Quinze rouleaux d’argent


Mercredi 13 février 2019, 21h, 93bis. Le 13 février 1969, au théâtre de La Chaux de Fonds, avait lieu la première de Quinze rouleaux d’argent. Cette pièce adaptée d’un opéra classique chinois par l’auteur allemand Günther Weisenborn, était montée par le Théâtre Populaire Romand, de La Chaux de Fonds, dans une mise en scène de Gaston Jung et avec une scénographie de Jean-Louis Boucher. Photographe attaché pour l’occasion à cette troupe, je contribuais à la scénographie (et à l’image de ce livre) en apportant quelques connaissances de la culture visuelle chinoise. Note : Raymond Cloutier, qui figure ici, a fait une grande carrière de comédien et directeur du conservatoire à Montréal.

South Kensington


Mercredi 16 janvier 2019, 18h, South Kensington, Londres. Après une journée entière à regarder des choses au V&A (South Kensington Museum jusqu’en 1899), difficulté à marcher encore. Nous irons dîner au restaurant polonais Daquise, comme plusieurs fois dans le passé. Avant, scotch d’anniversaire, à la terrasse chauffée sur la rue, ici piétonne, Exhibition Road.

The Ceramics Study Galleries


Mercredi 16 janvier 2019, 16h30, V&A, Londres. Les collections du Victoria & Albert Museum, qui se présente comme « The world’s leading museum of art and design », comportent 233 742 objets exposables dont 60 124 sont exposés. En 2015, le musée avait 2 278 183 pièces dans ses collections, 1 197 637 objets et œuvres d’art, 1 079 668 livres et imprimés. Les « Ceramics collections » sont « unrivalled anywhere in the world », situées dans six salles du 6e étage dont quatre intitulées « Ceramics Study Galleries ». Ici, un côté de l’une des quatre salles. Les réserves — 26 500 pièces  — sont visibles dans des vitrines, les chercheurs peuvent demander à les prendre en main pour les observer dans la « Ceramics Study Room ». Sur le site http://collections.vam.ac.uk la fonction « Search the Collections » annonce 1 210 407 références dont 770 457 figurées par une image. La céramique est montrée par 29 475 images.

À l’enseigne


Mardi 15 janvier 2019, 13h30, Guilford street, Russel Square, Londres. Il y a peut-être 25 ans, nous avions logé dans l’hôtel Celtic, très modeste, mais bien placé, comme on dit. L’enseigne plusieurs fois repeinte a attiré à plusieurs reprises notre attention et nos souvenirs. Aujourd’hui de nouveau, avec cette jonction tellement parlante entre des briques rangées faisant support et une typographie « gothic » réclamant une surface blanche et lisse.

Feuilles et feuilles




Mercredi 14 novembre, 15h, Fondation Martin Bodmer, Cologny, Genève. L’exposition Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés, organisée par le Mamco, montre les objets passionnants, émouvants, précieux, que sont des manuscrits, des livres tracés et montés à la main, historiques et contemporains. Descendant les escaliers, le premier est Rousseau, son écriture que nous avons tellement fréquentée, au point de tenir en nos mains étonnées des lettres, des partitions, ses notes sur cartes à jouer. Le cahier le plus surprenant sera celui de Constance Schwartzlin-Berberat, de 1901-1909, conservé au Psychiatrie Museum Bern. De Yann Sérandour, Sans titre, 2006, est un cahier imprimé par Clairefontaine, à partir de lignes tracées à la main par des élèves de neuf à dix ans en décalquant celles du Clairefontaine où ils apprennent à écrire. Au-dessus des trésors de feuilles manuscrites qui fondent la Fondation Martin Bodmer, un ginkgo distribue ses feuilles jaunes d’or, comme les ginkgos le font depuis 270 000 000 d’années.

L’ancienne usine


Vendredi 2 novembre 2018, 17h45, Paris 4e. Sous cette lumière et sous ce ciel, je la vois différemment et je me dis que je l’ai vue se construire de 1971 à 1976 et s’ouvrir en 1977, que j’y suis venu souvent pour assister à des choses et pour des rendez-vous, que j’y ai travaillé : 1979 ; 1982 ; 1983-1985 ; 1990 ; 1991-1996 ; 2001 ; 2015.

Son portrait


Lundi 17 septembre 2018, 01h, 93bis. Le 17 septembre est son anniversaire. Au tout début de l’année 1961, nous faisons en famille une promenade depuis Valence, dans le Vercors, au-dessus de Léoncel, en direction du Col de la Bataille, dans la forêt de l’Echaillon. Elle écoute un oiseau et reste car elle sait que je fais d’elle un portrait. Lorsque cette photo fut développée et agrandie, je fus heureux de sa réussite et elle me resta en mémoire comme un commencement conforté par ma mère. J’inaugurais un appareil photo qui marquait ma volonté d’être photographe, un 24×36 reflex à objectif interchangeable, Ihagee Exa II, fabriqué à Dresde, acheté avec ce que j’avais gagné en travaillant deux années de suite pendant les vacances dans le laboratoire de Michel Sarles. Voir « Fragment autobiographique n°1 » http://jlggb.net/blog4/?p=455