célèbre statue bouddhique conservée au Musée national de Kyoto, que cite Roland Barthes dans l’Empire des signes, avec cet aphorisme définitif : « Le signe est une fracture qui ne s’ouvre jamais que sur le visage d’un autre signe. »
Quant aux deux petites filles, l’une en kimono, l’autre en costume d’écolière, elles sont avec leurs parents, dont on n’arrive pas à voir s’ils sont habillés traditionnellement parce qu’ils viennent de la campagne ou parce qu’ils sont branchés. En tout cas, c’est dimanche.