Des Dogon


Samedi 14 mai 2011, 21h30, musée du quai Branly, exposition Dogon. Figure féminine, Falaise sud, XVe-XVIIe, bois dur patiné, collection Laura et James Ross, New York; Figure féminine tenant une pipe, 1750-1800, bois, New york, collection particulière; Figure féminine assise tenant une calebasse, falaise sud, XXe siècle et antérieur, bois patiné, fer, The Menil Collection, Houston.


Samedi 14 mai 2011, 21h40, musée du quai Branly. Peinture rupestre, fragment de l’auvent de Songo, avant 1931, Mission Dakar-Djibouti, 1931-1933, pigments, pierre, collection du musée du quai Branly.

L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique. Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire. Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’oeuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique. (Site du musée)
Remarque : La Nuit des musées a attiré 11 000 personnes au quai Branly ce samedi 14 mai 2011.

Éloge du parasite et du sauvage



Samedi 14 mai 2011, 20h30, musée du quai Branly. Le jardin, dessiné par Gilles Clément (tout de même pas mal cet ensemble avec Jean Nouvel), a un écho au moins du côté du Jardin de Julie (de La Nouvelle Héloïse) de Rousseau : l’éloge des plantes « parasites » des arbres, chèvrefeuilles pour Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse, quatrième partie, lettre XI), églantines pour Gilles Clément (plantation systématique sous chaque arbre dans ce jardin).

Un hôtel près de la Tour Eiffel



Samedi 14 mai 2011, 19h, Hotel Pullman Paris Tour Eiffel, 18 Avenue de Suffren, Paris 15e. Ce n’est pas tous les jours qu’on photographie la Tour Eiffel.

Idéalement situé sur la rive gauche de Paris, à quelques pas de la Tour Eiffel, le Pullman Paris Tour Eiffel combine harmonieusement voyage d’affaires et séjour d’agrément haut de gamme. Dès l’accueil attentif et personnalisé, tout est mis en oeuvre pour offrir à chaque hôte bien-être, convivialité et connectivité, dans un cadre raffiné. Avec le wifi généralisé et 1300 m2 dédiés, l’hôtel dispose des équipements essentiels au parfait déroulement de vos réunions, séminaires ou conférences. (Site de l’hôtel)

Un seul objet, une seule forme, une seule couleur






Samedi 14 mai 2011, 16h-17h, Grand Palais, Paris. Anish Kapoor, Leviathan, pour Monumenta, 4e édition, 2011. On est dans la matrice, et parfois le soleil se cache. Puis on en sort pour se trouver dans le Grand Palais envahi par une forme gonflée, tendue et gigantesque. Anish Kapoor dit : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ».

Anish Kapoor a décidé de dédier son œuvre à l’artiste chinois Ai Weiwei, détenu au secret en Chine, jugeant « inacceptables » son arrestation et sa disparition. Il ne le connaît pas personnellement mais estime qu’il a un devoir de solidarité avec son collègue chinois.
Voir « Liberté pour Ai Weiwei » : https://jlggb.net/blog2/?p=4770

Changer la vie (Vie des objets. Ch. 16)


Jeudi 12 mai 2011. « Changer la vie », c’était un slogan d’il y a 30 ans. Puis il y a eu « la fin des grands récits ». Depuis quelques semaines, la bouteille de lait de Monoprix Bio a changé : le bouchon se visse et se dévisse sans se bloquer ni se mettre en travers. Pour un geste que l’on répète chaque matin, ça change la vie.
— Incidemment : on a pu croire qu’ouvrir le frigo la nuit pour boire du lait directement à la bouteille, c’était la liberté. Puis on a appris que le lait, ce n’était pas si bon que ça pour la santé.
— Ceci est le 401e article de jlggbblog2.


Rebel Without a Cause (La Fureur de vivre), Nicholas Ray, 1955.

Serious Game


Mardi 10 mai 2011, 18h30-20h30, Ensad, Amphi Rodin, Paris 5e. Séminaire avec Harun Farocki (et C.B. et J.L.B.) sur la série de films-installation Serious Game, 2009-2010.
Lien : http://www.farocki-film.de . DVD à paraître : http://www.survivance.net/document/3/57/Images-du-monde-et-inscription-de-la-guerre
Voir, « La sortie des usines », Londres 4 février 2010, https://jlggb.net/blog2/?p=1105 et  Immersion au Jeu de Paume, 2009 : http://jlggb.net/blog/?p=2145

Manifestation de l’Appel contre La Nuit Sécuritaire


Mardi 10 mai 2011, devant le Sénat, Paris, 16h-19h, manifestation de l’Appel contre La Nuit Sécuritaire :

« Incroyable ! Nous apprenons ce jour que le projet de loi a été rejeté par la commission des affaires sociales du Sénat présidée par Mme Muguette Dini. Tous les articles concernant les « soins » sans consentement en ambulatoire ont été rejetés : le « NON » a été voté par les sénateurs centristes, les partis de gauche et plusieurs sénateurs UMP. L’avis de la C.N.C.D.H. (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) et du Contrôleur Général des Lieux de privation de liberté sont donc suivis d’effet. Le projet de loi est inacceptable et doit se limiter à ce qu’impose le Conseil Constitutionnel (intervention du juge après 15 jours). Aucune réforme ne peut se faire avant une grande concertation de l’ensemble des acteurs de la psychiatrie. »

Wie man das wenden kann, 1969


Lundi 9 mai 2011, 20h30, projection à la Femis, Paris 18e. Harun Farocki, Feu inextinguible, 1969, film sur la guerre du Vietnam où l’on ne voit pas directement la guerre mais, de façon théâtrale (et brechtienne), la fabrication du napalm. On note l’emploi, daté à l’extrême mais pertinent, du caractère Cooper Black (voir le dossier « Cooper Black »).