
Jeudi 7 mars 2019, 11h. Arrivée du numéro 30 de La Couleur des jours, printemps 2019, http://www.lacouleurdesjours.ch/, avec la rubrique « De l’album de jlggb ».
L’art perfectionné

Mercredi 6 mars 2019, 23h30. On apprend la disparition de Jean Starobinski. Je tends la main vers la bibliothèque et c’est Le Remède dans le mal qui s’impose. Lu et annoté, pour le chapitre consacré à Rousseau, l’année de sa parution, en 1989. Page 215, je retrouve : « Rousseau s’est défendu de prôner le pur et simple “retour à la nature”. […] Rousseau est convaincu qu’il faut chercher “dans l’art perfectionné la réparation des maux que l’art commencé fit à la nature”.» (Note : Fragments politiques, Œuvres complètes, La Pléiade, tome III, p. 479). »
Rue des écoles

Mercredi 6 mars 2019, 16h30, rue des Écoles, Paris 5e. Au sortir de la librairie Compagnie, le trottoir sous la pluie. Beaucoup, sur Instagram, publient ce sujet, une cartographie in situ, légendée de calligraphies de couleurs fluorescentes, dans laquelle on sent le plaisir de l’exercice. Alors, pourquoi ne pas s’appliquer au rendu en perspective ? Avec, en supplément, une plaque de signes, de caractères et de mots, cet autre classique de la compilation.
L’arbre aux feuilles

Mercredi 6 mars 2019, 15h30, square Paul Painlevé, Paris 5e. L’« arbre aux feuilles » de cette année se présente devant La Sorbonne, par temps gris et humide. L’an dernier, c’était là : http://jlggb.net/blog6/2018/03/24/larbre-aux-feuilles/
La chute
à Marseille
Une bouillotte

Jeudi 28 février 2019, 15h, Mucem, Marseille. L’exposition Georges Henri Rivière — commissariat : Germain Viatte et Marie-Charlotte Calafat — montre dans ses détails et sa complexité la vie de GHR, inventeur passionné du Musée des arts et traditions populaires. Cette bouillotte de lit, venue du Loir-et-Cher, de la période 1850-1900, en terre cuite émaillée et gravée, est un don de Georges Henri Rivière lui-même en 1938.
Le chariot cabane


Jeudi 28 février 2019, 14h30, Mucem, Marseille. Cabane de berger, Le Bosc Roger en Roumois, Eure, 1850-1900. Film sur l’échange entre Mariel Jean-Bruhnes Delamarre, ethnologue, et Monsieur Poulain, qui cède sa cabane au Musée des arts et traditions populaires. Eure, vers 1970 : « Qui disparaissent » ; « Tandis que si cette cabane est mise au musée, au Musée des arts et traditions populaires » ; « Pour moi, elle m’est utile » ; « C’est un document historique » ; « Nous serons tous morts » ; « Mais vous savez, vous ne le regretterez pas ».
Mariel Jean-Bruhnes Delamarre, vers 1970. Extrait de la séance Le Temps des archives, Mucem/France Culture/INA. Note : j’ai voyagé en Chine avec Mariel Jean-Bruhnes Delamarre et apporté une contribution à ses recherches à propos de la charrue et des arts populaires en Chine, à la fin des années 1970. JLB
L’amandier urbain
Vasarely la concrétude



Mercredi 27 février 2019, 11h30, Fondation Vasarely, Aix-en-Provence. Ce que vise Victor Vasarely, un « folklore planétaire », des « structures universelles », un langage géométrique et chromatique étroitement défini mais propre à composer des œuvres à l’infini, peut paraître totalitaire. Cependant, la vision directe apporte une échappée, l’évidence d’une singularité concrète : matières, textures, reflets, dégradations, cassures, réparations. Un mur entier de carreaux se décolle, mais la porcelaine Rosenthal du Multiple des années 70 semble parfaite.




