
Jeudi 28 février 2019, 15h, Mucem, Marseille. L’exposition Georges Henri Rivière — commissariat : Germain Viatte et Marie-Charlotte Calafat — montre dans ses détails et sa complexité la vie de GHR, inventeur passionné du Musée des arts et traditions populaires. Cette bouillotte de lit, venue du Loir-et-Cher, de la période 1850-1900, en terre cuite émaillée et gravée, est un don de Georges Henri Rivière lui-même en 1938.
Catégorie : Collection
Le chariot cabane


Jeudi 28 février 2019, 14h30, Mucem, Marseille. Cabane de berger, Le Bosc Roger en Roumois, Eure, 1850-1900. Film sur l’échange entre Mariel Jean-Bruhnes Delamarre, ethnologue, et Monsieur Poulain, qui cède sa cabane au Musée des arts et traditions populaires. Eure, vers 1970 : « Qui disparaissent » ; « Tandis que si cette cabane est mise au musée, au Musée des arts et traditions populaires » ; « Pour moi, elle m’est utile » ; « C’est un document historique » ; « Nous serons tous morts » ; « Mais vous savez, vous ne le regretterez pas ».
Mariel Jean-Bruhnes Delamarre, vers 1970. Extrait de la séance Le Temps des archives, Mucem/France Culture/INA. Note : j’ai voyagé en Chine avec Mariel Jean-Bruhnes Delamarre et apporté une contribution à ses recherches à propos de la charrue et des arts populaires en Chine, à la fin des années 1970. JLB
À la porte dorée

Dimanche 24 février 2019, 16h, Porte dorée, Paris 12e. Un point de l’Atlas du gobelet, dans la lumière du palais de la Porte dorée, devenu musée de l’Histoire de l’immigration, après avoir été musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, musée des Arts africains et océaniens, musée de la France d’outre-mer, musée des Colonies et de la France extérieure, musée des Colonies, palais des Colonies de l’Exposition coloniale internationale de 1931.
Musée national de céramique



Samedi 23 février 2019, 15h — 17h, Sèvres. Au Musée national de céramique, après le distributeur d’eau froide ou tiède, gobelet de plastique, deux pièces camaïeu bleu et polychrome, en faïence stannifère, au décor de grand feu, Rouen, de Pierre II Chapelle, 1695-1760, Plateau octogonal, 1706 et Plaque décorative, vers 1720.
Cousiner (Vie des objets. Ch. 77)
« Atlas du gobelet » Molenbeek


Vendredi 15 février 2019, 12h30, place Sainctelette, quai des Charbonnages, Molenbeek-Saint-Jean, Bruxelles. En carton, orange, dans un va-et-vient circulaire des coups de vent, sous un soleil violent, avec une lumière réfléchie : Atlas du gobelet. Voir 2024 : https://jlggb.net/blog9/2024/05/20/quai-des-charbonnages-atlas-du-gobelet/. Remarques : le bâtiment rouge au fond à gauche est Kanal, futur musée Pompidou ? On aperçoit à droite la statue de l’Agent 15, d’après la série Quick et Flupke de Hergé, qui se fait attraper le pied par un « vaartkapoen », un coquin du canal qui sort d’une bouche d’égout.
Rendre compte (Vie des objets. Ch 75)

Vendredi 8 février 2019, 15h, Musée d’ethnographie, Genève. Mes cordelettes et leurs nœuds sont un système de notation de valeurs décimales et servent à noter toutes sortes d’informations. On me nomme khipu et, ceux qui parcourent notre immense territoire Inca pour appliquer des taxes et rendre des comptes du bon fonctionnement de notre empire, sont les khipucamayuc. Nous sommes au 15e siècle.
Un modèle
Restitutions

Jeudi 31 janvier 2019, 21h30, Bibliothèque nationale, rue Richelieu. La Nuit des idées porte ici sur la « figuration restitution des objets d’art non-occidentaux dans le monde ». Plus précisément, sur la question épineuse de la restitution du patrimoine africain. J’entends dire qu’il « faudrait être plus souple sur la propriété et plus exigeant sur la narration ». Ici, l’image ajoute que le lieu d’existence n’est pas indifférent : la salle Labrouste (1868), rénovée pour être la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, voit projetée l’image d’une chefferie traditionnelle, lieu du patrimoine du Cameroun.
The Ceramics Study Galleries

Mercredi 16 janvier 2019, 16h30, V&A, Londres. Les collections du Victoria & Albert Museum, qui se présente comme « The world’s leading museum of art and design », comportent 233 742 objets exposables dont 60 124 sont exposés. En 2015, le musée avait 2 278 183 pièces dans ses collections, 1 197 637 objets et œuvres d’art, 1 079 668 livres et imprimés. Les « Ceramics collections » sont « unrivalled anywhere in the world », situées dans six salles du 6e étage dont quatre intitulées « Ceramics Study Galleries ». Ici, un côté de l’une des quatre salles. Les réserves — 26 500 pièces — sont visibles dans des vitrines, les chercheurs peuvent demander à les prendre en main pour les observer dans la « Ceramics Study Room ». Sur le site http://collections.vam.ac.uk la fonction « Search the Collections » annonce 1 210 407 références dont 770 457 figurées par une image. La céramique est montrée par 29 475 images.
Success Story

Mercredi 16 janvier 2019, 16h, Victoria & Albert Museum, Londres. L’extrémité des galeries de céramiques, la salle d’exposition, est occupée pour quelques mois par la marque Portmeirion. C’est le centenaire de Susan Williams-Ellis (1918-2007), sa fondatrice, qui permet de célébrer « une success story britannique, une compagnie qui a établi les tendances de l’industrie de la poterie depuis six dernières décennies et qui continue à prospérer, alors que nombre de ses célèbres rivaux établis de longue date n’ont pas réussi à survivre », comme l’indique la notice au mur. On a vu plus bas le duo crémier-sucrier de la série Totem : http://jlggb.net/blog6/2018/12/19/une-collection/. Qui l’a dans l’œil ne peut l’oublier. Son moule ici nous frappe. Ce pourrait être aussi le Botanic Garden, d’apparence plus sage mais dont la reprise décalée des traditions décoratives florales touche au plus près la substance d’une popularité. L’œuvre de Susan Williams-Ellis n’est pas du domaine du style, mais de celui, que l’on perçoit aujourd’hui comme postmoderne, du design d’un objet qui n’est autre que la compagnie elle-même.
Des plats marbrés

Mercredi 16 janvier 2019, 15h15, Victoria & Albert Museum, Londres. Staffordshire Potteries (Burslem ?), Marbled dish, 1720-1750. Entre 1680 et 1750, les potiers du Staffordshire emploient un mélange de terre et d’eau pour décorer les faïences. C’est ce qu’on nomme aujourd’hui engobe. Les motifs sont alors le produit direct d’un processus physique. La palette de couleurs provient de diverses substances contenues dans l’argile.

