Back to Zero, 135


Jeudi 18 mars 2010, 19h30 (Nuit des Bains), vernissage de Christian Robert-Tissot (1960, Genève), Back to Zero, galerie Evergreene, 7 rue du Vieux-Billard, Genève. Voir « Au Magasin » : http://jlggb.net/blog/?p=6564.


Jeudi 18 mars 2010, 20h30, Mamco, Genève, Marcia Hafif, (1929, Californie), 135, 1967. Voir le site du Mamco : http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/H/hafif.html

Humeurs computées



Samedi 13 mars 2010, vers 18h, Le Laboratoire, 4 rue du Bouloi, Paris 1er, exposition L’architecture des humeurs (architectes de l’agence R&Sie(n) associés à un collectif de 10 scientifiques : mathématicien, programmeurs, architectes, designer robotique). « Une approche computationnelle établie sur des données biologiques et physiologiques collectées sur les visiteurs, qui permettrait de concevoir lieux d’habitation et fragments urbains imaginés selon un protocole d’organisation relationnel. »

Les Perspecteurs



Vendredi 5 mars 2010, 17h, galerie de l’École supérieure d’art du Havre : première française de l’installation vidéo-interactive Les Perspecteurs, créée à Sienne, Palazzo delle Papesse, sur l’invitation de Emanuele Quinz, en octobre 2004.


Le titre Les Perspecteurs est emprunté à la gravure d’Abraham Bosse traitant de la méthode de Girard Desargues, Paris 1647-48. Cliché Bibliothèque nationale de France.

Ko Siulan


Ko Siulan. Dimanche 14 février, vers 15h, École des beaux-arts, quai Malaquais, Paris. Suite de l’article précédent, « Censure aux Beaux-Arts (ou l’ordre des mots) ». L’artiste, comme d’autres le font aussi, est venue photographier ses bannières réinstallées depuis la veille.


Censure aux Beaux-Arts (ou l’ordre des mots)


Vendredi 12 février 2010, 18h 15, hall de la galerie de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris. Siu Lan Ko, artiste chinoise invitée de l’exposition Le week-end de sept jours, a vu son œuvre retirée de la façade de l’école. À l’heure du vernissage, elle est interviewée par des radios et télévisions, comme par de nombreux visiteurs.


Détail du catalogue Le week-end de sept jours, éditions Beaux-Arts de Paris. L’œuvre de Siu Lan Ko consiste en deux banderoles recto-verso où sont inscrits les mots : gagner, moins, plus, travailler.
Le site de Siu Lan Ko : http://www.kosiulan.net/


Siu Lan Ko, Sign, 2008, projet en cours
Note, dimanche 14 février 2010  : En chinois, le nom de l’artiste est ???, Ko Siu Lan (nom de famille devant le prénom). Mais , dans le contexte occidental, elle semble adopter Siu Lan Ko, comme le catalogue, qui emploie malgré tout aussi Ko Siu Lan, et Siulan Ko (le prénom étant rassemblé, comme c’est aussi la pratique de la transcription pinyin). À ce propos, en pinyin, le nom ??? s’écrit : G?o Xi?olán.
Cherchant récemment les ouvrages consacrés à Ai Weiwei — voir : http://jlggb.net/blog/?p=5998 —, dans l’une des plus grandes librairies d’art du monde, Walther König à Berlin, je les ai trouvés pour une part à la lettre A, pour l’autre à la lettre W.
Citation : « Certains médias, dont des bien en vu, en sont à ignorer qu’en Asie, le nom de famille se place en premier devant le prénom. » Anne Cheng, 11 décembre 2008, Leçon inaugurale du Collège de France.
Maintenant que les choses rentrent d’en l’ordre (le ministre de la culture ayant eu des mots en faveur d’un ré-accrochage de l’œuvre sur la façade des Beaux-Arts), on peut s’attacher à l’ordre des mots (et aux mots d’ordre ?) et des caractères, s’inspirant en cela de l’œuvre elle-même : « travailler moins pour gagner plus », par exemple.

Deuxième note : dans le buzz provoqué ces derniers jours par l’affaire, il y a beaucoup de propos haineux contre la Chine, les Chinois, et contre l’art contemporain. Je relève une chose : on s’offusque qu’une Chinoise donne des leçons de démocratie et de liberté. On dit aussi qu’elle n’est pas chinoise, étant de Hong Kong. Il y a certes une différence entre Pékin et Hong Kong, mais Hong Kong, avec un statut particulier, est rattachée à la Chine depuis 1997. Ko Siulan est née à Xiamen, province du Fujian, elle réside aussi à Pékin.

Neues Museum





Lundi 8 février 2010, vers 11h, Neues Museum, Berlin, très récemment ouvert (16 octobre 2009) après sa reconstruction, 10 ans de travaux succédant à l’abandon du musée en ruines depuis 1945.

Légendes :
Figure assise de Dersenedj et de sa femme Nefretka, Égypte, Ancien Empire, 5e dynastie, vers 2400 avt JC, granit rose.
Mains provenant d’une statue de groupe de Akhénaton et Néfertiti, Nouvel Empire, 18e dynastie, Amarna, vers 1350 avt JC, quartzite.
La salle supérieure (Roter Saal) où est conservée la collection d’étude (Studiensammlung) dans ses anciennes vitrines.
L’un des ascenseurs.
« La réfection du Nouveau Musée est confiée au Britannique David Chipperfield. Son concept – maintien de ce qui a pu être conservé des éléments d’origine, intégrés dans le béton du neuf – est dans un premier temps largement controversé. Le résultat est pourtant saisissant. Le bâtiment est un insolite mélange de brique et de béton, de mosaïques, de peintures et de bois. »
« Au total, 9 000 pièces sont exposées sur les 8 000 mètres carrés d’exposition du Nouveau Musée. « Il faut savoir que nous possédons au total 80 000 pièces dans nos coffres et dépôts ! », précise Friederike Seyfried, la directrice de la collection égyptienne. »
RFI, 16 octobre 2009.
Site :
http://www.neues-museum.de/
Visite virtuelle et commentaires de l’architecte :
http://www.neues-museum.de/nm/index.html?r=vestibuel

Pas digital


Dimanche 7 février 2010, 12h45, Haus der Kulturen der Welt, Berlin, Transmediale 10, exposition Future Obscura, installation White Noise de Zilvinas Kempinas (Lituanie, 1969), 2007. Pour retenir une image de la manifestation rituellement dédiée, depuis 20 ans, aux arts et cultures du numérique. On peut croire à un écran, il s’agit d’une très grande fenêtre tendue de bandes magnétiques agitées par des ventilateurs. La pièce se veut une mise en perspective de l’obsolescence du support vidéo, un retour paradoxal à la matérialité ordinaire, au delà de la dualité analogique-numérique.

Du même artiste, on a vu à Venise en 2009 l’installation Tube à la Scuola Grande di Santa Maria della Misericordia.

Wozu



Dimanche 7 février 2010, 12h. Tadashi Kawamata, à l’invitation de la Haus der Kulturen der Welt, au Tiergarten à Berlin, a construit à l’automne 2009 une quinzaine de cabanes dans les arbres. Intéressant de le voir fidèle à sa manière d’assembler « inutilement » des planches quelque part. Le site de la HKW dit : « jusqu’au 31 janvier », mais la neige prolonge l’« exposition ».
« Wozu Dichter in dürftiger Zeit. » Hölderlin, Brod und Wein

Dieter Rams




Vendredi 5 février 2010, 11h, Design Museum, Londres, exposition Less and More : The Design Ethos of Dieter Rams. Parmi de nombreux objets magnifiques, la plupart produits par la société Braun, deux appareils emblématiques d’une époque : le tourne disque Braun PC 3 SV, 1959 et le projecteur de diapositives Braun D10, 1962.

Document pdf : télécharger.

Dieter Rams

Le livre :
Less and More. The Design Ethos of Dieter Rams
Klaus Klemp, Keiko Ueki-Polet, éd.
German/English
Janvier 2010, 49,90 €, 19 × 23 cm, 808 pages en étui
ISBN: 978-3-89955-277-5

La sortie des usines


Jeudi 4 février 2010, vers 20h, centre d’art contemporain Raven Row, 56 Artillery Lane, Londres. Exposition Against What ? Against Whom ? de Harun Farocki (toutes les pièces d’un vieil immeuble occupées par des projections de films), installation Arbeiter verlassen die Fabrik in elf Jahrzehnten / Workers Leaving the Factory in Eleven Decades, 2006 : 12 moniteurs avec 12 boucles d’extraits de films, dont La sortie des usines Lumière, 1895; Le Désert rouge, 1966; La reprise du travail aux usines Wonder, 1968. Un plan fascinant du film de Slatan Dudow, Destins de femmes (Frauenschicksale), 1951.

Voir le site de Harun Farocki : http://www.farocki-film.de/
Voir sur jlggbblog vol. 1 : « Le démon de l’analogie », 7 avril 2009.
Sur jlggbblog2 : Serious Game, https://jlggb.net/blog2/?p=5263

Affiche de Raven Row. Design : John Morgan studio

Note : On voit à Londres un artiste berlinois et, deux jours plus tard, un artiste londonien à Berlin (Tom Phillips).