White


Lundi 16 août 2010, 16h. Rapportée il y a des années d’Angleterre (1995, du jardin de Great Dixter, East Sussex : http://www.greatdixter.co.uk/), cadeau de F. à L., la clématite Duchess of Edimburgh (George Jackman, England, 1874) a poussé cette année, à cause des travaux de la façade intérieure du 93bis, de l’autre côté de la cour. Elle est mêlée à l’hydrangea du voisin. Elle a eu peu de fleurs, mais celle-ci, beauté classique.

Lamelles couvre-objets


Vendredi 6 août 2010, 20h, à la faveur d’un rangement en profondeur, réapparaît cette boîte de très fines lamelles de verre « couvre-objets » — que l’on dispose sur la goutte placée sur la lame porte-objets sous l’objectif d’un microscope. Il en reste une quinzaine. Elles ont été achetées en 1958 chez un opticien qui se trouvait Place de la République à Valence (Drôme), au rez de chaussée du grand immeuble de l’hôtel de la Croix d’Or. Le microscope, acheté quant à lui la même année lors d’un premier voyage à Paris, est de la marque Optico, l’une des plus anciennes fabriques françaises d’instruments d’optique. Il existe encore et pourra être documenté ici un jour peut-être, de la même façon que le livre d’Henri Coupin, Ce qu’on peut voir avec un petit microscope. Des diatomées, des cellules végétales, des paramécies, des vorticelles et des spermatozoïdes furent ainsi observés. Mon goût, et une confiance un peu aveugle en l’observation, s’exerçait ainsi. Ce blog en est d’une certaine façon le prolongement.

La réparation (Vie des objets. Ch. 12)


Mercredi 28 juillet 2010, 23h30. Sur le bureau depuis plus de quatre ans, il vient de la boutique d’antiquités de la Petite Pagode de l’Oie sauvage de Xi’an (en Chine). Un pot de porcelaine ainsi cassé et réparé, avec ses agrafes de fer et ses cicatrices bien visibles, c’est ce qu’il fallait pour permettre de croire, non pas tant à une authenticité forcément opaque, mais tout simplement à une longue vie intéressante.

Enfants Trouvés


Mardi 27 juillet 2010, 13h30. Le square Trousseau est à la place des Enfants Trouvés. « En 1674, l’Hôpital-Général acquit les terrains situés entre les rues du Faubourg-Saint-Antoine, de Cotte, de Charenton et Traversière pour y édifier un hospice destinés aux enfants trouvés : on en abandonnait alors environ un millier chaque année à Paris. » (Plaque actuellement disposée à l’entrée du square). Cette photo est un repérage pour une éventuelle séquence de la série « Les Vigilambules » qui serait appuyée sur un texte où Rousseau parle de l’abandon de ses enfants.

Vue imprenable



Samedi 10 juillet 2010, 16h, café et belvédère de La Chambotte, au dessus du Lac du Bourget. Comme pour beaucoup d’endroits à Aix-les-Bains, il y a ici une légende attachée à la visite de « têtes couronnées » et de présidents, et en particulier à celle de la Reine Victoria (1887). Il n’y a pas si longtemps, on allait à La Chambotte boire un thé accompagné de scones. Fermé, réouvert, le café est menacé d’une rénovation qui pourrait être dommageable, si l’on voit le mobilier métallique remarquable (les tables, en particulier, d’un minimalisme absolu, fixées dans le ciment et au garde corps) ou encore la collection de chaises des salles-à-manger.


La pancarte et le dépliant parlent d’une « vue imprenable ». Faut-il entendre la difficulté à saisir le panorama ? Tentative ici. Le vide, les distances aériennes sont en effet imprenables.


Samedi 10 juillet 2010, 16h30.

Macchina per discorrere, 1963


Vendredi 25 juin 2010, 20h, Centre de Création Contemporaine de Tours, rétrospective Piero Gilardi, « Leçon de choses ». Piero Gilardi, Macchina per discorrere (Machine pour discourir, de la série Macchine per il futuro, sa première exposition), 1963, bois et matériel électrique, collection de l’artiste (il avait 21 ans). Voir l’article du 9 octobre 2009 « Piero Gilardi » : http://jlggb.net/blog/?p=5658.
[flv:https://jlggb.net/blog2/wp-flv/gilardi-tours.flv 400 320]Piero Gilardi fait la démonstration de sa machine. Vidéo, 8 s.

Voir : http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/G/gilardi.html