La vie moderne


Jeudi 4 août 2011, 22h53. Ce coiffeur, catégorie « branché », de la rue Charles Baudelaire (Square Trousseau), Paris, 12e, a eu la bonne idée de conserver les lettres en métal découpé de l’enseigne, quitte à les poser avec un certain désordre dans sa vitrine. Car il s’agit d’un authentique Vendôme, comme on n’en fait plus, mais qui garde toute son efficacité à signifier le bon goût d’une modernité française modérée (œuvre de François Ganeau pour la Fonderie Olive, 1952).

D’autres échantillons du caractère Vendôme ont été cités précédemment :
« Pressing Opéra » : https://jlggb.net/blog2/?p=5592
« Un autre hôtel en Vendôme » : http://jlggb.net/blog/?p=2924

Reconstitution typographique

http://new.myfonts.com/fonts/urw/vendome/

Crassula(s) Tokyo-Paris et retour




Mercredi 3 août 2011, 16h30. Le 14 décembre 2007, le lieu du prélèvement — qui avait eu lieu la nuit tombée —avait été identifié après coup, d’après mes souvenir (Voir : http://jlggb.net/blog/?p=154 et http://jlggb.net/blog/?p=526). Cette fois, le dimanche 3 juillet 2011, il fait grand jour — à 17h50 —, sortant de nouveau du M.O.T., je photographie la plante et le petit restaurant où elle se trouve (voir : « Crassulas prélevées récemment au Japon » : https://jlggb.net/blog2/?p=6333). Une nouvelle bouture est rapportée et rapprochée de la plante qui, depuis trois ans et sept mois pousse au 93bis. Faut-il parler de crassulas, au pluriel, ou bien d’une crassula ? C’était la question posée par l’article « Vertige de l’individuation » du 6 mai 2009 : http://jlggb.net/blog/?p=2638.

Un souvenir de l’idée de science



Lundi 1er août 2011, 19h, Paris 5e. Le bâtiment de l’architecte Urbain Cassan, construit à partir 1958, quai Saint-Bernard, est le premier du campus de Jussieu-La Halle aux vins. J’ai le souvenir d’avoir été frappé, lors d’une première visite à Paris, alors que ces travaux étaient à peine achevés, par le motif des portes, inspiré des trajectoires de particules dans les chambres à bulles. Je les trouvais à la fois marqués par l’aura de la science et déjà vieillots. Et il est vrai que la science, l’histoire l’a montré, c’était déjà autre chose. Il me semble que ces entrées, et leurs rampes d’escaliers monumentales, n’ont jamais trouvé le crédit et la fonction qu’elles méritaient. Elles sont là, sans entretien, à attendre.