Bilans


Mardi 14 juin 2011, 13h, Université Paris 8, Saint-Denis, UFR d’Arts. Vue en passant dans les couloirs du bâtiment A, au rez-de-chaussée. La salle n’a pas de fenêtres. S’y tiennent aujourd’hui des bilans, avec des étudiants et des moniteurs.

Détail.

Déraisonnable


Lundi 14 juin 2011, 23h, Hôpital Esquirol, Saint-Maurice : mission nocturne sous la pluie pour corriger un oubli. Le bâtiment fut considéré à sa construction comme un « un temple de la raison » ou bien comme « une folie archéologique ». La chapelle néo-classique est du même architecte — Jacques Émile Gilbert — que l’ensemble de l’hôpital, reconstruit en 1838.

Printemps Nation



Samedi 11 juin 2011, 17h, magasin Printemps Nation, cours de Vincennes, Paris 20e. Cet bel escalier large et courbe, avec son revêtement de petits carreaux de verre est ce qui reste du bâtiment, exemple de modernité, tel qu’il apparaît, « building flambant neuf » (voir Elle, ci-dessous), dans le film de Jean-Luc Godard, Une Femme mariée, tourné au printemps 1964.
Par cet escalier, on accédait, il y a une vingtaine d’années, un sous-sol dédié à l’alimentation (Inno). Il est question de transformer ce grand magasin en immeuble de bureaux.


Jean-Luc Godard, Une Femme mariée, 1964. Macha Méril. Image : Raoul Coutard.


Des archives. Détail des pages 28 et 29 du magazine Elle, numéro du 24 juillet 1964. « Jean-Luc Godard s’attaque à la femme mariée », par Marlyse Schaeffer.

Néon littéral


Samedi 11 juin 2011, 12h40, Boulevard Voltaire, face à l’église Saint Ambroise, Paris 11e. La littéralité — « c’est écrit dessus » — gagne à s’inscrire en néon rouge. On a en collecté d’autres exemples : https://jlggb.net/blog2/?p=4330 et https://jlggb.net/blog2/?p=1904.

CITATION
La forme la plus haute de l’expression artistique est du côté de la littéralité, c’est-à-dire en définitive d’une certaine algèbre : il faut que toute forme tende à l’abstraction, ce qui, on le sait, n’est nullement contraire à la sensualité.
Roland Barthes, Mythologies, p. 169.

16 (2)


Samedi 11 juin 2011, 12h30, numéro 16 de la rue Pasteur, Paris 11e. On parlait de les collectionner (les numéros 16 ayant une certaine qualité typographique). Ainsi, le 19 mars 2010 à Genève : https://jlggb.net/blog2/?p=1532
Ici, le fond de travertin (?) et les chiffres de bronze découpés en biseau sont en parfaite cohérence, référencés au chic de la fin des années 30, début des années 40 : un caractère dans l’esprit du Peignot Bold. Voir : « INOP (+TNP) » http://jlggb.net/blog/?p=311.
Il est amusant de souligner que, d’après le billet suivant, la rue Pasteur est un haut lieu du tag. D’ailleurs, qui est ce Pasteur pour avoir ici une petite rue ?

Le 16 rue Pasteur Paris 11e.

Paris Roulettes



Samedi 11 juin 2011, 12h20, 61 Avenue Parmentier, Paris 11e. Paris Roulettes est l’un de nos fournisseurs. Au moins pour ces roulettes en nylon à roulements à billes NMB England envisagées pour un petit charriot de travelling. L’enseigne permanente semble avoir été enlevée et remplacée (provisoirement ?) par ce calicot composé en Cooper Black. Paris Roulette est l’enseigne de la mobilité et à la mobilisation. Ce caractère est celui qui lui convient.

NOTE
La société NMB-Minebea a été fondée en 1951 à Tokyo. Elle est le premier fabricant au monde de roulements à billes miniatures avec une production mensuelle de 130 millions de pièces. Ses usines sont implantées en Asie (Singapour, Thaïlande, Chine, Japon), en Europe (Angleterre) et aux Etats-Unis.


Voir le dossier « Cooper Black »

Retoucherie


Samedi 11 juin 2011, 12h, 98 avenue Philippe Auguste, Paris 11e. Retoucheur en confection (le mot retoucherie n’est dans aucun « grand » dictionnaire de la langue française) ayant adopté le Cooper Black pour son enseigne. À verser au dossier.


Voir le dossier « Cooper Black »

Voile de béton


Vendredi 10 juin 2011, 13h30, Parc zoologique de Vincennes (fermé depuis le 30 novembre 2008), le Grand Rocher, vu depuis l’Avenue de Saint-Maurice, Paris 12e. Architecte : Charles Letrosne, construction entre 1932 et 1934, 65 m de haut, comporte trois terrasses pour les visiteurs, structure de béton armé et voile de béton projeté (moins de 5 cm d’épaisseur). On n’y a vu longtemps qu’un décor, une imitation de rocher dans la tradition des « rocailleurs » du XIXe siècle. On devrait y reconnaître aujourd’hui une tour à l’enveloppe complexe, une architecture prémonitoire de celles qui relèvent de la modélisation numérique et de la construction pilotée par ordinateur. Menacé de destruction pour l’essentiel, l’ensemble de « rochers » du zoo fait l’objet d’une pétition lancée par l’architecte François Roche et son groupe R&Sie(n) — qui, précisément, imagine une architecture générée par prototypeuse numérique : http://www.new-territories.com/ZOO/ et http://www.new-territories.com/ZOO/?page_id=431


L’intérieur du Grand Rocher. Photo Stéphane Degoutin.
Consulter : http://www.nogoland.com/wordpress/2009/09/fausses-montagnes/ et http://lostincreteil.com/