janvier 2019

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Jeudi 31 janvier 2019, 21h30, Bibliothèque nationale, rue Richelieu. La Nuit des idées porte ici sur la « figuration restitution des objets d’art non-occidentaux dans le monde ». Plus précisément, sur la question épineuse de de la restitution du patrimoine africain. J’entends dire qu’il « faudrait être plus souple sur la propriété et plus exigeant sur la narration ». Ici, l’image ajoute que le lieu d’existence n’est pas indifférent : la salle Labrouste (1868), rénovée pour être la  bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, voit projetée l’image d’une chefferie traditionnelle, lieu du patrimoine du Cameroun.

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Lundi 28 janvier 2019, 16h. Rue de Montreuil, Paris 11e. Ce n’est pas que la rue est sale. C’est que le plastique lui est destiné. « Atlas du gobelet » : on apprend que l’interdiction des gobelets non recyclables est reportée.

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Dimanche 27 janvier 2019, 22h30, 93bis. Ça débute hier, samedi, à 18h45, à l’entrée du café La Terrasse des Archives, à l’angle de la rue des Haudriettes et de la rue des Archives, Paris. La cigarette vient directement de Corée, une Esse, Special, slim, pour dames. Elle n’est pas finie. Elle va être éteinte et abandonnée au sol sous la banquette. Au moment de servir les trois verres, le garçon, jeune barbu soigné, demande où est le mégot, demande qu’il soit ramassé. Il va l’être pour se faire photographier ce soir.

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Mercredi 23 janvier 2018, 17h. Nous apprenons la mort de Jonas Mekas. Le 23 août 2017 à Cassel, c’était, dans la gare, sur des grilles, une exposition de Documenta 2017, avec en haut à droite, la photo Jonas Mekas, Myself, Kassel (1947). Un beau livre du grand diariste, en ligne, I Had Nowhere to Go : https://www.documenta14.de/en/south/39_i_had_nowhere_to_go

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Mercredi 16 janvier 2019, 18h, South Kensington, Londres. Après une journée entière à regarder des choses au V&A (South Kensington Museum jusqu’en 1899), difficulté à marcher encore. Nous irons dîner au restaurant polonais Daquise, comme plusieurs fois dans le passé. Avant, scotch d’anniversaire, à la terrasse chauffée sur la rue, ici piétonne, Exhibition Road.

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Mercredi 16 janvier 2019, 16h30, V&A, Londres. Les collections du Victoria & Albert Museum, qui se présente comme « The world’s leading museum of art and design », comportent 233 742 objets exposables dont 60 124 sont exposés. En 2015, le musée avait 2 278 183 pièces dans ses collections, 1 197 637 objets et œuvres d’art, 1 079 668 livres et imprimés. Les « Ceramics collections » sont « unrivalled anywhere in the world », situées dans six salles du 6e étage dont quatre intitulées « Ceramics Study Galleries ». Ici, un côté de l’une des quatre salles. Les réserves — 26 500 pièces  — sont visibles dans des vitrines, les chercheurs peuvent demander à les prendre en main pour les observer dans la « Ceramics Study Room ». Sur le site http://collections.vam.ac.uk la fonction « Search the Collections » annonce 1 210 407 références dont 770 457 figurées par une image. La céramique est montrée par 29 475 images.

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Mercredi 16 janvier 2019, 16h, Victoria & Albert Museum, Londres. L’extrémité des galeries de céramiques, la salle d’exposition, est occupée pour quelques mois par la marque Portmeirion. C’est le centenaire de Susan Williams-Ellis (1918-2007), sa fondatrice, qui permet de célébrer « une success story britannique, une compagnie qui a établi les tendances de l’industrie de la poterie depuis six dernières décennies et qui continue à prospérer, alors que nombre de ses célèbres rivaux établis de longue date n’ont pas réussi à survivre », comme l’indique la notice au mur. On a vu plus bas le duo crémier-sucrier de la série Totem : http://jlggb.net/blog6/2018/12/19/une-collection/. Qui l’a dans l’œil ne peut l’oublier. Son moule ici nous frappe. Ce pourrait être aussi le Botanic Garden, d’apparence plus sage mais dont la reprise décalée des traditions décoratives florales touche au plus près la substance d’une popularité. L’œuvre de Susan Williams-Ellis n’est pas du domaine du style, mais de celui, que l’on perçoit aujourd’hui comme postmoderne, du design d’un objet qui n’est autre que la compagnie elle-même.

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Mercredi 16 janvier 2019, 15h15, Victoria & Albert Museum, Londres. Staffordshire Potteries (Burslem ?), Marbled dish, 1720-1750. Entre 1680 et 1750, les potiers du Staffordshire emploient un mélange de terre et d’eau pour décorer les faïences. C’est ce qu’on nomme aujourd’hui engobe. Les motifs sont alors le produit direct d’un processus physique. La palette de couleurs provient de diverses substances contenues dans l’argile.

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Mercredi 16 janvier 2019, 13h25, Victoria & Albert Museum, Londres. Le cartel le dit : probablement à la demande de son mari le prince Albert (1819-1861), la jeune reine Victoria (1819-1901) est ici idéalisée, en contraste avec d’autres portraits d’elle, plus réalistes. Le buste de marbre, 1843, est de Johann Jacob Flatters (1786-1845), artiste allemand formé par Houdon et David aux Beaux-Arts de Paris. À l’arrière-plan, une version du portrait par Heinrich Van Angeli, 1885, dont une réplique fut offerte à la ville de Nice.

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Mercredi 16 janvier 2019, 11h45, V&A Museum, Londres. Au 6e étage, salle 139, l’une des Ceramics Study Rooms, étagère P, 2e rayon, groupe de figures, deux bergers amoureux, deux moutons, décor rococo. De Meissen, ca. 1765, modelée par Johann Joachim.
http://collections.vam.ac.uk/item/O1155550/figure-group-kandler-johann-joachim/
Mai 2014, Hambourg : http://jlggb.net/blog4/?p=1163

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