Captures


Mardi 15 mars 2011, 16h. Galerie La Tapisserie, 14 rue Petion, Paris 11e. Montage de l’installation C’est elle ! C’est bien elle ! pour l’exposition Captures (vernissage jeudi 17 mars). Étagère métallique Muji, ordinateur MacMini, écran Apple Cinema 23 pouces. Programme KeyNote, 3mn, copies d’écrans Google Street View, de billets du blog jlggbblog. Cette proposition est directement dérivée de deux billets de ce blog. Qu’est-ce qui me pousse à « retourner sur le lieu » du premier billet ? Comment de multiples références éparses trouvent alors un agencement.
« Signalétique », 5 décembre 2009 : https://jlggb.net/blog2/?p=51
« Signalétique : une suite qui fait peur », 6 décembre 2009 : https://jlggb.net/blog2/?p=101
L’épilogue fait référence à l’article : http://jlggb.net/blog/?p=316

Transcription du texte qui s’affiche dans le KeyNote :

C’est elle ! C’est bien elle !
Ceci est l’histoire d’une coïncidence troublante.

Premier jour
LE VOLTIGEUR
Samedi 5 décembre 2009, vers 17h.
Au bar Le Voltigeur, 45 rue Francs Bourgeois, Paris, 4e.
Parce qu’elle est en caractère Vendôme, son enseigne m’intéresse depuis longtemps.
Cette enseigne intérieure aussi, m’intéresse.
Ce café se trouve face au Centre culturel Suisse.
Endroit marqué, fin 2004, par l’intervention subversive de Thomas Hirschhorn (Swiss Swiss Democracy) avec un environnement de ruban adhésif brun que l’on nomme depuis « du hirschhorn ».
C’est ce que je note dans glggbblog2 le jour-même.
Mais surtout, peut-être, je me souviens avoir vu là,
à la terrasse, il y a des années, l’actrice Dominique Laffin, peu de temps avant sa mort.

Deuxième jour
RETOUR SUR LE LIEU
Dimanche 6 décembre 2009.
Pour compléter le billet d’hier, retour sur Street View avec cette fois l’adresse du Centre culturel suisse,
32 rue des Francs-Bourgeois, Paris, 3e.
Une vue du Centre sera utile pour démontrer le caractère « stratégique » du carrefour rue des Francs-Bourgeois – rue des Hospitalières Saint-Gervais.
On trouve à ce carrefour la silhouette d’un homme en noir qui, précisément, semble photographier l’entrée du Centre culturel (à moins qu’il téléphone).
Mais, venant vers lui, c’est une figure familière qui me saute aux yeux : voici donc ce qui m’a poussé à revenir sur ce lieu.
« C’est elle. C’est bien elle ! »
« Oui ! C’est L., c’est bien L. ! »
Le « photographe » et une autre personne à deux pas ont regardé l’étrange caméra multi-objectifs perchée sur la voiture Google, mais pas L.
Le plus surprenant : toute cette histoire était déjà dans la photographie Street View publiée la veille.

Épilogue
IDENTIFICATION DU JOUR
Voyant les chaussures que porte L., je me souviens de ce jour où elle était sortie en gardant ses chaussures d’intérieur.
C’était le samedi 24 mai 2008 vers midi. Il faisait chaud.
Elle allait vers Beaubourg où G., S. et moi avions une table ronde au Web Flash Festival, sur le « jouable ».


Reproduction du diaporama, cliquer ici : ELLE-CAPTURES puis cliquer sur l’image pour avancer.

François Morellet

Dimanche 13 mars 2011, 15h-16h, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou. Exposition François Morellet, « Réinstallations ».


Deux trames de tirets 0°-90° avec participation du spectateur, 1971.



La Joconde déformée, 1964. Projection d’une diapositive sur un rideau, ventilateur actionné par le spectateur.


Strip-teasing, 2009.


Géométree n°5, Arcs de cercles complémentaires, 1983


Neons by Accident, 2003.


No End Neon, 1990.


L’Avalanche, 1996.


Sobrino, De Vecchi, Stein, Boriani, Colombo, Morellet, Massironi, Le Parc, Mari, membres du GRAV, du Groupe T ou du Groupe N, devant la Maison de la culture de Grenoble, avril 1968, à l’occasion de l’exposition Cinétisme, Spectacle, Environnement, conçue par Frank Popper. (Collection JLggB)

Note : J’ai suivi l’œuvre de François Morellet depuis la rencontre à Grenoble en 1968 (dans le collectif GRAV, pour Cinétisme-Spectacle-Environnement). Je me suis beaucoup intéressé à ses « Geometrees » en 1985.


François Morellet, Geometree, Abbaye royale de Fontevraud, 1985-1986. (Collection JLggB)

À voir : sur Arte « L’art et la manière » consacré à François Morellet http://videos.arte.tv/fr/videos/l_art_la_maniere-3800794.html
_

Dossier « Cinétisme »

 

Din volumique


Samedi 12 mars 2011, 16h, 7 rue Saint Claude, Paris 3e, galerie Torri. Mathias Schweitzer, Din tower, 2011, papier Fredigoni limone 140g, hauteur : 210 cm.
http://www.galerietorri.com/artists/mathias-schweizer#

Note : Le format DIN (Deutsche Industrie Normen) est tel que le rapport longueur sur largeur reste le même lorsqu’on le coupe en deux. Autrement-dit, le rapport entre longueur et largeur est √2 = 1,414. Ici, il semble que les hauteurs soient elles aussi dans cette proportion.

Diagramme


Samedi 12 mars 2011, 15h30, 6 rue Saint Claude, Paris 3e, galerie Jousse Entreprise. Martin Le Chevallier, L’An 2008, film sur quatre écran. Détail du diagramme « Interactions des peuples et des crises », 2011. « Des personnages échangent leurs vues sur la mondialisation. Ils s’interpellent, s’accusent des maux qu’ils subissent et s’excusent pour les dommages qu’ils provoquent. »
http://www.jousse-entreprise.com/contemporary-art.php
www.martinlechevallier.net

Une assiette à deux couleurs d’émaux juxtaposées de Sori Yanagi


Vendredi 18 février 2011, 11h30, 93bis, Paris. Achetée au Musée Mingei (Mingeikan, 日本民芸館) à Tokyo le 10 février (Voir « Mingeikan » : https://jlggb.net/blog2/?p=4040), cette assiette fabriquée (à la main) à la poterie Nakai (qui existe depuis la période Edo, préfecture de Tottori, sur la côte nord du sud de l’île Honshu, Japon) fait partie d’une série conçue en 1956 par Yanagi Sori (柳宗理, né en 1915 à Tokyo). Un classique du renouveau du design japonais dans l’esprit Mingei défini par Soetsu Yanagi (1889-1961), fondateur du Mingeikan à Tokyo en 1936, père de Sori Yanagi. Au contraste des couleurs juxtaposées (et ici imbriquées), s’ajoute le contraste entre le vernissé et le mat. Sori Yanagi vise ainsi une forme moderne qui, si elle s’inscrit dans un style et une technique traditionnelles, s’accorde à un emploi occidental. L’esprit Mingei s’opposait à l’artisanat aristocratique et luxueux, repérait de beaux objets dans l’artisanat populaire et donnait en exemple des objets ordinaires, anonymes, utiles. Si Sori Yanagi l’applique à des objets industriels — qui n’échapperont pas au luxe, comme son tabouret Butterfly (1953) — on peut comprendre les politiques de Muji ou d’Uniqlo comme les versions actuelles du Mingei, avec un certain cynisme du marketing puisque les objets, réputés non signés, se découvrent de grandes signatures comme Mori, Fukasawa, Morrison, Grcic, Hecht, Mari, etc. (Jill Sander chez Uniqlo). L’exposition manifeste Super Normal de Jasper Morrison et Naoto Fukasawa en serait un autre avatar, plus explicitement engagé et l’opposition radicale d’un Enzo Mari au trop plein de design un autre encore. On sait que l’ouvrage-catalogue Super Normal se termine par le récit de la rencontre des deux auteurs avec Sori Yanagi, très âgé, assis sur la chaise Mariolina d’Enzo Mari commercialisée par Muji.


Photographié le dimanche 7 décembre 2008 dans l’exposition L’Esprit Mingei au Japon, Musée du quai Branly : à droite, plat avec émaux juxtaposés, Ushinoto, préfecture de Tottori, 20e siècle; série par Sori Yanagi, fonds du Mingeikan, Tokyo.


Sori Yanagi Sori avec sa carafe à saké produite à Nakai (photo des années 1990 ?). Ouvrage Yanagi Design, Sori Yanagi and Yanagi Design Institute, 2008.

Numéro spécial de Casa Brutus consacré à Sori Yanagi, 2008/10 (with an english sumary).


Voir, dans jlggbblog, le billet du 7 décembre 2008, « L’Esprit Mingei au Japon », exposition au Musée du quai Branly, Paris : http://jlggb.net/blog/?p=7056

Voir, dans jlggbblog, le billet du 10 juillet 2008 sur l’ouvrage Super Normal : http://jlggb.net/blog/?p=433

Umbrella, 2006. Product designer: Konstantin Grcic, (Muji).

Spectateurs


Vendredi 11 février 2011, 10h30-12h30. Tokyo, National Art Center, 14th Japan Media Arts Festival. Des spectateurs du film d’animation The Wonder Hospital de Beomsik Shimbe Shim (Corée).


Zach Lieberman, Evan Roth, James Powderly, Theo Watson, Chris Sugrue, Tony Tempt1, The Eyewriter, installation participative qui permet de tracer des lignes (des tags) avec le regard.