
Samedi 21 mai 2011, 9h30. De ma fenêtre, une petite fenêtre carrée avec des barreaux. Pas un horizon, un petit pan de lumière à travers les murs.
Unanimité
Portraits japonais

Mercredi 19 mai 2011, 19h30-21h, impasse de la Défense (Avenue de Clichy), Paris 18e. Pré-vernissage au BAL de l’exposition Tokyo-e, trois photographes japonais, Yukichi Watabe, Yutaka Takanashi, Keizo Kitajima. De ce denier, une série étonnante de portraits (exécutés probablement sans cadrage visuel, « caméra à la hanche »), qui font écho pour moi aux meilleures photographies de Walker Evans, mais certainement plus violentes. Des « zombies » tels qu’un Japonais marqué par l’après-guerre peut les avoir repérés — au delà de toute recherche d’identité, et donc aux antipodes d’un August Sander — dans le Berlin des années 80.
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Keizo Kitajima (北島 敬三), Septembre 1983 Berlin Est; Mars 1984 Budapest; Septembre 1983 Berlin. Photos reproduites dans l’exposition et légèrement recadrées. (dr)
Services secrets

Dimanche 15 mai 2011, 19h30, à l’angle de l’Avenue Gambetta et de la Rue des Tourelles, Paris 20e, près de la porte des Lilas et de la piscine des Tourelles ou Stade Nautique Georges Vallerey. En passant, on vérifie que l’on peut photographier librement « La Piscine » — Direction générale de la sécurité extérieure, DGSE, Centre administratif des Tourelles —, ses antennes et ses caméras de surveillance. Mais ce qui se trame dans le champ, entre BMW à l’arrêt avec warnings, Mini Cooper, Renault Scenic, scooter et téléphone portable, reste parfaitement opaque, comme il se doit, car la photographie a ses limites — et c’est bien pourquoi on peut photographier librement.
Contreplaqué mince découpé et peint

Dimanche 15 mai 2011, 19h. À l’angle de la Rue de Belleville et de la Rue du Soleil, Paris, 20e. À verser à la typologie des enseignes en Cooper Black : les laveries. Un bel exemple ici, techniquement très simple : contreplaqué mince découpé et peint, cloué et collé.
Voir le dossier « Cooper Black ».
Dans la nuit des musées
Des Dogon

Samedi 14 mai 2011, 21h30, musée du quai Branly, exposition Dogon. Figure féminine, Falaise sud, XVe-XVIIe, bois dur patiné, collection Laura et James Ross, New York; Figure féminine tenant une pipe, 1750-1800, bois, New york, collection particulière; Figure féminine assise tenant une calebasse, falaise sud, XXe siècle et antérieur, bois patiné, fer, The Menil Collection, Houston.

Samedi 14 mai 2011, 21h40, musée du quai Branly. Peinture rupestre, fragment de l’auvent de Songo, avant 1931, Mission Dakar-Djibouti, 1931-1933, pigments, pierre, collection du musée du quai Branly.
L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique. Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire. Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’oeuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique. (Site du musée)
Remarque : La Nuit des musées a attiré 11 000 personnes au quai Branly ce samedi 14 mai 2011.
Éloge du parasite et du sauvage


Samedi 14 mai 2011, 20h30, musée du quai Branly. Le jardin, dessiné par Gilles Clément (tout de même pas mal cet ensemble avec Jean Nouvel), a un écho au moins du côté du Jardin de Julie (de La Nouvelle Héloïse) de Rousseau : l’éloge des plantes « parasites » des arbres, chèvrefeuilles pour Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse, quatrième partie, lettre XI), églantines pour Gilles Clément (plantation systématique sous chaque arbre dans ce jardin).
Un hôtel près de la Tour Eiffel


Samedi 14 mai 2011, 19h, Hotel Pullman Paris Tour Eiffel, 18 Avenue de Suffren, Paris 15e. Ce n’est pas tous les jours qu’on photographie la Tour Eiffel.
Idéalement situé sur la rive gauche de Paris, à quelques pas de la Tour Eiffel, le Pullman Paris Tour Eiffel combine harmonieusement voyage d’affaires et séjour d’agrément haut de gamme. Dès l’accueil attentif et personnalisé, tout est mis en oeuvre pour offrir à chaque hôte bien-être, convivialité et connectivité, dans un cadre raffiné. Avec le wifi généralisé et 1300 m2 dédiés, l’hôtel dispose des équipements essentiels au parfait déroulement de vos réunions, séminaires ou conférences. (Site de l’hôtel)
Un seul objet, une seule forme, une seule couleur





Samedi 14 mai 2011, 16h-17h, Grand Palais, Paris. Anish Kapoor, Leviathan, pour Monumenta, 4e édition, 2011. On est dans la matrice, et parfois le soleil se cache. Puis on en sort pour se trouver dans le Grand Palais envahi par une forme gonflée, tendue et gigantesque. Anish Kapoor dit : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ».
Anish Kapoor a décidé de dédier son œuvre à l’artiste chinois Ai Weiwei, détenu au secret en Chine, jugeant « inacceptables » son arrestation et sa disparition. Il ne le connaît pas personnellement mais estime qu’il a un devoir de solidarité avec son collègue chinois.
Voir « Liberté pour Ai Weiwei » : https://jlggb.net/blog2/?p=4770

