Figuration

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Mercredi 18 septembre 2019, 13h, Bauhaus, Dessau. Plusieurs photographies par Marianne Brandt, autoportraits dans une sphère miroir, dans le bâtiment où nous nous trouvons, sont connues dès qu’on approche l’histoire du Bauhaus. Artiste dans plusieurs directions, peintre, photographe, elle allait, en succédant à László Moholy-Nagy, briller par ses lampes et par ses ustensiles métalliques, édités aujourd’hui encore.

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Dimanche 15 septembre, 17h, Galerie Neue Meister, Albertinum, Staatliche Kunstsammlungen, Dresde. Wolfgang Mattheuer, 1927-2004, Das vogtländische Liebespaar (Les Amoureux du Vogtland), 1972, huile sur isorel ; Sisyphos behaut den Stein (Sisyphe sculpte la pierre) 1974, huile sur isorel.
À lire :
« Positions artistiques en RDA : le Sisyphe de Mattheuer »,
https://journals.openedition.org/germanica/826?lang=de

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Vendredi 23 août 2019, 20h20, boulevard Voltaire, Paris 11e. Un tableau de notre voisinage m’inspire une publication Instagram politiquement ironique. Si les vélos rejoignent le camp de Uber, ils flatteront le goût de l’indépendance individualiste au bénéfice d’une vie gouvernée par le code technologique monopolistique. Par hasard sans doute, les trois vélos du cliché sont des Jump et la voiture est un Uber. Le vélo électrique rouge criard mime un saut en longueur dans la terre, plate-bande qui aura ses plantes, promesse écologiste dérisoire d’un vert qui devrait gagner les villes.

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Lundi 5 août 2019, 19h40, Aix-les-Bains. Elle est là avec la mission d’arroser le jardin de sa sœur, plus précisément les fleurs et les légumes. Elle peut aussi cueillir les tomates mûres. Elle les pose sur la table Grosfilex et me demande de reproduire sa composition spontanée pour la publier sur son Instagram sous le titre « Tomatoes », car ils sont à Vancouver.

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Mardi 30 juillet 2019, 15h, Exposition Gilles Clément : toujours la vie invente, Service des parcs et domaines de la ville de Lausanne, avenue du Chablais. On s’intéresse depuis longtemps à ce que peut faire et dire Gilles Clément, dont la présentation de son exposition rappelle à juste titre qu’il est « jardinier d’abord, mais aussi artiste, botaniste, voyageur et écrivain ». On aime bien nombre de ses mots qui sont ici attachés à des choses concrètement faites. Comme ce carton d’une de ses œuvres, Miroir à micas : « Anti-Narcisse. Miroir dans lequel on ne peut pas se voir. Écailles de micas glanées sur les bords de la Creuse. » Pourtant le visage qui parle est ici partout sur des écrans vidéos, comme ses avis, ses goûts, ses gestes, multipliés comme par les paillettes de mica mises en tableau par lui.

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Lundi 29 juillet, 16h, Avenue de la gare, Lausanne. À la veille de la fête nationale, le canton de Vaud déploie ses couleurs : blanc coupé de vert. Mais, pour entrer dans la banque qui m’intéresse, je marche sur un granito d’or et de rouge, les couleurs du canton de Genève.

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Vendredi 12 juillet 2019, 17h30, Musée d’Orsay. Wilfredo Lam, Femme nue, 1939, musée de Grenoble, exposition Le Modèle Noir de Géricault à Matisse. Une jeune fille dit à sa mère qui fut Wilfredo Lam : « Peintre cubain né d’un père chinois et d’une mère descendante d’esclaves, qui rencontre Picasso en 1938, etc. » Cette peinture a été achetée en 1981 alors que le musée de Grenoble est dirigé par Pierre Gaudibert (avec qui nous faisons, cette même année, l’exposition Frans Masereel, qui accompagne notre exposition Cinquante ans de gravure sur bois chinoise.)

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Vendredi 12 juillet 2019, 15h, Musée d’Orsay. Gustave Courbet, L’Atelier du peintre, 1855, détail, les vêtements du modèle, les mains de l’enfant qui peint au sol.

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Vendredi 5 juillet 2019, 21h30, place de la Nation. La place de la Nation, transformée, va s’inaugurer dimanche. Hier sur Face Book, les regrets d’un donneur de leçons réduit aux vieilles cartes postales, qui n’a jamais approché les vraies les figures de Dalou et dénonce la destruction du bassin, « indispensable miroir ». La pièce d’eau a disparu au moment de la construction de la station du RER en dessous, il y a 50 ans. Et les bizarres crocodiles de bronze crachant en vain contre le Triomphe de la République, ajoutés en 1908, avaient été fondus sous l’occupation. On atteint plus facilement encore le monument car le creux qui l’entourait s’est effacé. Le jeune couple peut s’asseoir et partir par le smartphone rose. Le t-shirt porte le cœur rouge au regard hype de Comme des Garçons. De jeunes arbres derrière remplacent deux platanes bicentenaires abattus il y a un an pour réparer le métro. L’enseigne verte est l’une des trois pharmacies qui se font concurrence sur la place pour prétendre être toujours ouvertes. L’enseigne rouge, c’est la brasserie qui signe Le Dalou, désormais aveuglante en permanence par ses diodes. Les voitures sont un peu plus loin, un vélo longe des pelouses en tapis à l’arrosage robotisé. L’orange des immeubles haussmanniens donne la température, près de 40 degrés, la canicule contemporaine. Un supplément, Rousseau nous l’a dit, c’est ce qui s’ajoute mais aussi ce qui supplée, ce qui compense un manque.

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Samedi 15 juin 2019, 15h, Nice-Savoie. Achetées au marché d’Aix-les-Bains, elles viennent de la Drôme. Un tableau leur donne une façon de se présenter ensemble. Elles ont droit à Instagram et à Face Book, avec un certain succès.

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