Observation

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Lundi 22 juillet 2019, 12h, cimetière du Père Lachaise, Paris. Le monument du tombeau de Théodore Géricault a connu plusieurs états. Le peintre est mort à 32 ans, il est enterré en pleine terre sans aucune inscriptions jusqu’en 1841. C’est alors que le peintre et sculpteur néoclassique et plutôt officiel Antoine Etex tente d’organiser un concours pour un monument qu’il va finalement produire lui-même. Mais, en 1846, le marbre se détériore, le tombeau est déplacé à Rouen. Etex se voit contraint de faire une autre sculpture. En 1883, le fils que Géricault avait eu de sa tante Alexandrine, Georges-Hippolyte, meurt et laisse un testament qui demande et permet la réfection du monument initial, mais en bronze, surchargé des peintures en bas-reliefs et d’une balustrade. Le Radeau de La Méduse, de 1819, figure d’un Géricault « extrême en tout » (Delacroix), figure du romantisme mais aussi du réalisme, figure de l’agonie, connaît aujourd’hui, sur la tombe voisine, sa version minimaliste.

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Lundi 15 juillet 2019, 19h — 20h, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou. Exposition Préhistoire. Une énigme moderne, Galet gravé de traits obliques et perpendiculaires, abri de Laugerie-Basse, Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne, époque protomagdalénienne (vers — 22 000 à — 20 000 ans), découvert par Denis Peyrony, 1921-1935. Jean-Louis Chanéac, Architecture industrialisée poétisées + Architecture mégalithique, 1964-1965, dessin sur papier calque, Fond régional d’art contemporain Centre-Val de Loire.

Visite avec Maria Stavrinaki, 14 mn

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Vendredi 12 juillet 2019, 17h30, Musée d’Orsay. Wilfredo Lam, Femme nue, 1939, musée de Grenoble, exposition Le Modèle Noir de Géricault à Matisse. Une jeune fille dit à sa mère qui fut Wilfredo Lam : « Peintre cubain né d’un père chinois et d’une mère descendante d’esclaves, qui rencontre Picasso en 1938, etc. » Cette peinture a été achetée en 1981 alors que le musée de Grenoble est dirigé par Pierre Gaudibert (avec qui nous faisons, cette même année, l’exposition Frans Masereel, qui accompagne notre exposition Cinquante ans de gravure sur bois chinoise.)

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Samedi 15 juin 2019, 21h, Aix-les-Bains. Un tel beau ciel sur une Dent du chat imperturbable ne dit rien des tempêtes de grêle désastreuse qui viennent de se produire un peu plus à l’ouest.

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Jeudi 9 mai 2019, 18h, avenue Pierre Sémard, Bourges. Le nom dit que l’on va vers la gare. À Valence, dans mon enfance, j’avais su que l’avenue de la Gare avait pris, au lendemain de la guerre, le nom de Pierre Sémard. C’est là qu’il avait été, dès 1912, un syndicaliste cheminot devenant dirigeant de la CGT. Cela l’amènera à participer à la fondation de la SNCF en 1938. Condamné du fait de conflits internes au PCF comme à la suite de la dissolution de ce parti en septembre 1939, il sera emprisonné à Bourges en 1940 et 1941. En mai 1942, il sera fusillé comme otage par les occupants hitlériens. Derrière le mur dont le crépi tombe, des bâtiments historiques modernisés, mais comme à l’abandon, sont un hôpital de gérontologie, un EHPAD, un mouroir.

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Vendredi 12 avril 2019, midi, Musée Boijmans, Rotterdam. Entre les collections marquées par la peinture flamande et un Bauhaus attaché aux Pays-Bas, dans l’ambiance d’une cafétéria éphémère, le café des gobelets — atlas du gobelet — s’entoure de reflets, de taches, de textures, de nuances, de strates, d’ombres, d’échappées.

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Jeudi 4 avril 2019, 20h30, Forum des Halles, Paris 1er. De retour d’un intense jury à Saint-Denis, une halte pour changer d’air, une coïncidence colorimétrique — jaune ou orange —, dans le bleu du couchant.

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Samedi 9 mars 2019, 18h, rue des Marronniers, Paris 16e. Alors qu’une fête familiale cérémonielle nos amène là, par la ligne 9 et la station Muette, la plaque Rue des Marronniers nous évoque une lecture récente : c’est ici qu’a habité Claude Lévi-Strauss. L’enquête consiste d’abord à chercher des indices. Rien, alors, le terrain, c’est le Web. Madame Monique Lévi-Strauss vit au numéro 2, « dans un appartement où elle a vécu enfant puis, durant cinquante et un ans, avec le célèbre anthropologue, jusqu’à la mort de ce dernier » (Le Figaro). « C’est un vaste appartement bourgeois, au cinquième étage avec ascenseur, sis dans un groupe d’immeubles construits au début du siècle, en briques, légèrement en retrait de la rue.[…] En allant vivre rue des Marronniers, Claude Lévi-Strauss suit une règle classique de nombreuses tribus qu’il a étudiées : il est en résidence matrilocale [de la mère de l’épouse]. » (Emmanuelle Loyer, Lévi-Strauss, Flammarion). Il est dit que son bureau est à l’ouest, on voit sur une vidéo que la perspective depuis sa fenêtre indique qu’elle se trouve dans le coin coupé au-dessus de la porte d’entrée, etc. Un dialogue notoire s’affiche : « Il vous faut la diversité pour la comparaison qui amène à la généralisation ? — Je pense que la généralisation vient avant la comparaison et pas le contraire. Parce qu’alors sans cela, nous pratiquerions une méthode très étroitement inductive […], une expérience bien faite peut valoir une démonstration. »

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Jeudi 28 février 2019, 15h, Mucem, Marseille. L’exposition Georges Henri Rivière — commissariat : Germain Viatte et Marie-Charlotte Calafat — montre dans ses détails et sa complexité la vie de GHR, inventeur passionné du Musée des arts et traditions populaires. Cette bouillotte de lit, venue du Loir-et-Cher, de la période 1850-1900, en terre cuite émaillée et gravée, est un don de Georges Henri Rivière lui-même en 1938.

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Lundi 25 février 2019, 14h30, passage Turquetil, Paris 11e. Le soleil, jamais, n’avait brillé aussi bas. Soleil estival en plein hiver. Soleil d’hiver par temps d’été. Autrement dit, jamais les reflets du soleil dans les vitres n’ont été si hauts.

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