
Lundi 29 novembre 2010, vers 10h. Taipei Fine Arts Museum, exposition « Time Unfrozen, From Liu Kuo-Sung to New Media Art ». Installation vidéo par Hung Keung + imhk lab (Hong Kong), Dao Gives Birth to One, 2008.
Catégorie : Dispositif
Automne 2010 à la Nation
La ligne de plus grande pente

Samedi 11 septembre 2010, 15h30, rue de Montreuil, Paris 11e. Ici, devant le magasin Franprix, le trottoir est large. Comment l’eau (et le plus souvent l’urine) trace son chemin sur une pente : c’est une figure intéressante et qui attire toujours mon attention. Ce qui est en jeu : la quantité du liquide, son débit, sa viscosité, son pouvoir mouillant; la surface, son inclinaison en chaque point, sa texture, la présence d’obstacles ou de rainures, etc. J’ai depuis longtemps considéré que c’était l’objet idéal de la photographie, pour ce qu’elle sait faire le mieux : reproduire les dessins et les peintures, à plus forte raison s’ils sont éphémères. La ligne de plus grande pente est littéralement ce qui informe, ce qui rend objectivement visible, avec un aléatoire qui peut être pris aussi comme un pur déterminisme.
Un exemple de ma collection des années 80 : 8 février 1986, Nikon, Kodachrome et flash.
Ardoise magique
Avec une quasi-ardoise entre les mains je peux écrire directement sur jggbblog ? On va voir que oui, grâce au WordPress pour iPad. Mais cette ardoise (Wunderblock, ardoise magique ?) donne d’abord une consistance à la lecture. L’album devient un objet.
Paris, 93bis, mardi 13 juillet 2010, 10h30.

La photo a été ajoutée à 10h50 (l’appareil n’a pas de caméra).
Occupation (27. Midinettes)

Samedi 3 juillet 2010, 13h, 6 rue Sainte-Anne, Paris 1er. Ouvert il y a quelques mois, K-Mart, un petit supermarché nippo-coréen où l’on peut manger sur place (pas cher). On note sur cette image la capacité du dispositif « occupé » (l’appareil simplement posé sur une table, dans un espace comportant d’autres tables et des sièges) à décrire une situation relationnelle. La caméra est discrète, elle est à une place « naturellement » significative, et, restant immobile, elle enregistre des clichés qui peuvent se combiner aisément : ici, l’image emprunte à trois clichés successifs.
Macchina per discorrere, 1963

Vendredi 25 juin 2010, 20h, Centre de Création Contemporaine de Tours, rétrospective Piero Gilardi, « Leçon de choses ». Piero Gilardi, Macchina per discorrere (Machine pour discourir, de la série Macchine per il futuro, sa première exposition), 1963, bois et matériel électrique, collection de l’artiste (il avait 21 ans). Voir l’article du 9 octobre 2009 « Piero Gilardi » : http://jlggb.net/blog/?p=5658.
[flv:https://jlggb.net/blog2/wp-flv/gilardi-tours.flv 400 320]Piero Gilardi fait la démonstration de sa machine. Vidéo, 8 s.
Julio Le Parc

Vendredi 18 juin 2010, 18h20, Art Basel, Galerie Denise René, Paris, (Julio) Le Parc (1928, Mendoza, Argentine), 064, 1965, trame altérée, relief 1/9, 60 x 60 x 60 cm. Intéressant, remuant, provocateur, leader du GRAV, on ne l’a pas revu depuis 1968. Mais La Galerie Denise René — et Denise Renée elle-même — existent toujours.

Grenoble le 3 mai 1968. Julio Le Parc. (Photo JLggB © 1968)
Voir d’autres photos du même moment : https://jlggb.net/blog2/?p=2440, https://jlggb.net/blog2/?p=846
L’image vraie



Lundi 24 mai 2010, 7h30, Nice-Savoie, Aix-les-Bains. Sur le mur de la chambre (chambre noire), l’image de la façade de la maison d’en face. C’est l’image vraie (véronique, vera icon) et non pas une ombre, la fente verticale des persiennes est une optique qui ne rend compte que des différences horizontales.
Hypnotique
Le pouvoir du dessin
Jeudi 1er avril 2010 vers 16h, brocanteur, rue Duguay Trouin, Le Havre (près le l’école d’art). Est-ce l’empreinte de la reconstruction des années d’après guerre ? On trouve là de nombreux livres techniques ayant trait aux techniques constructives. Celui-ci, très intéressant par la qualité de sa couverture (la ligature est en relief), des dessins techniques (élégants, précis, intelligibles), des photographies, de l’impression : L’aluminium dans les réseaux de distribution à moyenne et basse tension, édité par L’Aluminium français, 23 rue Balzac, Paris, 1952, 96 pages, annexe de 40 pages, 15 x 22 cm. Il s’agit de décrire les techniques de l’utilisation des fils conducteurs à base d’aluminium (et de corriger les erreurs ayant précédemment été faites en reprenant les techniques en usage pour les fils de cuivre). L’ « attache croisée renforcée » en est le point clé car la ligature apparaît comme le point faible de l’installation des lignes aériennes en aluminium.





