Un hôtel près de la Tour Eiffel



Samedi 14 mai 2011, 19h, Hotel Pullman Paris Tour Eiffel, 18 Avenue de Suffren, Paris 15e. Ce n’est pas tous les jours qu’on photographie la Tour Eiffel.

Idéalement situé sur la rive gauche de Paris, à quelques pas de la Tour Eiffel, le Pullman Paris Tour Eiffel combine harmonieusement voyage d’affaires et séjour d’agrément haut de gamme. Dès l’accueil attentif et personnalisé, tout est mis en oeuvre pour offrir à chaque hôte bien-être, convivialité et connectivité, dans un cadre raffiné. Avec le wifi généralisé et 1300 m2 dédiés, l’hôtel dispose des équipements essentiels au parfait déroulement de vos réunions, séminaires ou conférences. (Site de l’hôtel)

Un seul objet, une seule forme, une seule couleur






Samedi 14 mai 2011, 16h-17h, Grand Palais, Paris. Anish Kapoor, Leviathan, pour Monumenta, 4e édition, 2011. On est dans la matrice, et parfois le soleil se cache. Puis on en sort pour se trouver dans le Grand Palais envahi par une forme gonflée, tendue et gigantesque. Anish Kapoor dit : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ».

Anish Kapoor a décidé de dédier son œuvre à l’artiste chinois Ai Weiwei, détenu au secret en Chine, jugeant « inacceptables » son arrestation et sa disparition. Il ne le connaît pas personnellement mais estime qu’il a un devoir de solidarité avec son collègue chinois.
Voir « Liberté pour Ai Weiwei » : https://jlggb.net/blog2/?p=4770

Didone


Dimanche 8 mai 2011, 12h15, rue de Cotte, Paris, 12e. Remarquée depuis des années, cette enseigne ancienne emploie un caractère proche du Bodoni Extra Bold Étroit, avec des « fantaisies » comme le crochet à la base du R ou l’oblique droite du S. Mais nous sommes bien là dans la tradition des Bodoni et Didot (didones dans la classification de Maximilien Vox) qui connote une certaine assurance bourgeoise du XIXe siècle, issue de la fin du XVIIIe, du néo-classicisme et de Napoléon : Firmin Didot 1764-1836 (Paris); Giambattista Bodoni  1740-1843, dont le manuel typographique (Parme) est contemporain de la Révolution française. L’étroitesse et l’espacement sont ici pour renforcer l’élégance classique et cossue — et un certain glamour me dit Liliane (comme sur la couverture du magazine Elle, fondé en 1945 ?).

Échantillon du Bodoni Extra Bold Étroit.

Elle du 1er avril 1960. (Collection LT)

Sapience


Mercredi 27 avril 2011, 20h, 29 rue d’Ulm, Paris 5e. Depuis 1995, je vais régulièrement rue d’Ulm. Je me souviens de l’année 1969 et de l’année 1970 où j’allais parfois aux séances de la Cinémathèque française, non pas à Chaillot mais ici, et du mot SAPIENCE, dont je ne saisissais peut-être pas la valeur, en faisant la queue sur le trottoir.

Un revêtement de céramique


Lundi 18 avril 2011, 16h20. 219 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris, 11e. Ce revêtement de céramique d’une devanture (un hôtel pauvre) est remarquable, bien qu’il puisse passer inaperçu. Voilà une pratique architecturale et décorative des années 50-60 dont on devrait s’inspirer. On entrevoit, dans le reflet, la fontaine du XVIIIe siècle (de l’architecte Jean Beausire, achevée en 1719, dite Fontaine de la Petite-Halle) qui se trouve face à l’entrée de l’Hôpital Saint-Antoine.

Perspective moderne


Dimanche 17 avril 2011, 17h, en passant, une vue depuis l’Avenue de Ségur, Paris, 7e, du siège de l’UNESCO, dessiné par Marcel Breuer, avec Bernard Zehrfuss et Pier Luigi Nervi (1952-1958), Eiffel, Calder et au premier plan, la première réalisation à Paris de Tadao Ando, « Espace de méditation », 1995. Il faudrait avoir l’occasion de (re)visiter ce monument, y compris le jardin japonais de Isamu Noguchi et les jardins de Roberto Burle Marx, dont on vient de voir une exposition à la Cité de l’architecture.

La ville fertile



Dimanche 17 avril 2011, 14h, place d’Iena, Paris 16e. Sur le chemin vers le Palais de Chaillot et la Cité de l’architecture, pour voir l’exposition La Ville fertile. Vers une nature urbaine. C’est un avant-goût, une réponse à « la question de la nature en ville ». Extraites des vidéos de cette exposition, celle d’Augustin Berque sur le partage incertain entre ville et nature; celle de Gilles Clément à propos des « délaissés » :

[flv:https://jlggb.net/blog2/wp-flv/Berque.flv 436 247]Augustin Berque, géographe et orientaliste (Document Cité de l’architecture et du patrimoine, mars 2011).

[flv:https://jlggb.net/blog2/wp-flv/Clément.flv 436 247]Gilles Clément, jardinier paysagiste (Document Cité de l’architecture et du patrimoine, décembre 2010).

Coiffure archéologie


Samedi 16 avril 2011, 17h, rue des Tournelles, Paris 4e. Enseigne de coiffeur, numéro 3 du genre. Plus radicale que les précédentes, renforcée par un fond trapéziforme arrondi. Un point commun avec la première : le fond de bois rainuré et le monochrome (brun ici car ce n’est plus un salon de coiffure mais une galerie). On peut se demander s’il n’y a jamais eu de point sur le i.

Numéros précédents :
https://jlggb.net/blog2/?p=2084
https://jlggb.net/blog2/?p=1907