Depuis la gare de Shimbashi


Lundi 4 juillet 2011, 13h, Tokyo. Pour aller de Shimbashi — quittant l’hôtel Villa Fontaine de Shiodome — jusqu’à Yokohama — et descendre à Minato Mirai —, je prends le train rapide de la ligne JR Tokaido. Au fond, le Shiodome City Center. Voir février 2011 : https://jlggb.net/blog2/?p=4047. Tout ça a beaucoup bougé dans les tremblements de terre. Mais il paraît que, dans le métro comme dans le Shinkansen (train très rapide au futurisme de manga sans complexes), on ne sent rien.

À la recherche des tasses à soba de porcelaine Keizan





Lundi 4 juillet 2011, 11h30, Tokyo. Dans la liste des possibles points de vente de la porcelaine Keizan, je repère le Tadashi Hall Miyako, dans le quartier du métro Ningyocho, au nord est de Ginza, facilement accessible depuis Shinbashi. C’est toujours amusant de découvrir un quartier avec ce type de contrainte futile, même quand il fait très chaud, en profitant d’un trou dans l’emploi du temps. L’achat à Tokyo le 12 décembre 2007, de deux tasses à soba signées 渓山, Keizan (maison fondée le 6 février 1957 à Arita, préfecture de Saga, dans l’île de Kyushu), avait donné lieu au billet « Soba toi et moi » : http://jlggb.net/blog/?p=133. D’autres tasses à soba de la même origine avaient été trouvées du côté de Omote Sando en mai 2008. Depuis, je me suis persuadé que c’étaient les plus typiques d’une tradition de porcelaine modeste mais parfaite. Le magasin Kyogado est un grossiste qui n’expose que des échantillons. Mais on accepte gentiment de me vendre les trois tasses de mon choix. Peut-être à cause du manque de langue commune.

Le café Kaiseiken

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Lundi 4 juillet 2011, 11h07. Tokyo, quartier Ningyocho, Coffee Kaiseiken, since 1919, un vrai café où boire un café, à 11h, alors qu’il fait déjà très chaud. Repère sur la carte à droite (l’autre repère est celui du magasin de porcelaine du billet suivant). Adresse : 日本橋人形町1-17-9, Chuo-ku, Tokyo, Japan 1030013
Étonnant : cet établissement trouvé « par hasard » a une réputation dans les guides branchés. Et on a ici une vue panoramique qui en dit beaucoup plus long que ma photo : http://panolooks360.net/miyamoto_facebook/kaiseiken/k.html

Un indice




Lundi 4 juillet 2011, 8h. En février dernier, Hajime avait négocié les prix au Royal Park Shiodome Tower de Tokyo. Cette fois, c’est un plus modeste hôtel — bien qu’il soit d’une construction assez grandiose — le Villa Fontaine, dans le même ensemble de tours de Shiodome. On a eu des récits et des films étonnants du 11 mars et après où les tours vacillaient. Seul indice de la crise, chambre 325 : la recommandation de fixer le thermostat à 28 degrés, pas plus bas.

Un arbuste en fleurs au coin de la rue



Dimanche 3 juillet 2011, 17h42, Tokyo, sortant du MOT (Museum of Contemporary Art Tokyo, l’exposition de Kohei Nawa, Synthesis), sur Mitsume Dori, je remarque une jolie plante dont la feuille évoque la menthe. Je la retrouve sous Google Street View. Non loin de là, le lieu de deux prélèvements de crassula (14 décembre 2007, 3 juillet 2011).

Note du 23 juillet 2011 : cette plante est un lantana, je l’ai vue sur le quai de la Mégisserie à Paris trois semaines plus tard : https://jlggb.net/blog2/?p=6552.

Rituel de l’occupation




Dimanche 3 juillet 2011, 12h16, Tokyo. Visite rituelle — mais non préméditée — à la papeterie Itoya, à Ginza, pour vérifier le fonctionnement de l’inscription lumineuse OCCUPIED, qui nous intéresse depuis 1995, à l’origine de la rubrique occupation de ce blog. Le petit salon de thé du 9e étage est décidément un endroit pour jeunes femmes seules (voir : http://jlggb.net/blog/?p=86). Cette fois, montrons un peu autre chose : l’escalier, les achats, les meilleurs crayons , de la marque Tombow, classiques et écologiques.

Dix ans après




En 2001, j’avais acheté, dans l’un des plus beaux magasins de céramiques du quartier de Kiyomizu, une tasse à soba de belle qualité. En porcelaine blanche et bleue, ornée de filets verticaux peints à la main, elle portait une signature où je reconnaissais le mot Chine. Ce samedi 2 juillet, vers 11h, je retrouve cet endroit et repère tout de suite quelques tasses portant la même marque. La directrice de la galerie m’explique que Kasho Morioka (森岡嘉祥), maître potier, troisième du nom (né en 1937), est mort il y a quelques années, mais qu’il reste des porcelaines produites dans l’atelier qu’il avait ouvert en 1995 à Jingdezhen, en Chine. Il avait eu le projet de se rapprocher encore de la tradition de la porcelaine blanche et bleue. Jingdezhen, province de Jiangsu, est en effet la capitale historique — on parle de plus de 1700 ans — de la porcelaine en Chine. Ici apparaît Mme Hana Morioka, qui me parle en français. C’est l’une des filles de Kasho Morioka, elle a vécu en France, à Nimes en particulier, pour étudier la bijouterie (elle avait étudié la céramique à Kyoto). Le hasard a donc fait que la tasse qui m’avait plu il y a dix ans relie la Chine et la France et qu’elle soit d’un maître largement connu dans le monde. Maintenant, j’en ai une deuxième, que je trouve très bien aussi.

Voir 2023 : https://jlggb.net/blog8/2023/11/09/sometsuke-soba-choko/


Kasho Morioka devant son four en août 2005 (photo © André Defossez : voir ici).

Un arbre gigantesque



Samedi 2 juillet 2011, 10h10, Kyoto, sur le chemin des temples de la montagne de l’est, devant l’enceinte du temple Shoren-in, un arbre gigantesque, qui reste à identifier.
— 16 juillet, deux semaines après : il y a au moins trois très grands arbres devant le temple, il s’agit de camphriers. Il est dit qu’ils ont plus de 700 ans. Celui-ci est le plus éloigné de l’entrée, vers le sud, sur la rue Jingu Michi. Coordonnées : @35.007038, 135.782576.
Voir 12 ans plus tard : http://jlggb.net/blog8/2023/11/09/3527/


Une feuille du camphrier prélevée le 2 juillet à Kyoto et photographiée à Paris le 16 juillet 2011.