Un arbre gigantesque



Samedi 2 juillet 2011, 10h10, Kyoto, sur le chemin des temples de la montagne de l’est, devant l’enceinte du temple Shoren-in, un arbre gigantesque, qui reste à identifier.
— 16 juillet, deux semaines après : il y a au moins trois très grands arbres devant le temple, il s’agit de camphriers. Il est dit qu’ils ont plus de 700 ans. Celui-ci est le plus éloigné de l’entrée, vers le sud, sur la rue Jingu Michi. Coordonnées : @35.007038, 135.782576.
Voir 12 ans plus tard : http://jlggb.net/blog8/2023/11/09/3527/


Une feuille du camphrier prélevée le 2 juillet à Kyoto et photographiée à Paris le 16 juillet 2011.

Déclaration (détail)


Jeudi 30 juin 2011, 17h50, Hiroshima, parc Memorial pour la paix de Hiroshima (広島平和記念公園, Hiroshima heiwa kinen kōen). Le Cénotaphe inscrit les noms de toutes les victimes de la bombe atomique lancée par les États-Unis d’Amérique le 6 août 1945 et présente une déclaration gravée dans la pierre et couverte d’une fine couche d’eau, dans plusieurs langues.
Voir : http://www.arch-hiroshima.net/arch-hiroshima/arch/delta_center/ireihi_e.html

Hiroshima, le livre


Jeudi 30 juin 2011, 13h10. Hiroshima. Sortant de la gare, la première chose que je fais pour échapper à la chaleur, c’est d’entrer dans le grand magasin Fukuya pour aller au 8e étage occupé par la grande librairie Junkudo. Il y a deux ans, était paru chez Gallimard, Tu n’as rien vu à Hiroshima, livre des photographies faites par Emmanuelle Riva lors du tournage de Hiroshima mon amour (Duras-Resnais) en 1958 (voir : http://jlggb.net/blog/?p=3393). J’avais vu en février que la version japonaise, était mieux imprimée et c’est d’ailleurs à la librairie Junkudo de Paris (18, rue des Pyramides, 75001) que j’avais trouvé la référence : Hiroshima 1958, paru en novembre 2008 (voir ici). Le premier acte à Hiroshima est donc, un peu par hasard mais forcément, d’acheter ce livre.



On en profite pour donner à voir l’ordonnancement impeccable de la librairie (modèle général des librairies japonaises, au demeurant).

Occupation (34 : le signe est un visage)



Dimanche 26 juin 2011, 13h30, Kyoto, cinquième étage du magasin Bal (Muji et 3 étages de librairie) où se trouve un très agréable café de style occidental et par lequel je commence rituellement ce nouveau séjour : on y mange des plats légers et des desserts, on y boit du café et du vin, on y lit des magazines. Et aujourd’hui celui-ci dont la couverture reproduit une très célèbre statue bouddhique conservée au Musée national de Kyoto, que cite Roland Barthes dans l’Empire des signes, avec cet aphorisme définitif : « Le signe est une fracture qui ne s’ouvre jamais que sur le visage d’un autre signe. »
Quant aux deux petites filles, l’une en kimono, l’autre en costume d’écolière, elles sont avec leurs parents, dont on n’arrive pas à voir s’ils sont habillés traditionnellement parce qu’ils viennent de la campagne ou parce qu’ils sont branchés. En tout cas, c’est dimanche.

Déraisonnable


Lundi 14 juin 2011, 23h, Hôpital Esquirol, Saint-Maurice : mission nocturne sous la pluie pour corriger un oubli. Le bâtiment est considéré aujourd’hui par un historien de l’architecture comme un « un temple de la raison » ou bien comme « une folie archéologique ». La chapelle néo-classique est du même architecte — Jacques Émile Gilbert — que l’ensemble de l’hôpital, reconstruit à partir de 1838.

Voile de béton


Vendredi 10 juin 2011, 13h30, Parc zoologique de Vincennes (fermé depuis le 30 novembre 2008), le Grand Rocher, vu depuis l’Avenue de Saint-Maurice, Paris 12e. Architecte : Charles Letrosne, construction entre 1932 et 1934, 65 m de haut, comporte trois terrasses pour les visiteurs, structure de béton armé et voile de béton projeté (moins de 5 cm d’épaisseur). On n’y a vu longtemps qu’un décor, une imitation de rocher dans la tradition des « rocailleurs » du XIXe siècle. On devrait y reconnaître aujourd’hui une tour à l’enveloppe complexe, une architecture prémonitoire de celles qui relèvent de la modélisation numérique et de la construction pilotée par ordinateur. Menacé de destruction pour l’essentiel, l’ensemble de « rochers » du zoo fait l’objet d’une pétition lancée par l’architecte François Roche et son groupe R&Sie(n) — qui, précisément, imagine une architecture générée par prototypeuse numérique : http://www.new-territories.com/ZOO/ et http://www.new-territories.com/ZOO/?page_id=431


L’intérieur du Grand Rocher. Photo Stéphane Degoutin.
Consulter : http://www.nogoland.com/wordpress/2009/09/fausses-montagnes/ et http://lostincreteil.com/

Sapience


Mercredi 27 avril 2011, 20h, 29 rue d’Ulm, Paris 5e. Depuis 1995, je vais régulièrement rue d’Ulm. Je me souviens de l’année 1969 et de l’année 1970 où j’allais parfois aux séances de la Cinémathèque française, non pas à Chaillot mais ici, et du mot SAPIENCE, dont je ne saisissais peut-être pas la valeur, en faisant la queue sur le trottoir.

Le solarium tournant du Docteur Saidman



Coordonnées : +45°.680051, +5°.914523, Adresse : 13 boulevard Guy de Maupassant, Aix-les-Bains.


Aix-les-Bains. Solarium tournant, vu du boulevard Archiprêtre. Carte postale. (dr)



Samedi 23 avril 2011, 16h40, Aix-les-Bains. Emplacement du solarium tournant du Docteur Saidman, construit en 1930, détruit en 1967.


Solarium tournant du Docteur Saidman, vue en direction de l’Est (Mont Revard). Photo collection Richard Cohen, Flickr. (©-dr)
Destiné à l’hélio et de l’actinothérapie, le bâtiment est en béton armé et en acier, il est conçu par l’architecte André Farde. La tour fait  16 mètres de haut, la plate-forme d’insolation orientable mesure 25 mètres de long et pèse 80 tonnes. Les lits sont inclinables et sont placés sous de grandes lentilles de Fresnel qui concentrent les rayons du soleil.

Photographie par André Kertesz. (©-dr)


Thierry Lefebvre et Cécile Raynal, Les solariums tournants du Dr Jean Saidman, Glyphe, 2010.