
Jeudi 28 mars 2019, 23h, 93bis. On parle de Man Ray car sa tombe au cimetière du Montparnasse vient d’être vandalisée. C’est le moment de publier, sur Instagram et ici, cette photographie dont un tirage original, provenant du fonds Frank Popper, est là dans un cadre : Man Ray, Space Writing, 1937.
Une gaine
Champ — contre-champ


Dimanche 24 mars 2019, 14h30, Chevigneu, Chindrieux, Chautagne, Savoie. Deux fauteuils pliants pour un pique-nique, deux tasses pour goûter un saké en regard des prunus, pour une façon de hanami (花見, « contempler les fleurs »). Voir le 12 mai 2013 : http://jlggb.net/blog3/?p=5753
Net et flou
Neuf
Destin de gobelets

Mercredi 20 mars 2019, 17h, place de la Nation, Paris, 11e-12e, en travaux. Sur le chemin du métro pour aller à la Gare de Lyon, l’attention aux gobelets se porte sur une série d’exemplaires, pris et écrasés dans le profilé métallique d’une barrière, avec ces bouts orange que sont désormais les mégots. Devant la brasserie Le Canon, le gobelet d’un express devient un cendrier individuel et portatif.
Quand les attitudes deviennent forme

Mercredi 20 mars 2019, 16h, 93bis. Pour que la photo soit prête à entrer dans la rubrique DES ARCHIVES / 50 ANS, deux jours avant la date du 22 mars, 22 mars 1969, début de l’exposition montée par Harald Szeemann à la Kunsthalle de Berne. Cet exemplaire du catalogue — une rareté — est le mien. J’y suis allé : Live in your Head: When Attitudes Become Form. Works–Concepts–Processes–Situations–Information. Il y eu un avant et un après. Voir 9 juin 2013 : http://jlggb.net/blog3/?p=5900
Assortis de jaune
La marche du siècle
Pink People 1967


Samedi 16 mars 2019, 15h, Musée Picasso. Exposition Calder-Picasso ; Alexander Calder, 1967, Pink Elephant with Pink People, encre et gouache sur papier. En 1967, à Grenoble, nous vendions une affiche « pour le Vietnam » de Calder, d’un style semblable mais triste, qui fut reprise pour la pièce d’Armand Gatti, V comme Vietnam.
Calder
Travail de terrain

Samedi 9 mars 2019, 18h, rue des Marronniers, Paris 16e. Alors qu’une fête familiale cérémonielle nos amène là, par la ligne 9 et la station Muette, la plaque Rue des Marronniers nous évoque une lecture récente : c’est ici qu’a habité Claude Lévi-Strauss. L’enquête consiste d’abord à chercher des indices. Rien, alors, le terrain, c’est le Web. Madame Monique Lévi-Strauss vit au numéro 2, « dans un appartement où elle a vécu enfant puis, durant cinquante et un ans, avec le célèbre anthropologue, jusqu’à la mort de ce dernier » (Le Figaro). « C’est un vaste appartement bourgeois, au cinquième étage avec ascenseur, sis dans un groupe d’immeubles construits au début du siècle, en briques, légèrement en retrait de la rue. […] En allant vivre rue des Marronniers, Claude Lévi-Strauss suit une règle classique de nombreuses tribus qu’il a étudiées : il est en résidence matrilocale [de la mère de l’épouse]. » (Emmanuelle Loyer, Lévi-Strauss, Flammarion). Il est dit que son bureau est à l’ouest, on voit sur une vidéo que la perspective depuis sa fenêtre indique qu’elle se trouve dans le coin coupé au-dessus de la porte d’entrée, etc. Un dialogue notoire s’affiche : « Il vous faut la diversité pour la comparaison qui amène à la généralisation ? — Je pense que la généralisation vient avant la comparaison et pas le contraire. Parce qu’alors sans cela, nous pratiquerions une méthode très étroitement inductive […], une expérience bien faite peut valoir une démonstration. »







