Wozu



Dimanche 7 février 2010, 12h. Tadashi Kawamata, à l’invitation de la Haus der Kulturen der Welt, au Tiergarten à Berlin, a construit à l’automne 2009 une quinzaine de cabanes dans les arbres. Intéressant de le voir fidèle à sa manière d’assembler « inutilement » des planches quelque part. Le site de la HKW dit : « jusqu’au 31 janvier », mais la neige prolonge l’« exposition ».
« Wozu Dichter in dürftiger Zeit. » Hölderlin, Brod und Wein

Escalier d’histoire


Jeudi 4 février 2010, 19h30, centre d’art Raven Row, Artillery Lane, Londres. Intérieur récemment restauré d’un immeuble du XVIIIe siècle près de la gare de Liverpool Street dans la City.
56 and 58 Artillery Lane were built around 1690 on land that was previously a weapons practice ground, and in the Middle Ages the site of the monastery of St. Mary Spital, the largest hospital in Europe. In the 1750s the buildings were transformed into luxury shops in the Rococo style by Huguenot silk merchants, Protestant settlers from France. Nonconformist and politically dissenting groups as well as immigrants began settling in Spitalfields, which experienced waves of violent protest, often by journeymen weavers against wage exploitation. In 1827 no. 58 was modernised with a plain Regency front, only a few years before the weaving economy in Spitalfields collapsed and the area became impoverished. In the early twentieth century, 56 and 58 Artillery Lane housed many families who worked in the local food markets.
Texte du site de Raven Row, 2010.

RCA



Jeudi 4 février 2010, 11h. Royal College of Arts, Londres, Kensington Gore, le long de Hyde Park, juste à l’ouest de l’Albert Hall. Comme souvent, la qualité d’une architecture (1960) se vérifie à la réussite des cages d’escalier. L’atelier de Design Interactions est surprenant, on y voit plus le bricolage que la programmation. Chaque étudiant a son espace. Sur la table, Walden Two de Burrhus Frederic Skinner, 1948.

Sur l’histoire du RCA, voir : http://www.british-history.ac.uk/report.aspx?compid=47535

A Quiet Room

Quand on arrive à l’hôtel Travelodge King’s Cross, Grays Inn Road, Londres, on entend parler d’une réservation (d’un prix ?) de « quiet room ». C’en est une, elle donne derrière. La rue est bien sûr très animée, près des gares de St Pancras et de Kings Cross. On dirait un château, c’est un hôtel où tout est uniformisé (peinture bleu et bois clair) à l’économie. Pour atteindre sa chambre, il faut utiliser cinq fois la clé magnétique, y compris dans l’ascenseur.





Légendes des photos :
Mercredi 3 février 2010, 12h, vue depuis la chambre, vers l’est.
Mercredi 3 février 2010, 21h, vue de la façade éclairée, à l’ouest.
Jeudi 4 février 2010, 7h30, vue depuis la chambre, vers l’est.
Jeudi 4 février 2010, 7h40, la chambre.
Reportage posté histoire de rentabiliser la connexion wifi (10£ les 24 heures).

L’œuvre de Samba (suite)

Remarquable ouvrage du peintre de l’Université Paris 8. Déjà documenté dans le billet du 9 juin 2009 : « Escaliers en peinture » où Samba K. figurait sous le nom de code de Mamadou. Cette fois : la texture vigoureuse d’un certain violet ou d’un vert franc, d’un grenat profond ou d’un bleu roi se détachant sur un blanc plutôt pur qui se teinte de l’ambiance de chaque escalier. La rampe grise, en cours de peinture, consolide la couleur. Les escaliers du bâtiment A inscrivent au jour le jour un travail optimiste de la beauté. Ils réalisent discrètement le projet vincennois d’une ambiance internationale qui doit plus à la créolisation qu’au design global.









Lundi 25 janvier 2019, 12h47, jeudi 28 janvier 2010 à 15h23, vendredi 29 janvier 2010 à 13h30 et à 1720 (pendant les pauses d’un workshop sur « couleurs collectées »), Université Paris 8, Saint-Denis.

Lumière de janvier

Documenté une première fois dans : « Escalier philosophe technicien », le bâtiment (1980-1990, Jean-Jacques Oberson) de l’école d’ingénieurs de Genève (aujourd’hui HEPIA) nous intéresse pour la façon dont il capte la lumière d’hiver (ça se confirme : « autour du 16 janvier, il y a souvent des journées exceptionnelles »). C’est qu’il consiste en une réhabilitation qui double une construction ancienne de galeries et escaliers largement vitrés.




Mardi 19 janvier 2010, 13h43, 15h24, HEPIA (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture), rue du Jura, Genève.

Un motel



Dimanche 17 janvier 2010, 13h, chemin de Cotefort à Brison-Saint-Innocent. Ancien motel (associé à l’hôtel Saintinaix qui est lui du pur style 50 ? À documenter dans un prochain article). Architecture remarquable, éléments en fer et en verre, pierres appareillées. Probablement fin 50 – début 60. Quel architecte ?

La gare sarde de Culoz


Affiche, 2008.


La gare de Culoz, Ain. Photographies prises le 9 juillet 2006.
« La Gare de Culoz est d’une architecture sarde très originale : En effet, il ne s’agit pas d’une architecture de gare PLM classique. Jusqu’au rattachement de la Savoie à la France, il s’agissait d’une grande gare frontière. La ligne étant alors créée et administrée par la Compagnie Victor Emmanuel. » (Extrait d’une pétition lancée en septembre 2008)

La gare construite en 1857 (?) est très intéressante et constitu(ait)e un repère symbolique et affectif; mais la destruction du grand bâtiment central a eu lieu au cours de l’été 2009. Maintenant, rien n’arrête le regard pour goûter le logo ambulant « Rhône-Alpes » — train TER tombé malencontreusement en panne ce jeudi matin — et le ridicule édicule posé à la place de la gare détruite.


Jeudi 14 janvier 2010, 8h. Deux vues depuis le même point sur le quai N°1 en attendant le TER de Lyon vers Genève.


Jeudi 14 janvier 2010, 20h45, arrêt du TER Genève-Chambéry.

Lire l’article « 1944-2009, Culoz », du 23 avril 2009.