Demeures


Annie Tribel, Table banquette pour le Théâtre de la Ville, Paris, 1968, fabricant : Dubigeon. J’ai connu cet endroit.


Charlotte Perriand, modules de salle de bain et de cuisine pour les immeubles des Arcs, 1975.

Jeudi 15 juillet, 17h. Centre Pompidou. Si Étienne-Martin produit des « Demeures » (voir l’article ci-dessous), c’est quand même du côté des femmes designers que l’on trouve, à la fin des années 60 et au début des années 70, de véritables habitacles qui réaliseront les désirs de cocons plastiques qui ont occupé notre jeunesse. Je me souviens avoir passé du temps, dans les cours ennuyeux du lycée, à dessiner des chambres enveloppantes où tout se trouvait à portée de main, à commencer par une espèce de projection de télévision grand format et un robinet d’eau fraîche.

Étienne-Martin




Jeudi 15 juillet 2010, 16h-17h, Musée national d’art moderne, Paris. Exposition Étienne-Martin. Je n’aimais pas beaucoup les sculptures volumineuses en bois : trop près de la matière. Mais Le Manteau (1962, l’année de mon bac) est une pièce emblématique et superbe. C’est l’une des « Demeures ». Très intéressante, la série des diagrammes tracés au feutre pour extraire, des souvenirs de la maison natale à Loriol, des répartitions spatiales et temporelles (ici : Sans titre, 1975-1992, feutres de couleur et encre sur papier, 74,8 x 110 cm, collection du Centre Pompidou). Le « Cahier rouge » associe ses œuvres à des épisodes de sa vie entre 1913 et 1960. C’est là que les coïncidences se précisent : Loriol est mon pays natal, 1913 est l’année de naissance de mes parents.


Et cette « Classe de dessin » d’Étienne-Martin au Lycée (Émile Loubet) de Valence a été la mienne de 1955 à 1962 (ici au début du siècle).

Macchina per discorrere, 1963


Vendredi 25 juin 2010, 20h, Centre de Création Contemporaine de Tours, rétrospective Piero Gilardi, « Leçon de choses ». Piero Gilardi, Macchina per discorrere (Machine pour discourir, de la série Macchine per il futuro, sa première exposition), 1963, bois et matériel électrique, collection de l’artiste (il avait 21 ans). Voir l’article du 9 octobre 2009 « Piero Gilardi » : http://jlggb.net/blog/?p=5658.
[flv:https://jlggb.net/blog2/wp-flv/gilardi-tours.flv 400 320]Piero Gilardi fait la démonstration de sa machine. Vidéo, 8 s.

Voir : http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/G/gilardi.html

VitraHaus


VitraHaus, depuis l’intérieur.

Samedi 19 juin 2010, 10h-12h, VitraHaus, Charles-Eames-Str, Weil am Rhein (Allemagne, tout près de Bâle). Le « campus » Vitra, s’est augmenté en 2010 de la VitraHaus, dessinée par Herzog et de Meuron, un empilement de « maisons ». C’est une espèce de showroom de la production des meubles Vitra.



Paysage vu à travers la baie de l’étage supérieur vers l’est. Le bâtiment vu à travers le pare-brise de l’auto sous la pluie.

Julio Le Parc


Vendredi 18 juin 2010, 18h20, Art Basel, Galerie Denise René, Paris, (Julio) Le Parc (1928, Mendoza, Argentine), 064, 1965, trame altérée, relief 1/9, 60 x 60 x 60 cm. Intéressant, remuant, provocateur, leader du GRAV, on ne l’a pas revu depuis 1968. Mais La Galerie Denise René — et Denise Renée elle-même — existent toujours.


Grenoble le 3 mai 1968. Julio Le Parc. (Photo JLggB © 1968)
Voir d’autres photos du même moment : https://jlggb.net/blog2/?p=2440, https://jlggb.net/blog2/?p=846

Il reste des multiples de Soto


Vendredi 18 juin 2010, 17h40, Art Basel. Jesús Rafael Soto, Biface, 1974, édition 50/100. On comprend que tous n’ont pas été fabriqués ?


Et aussi un classique : Jesús Rafael Soto, Environnement, 1967, hauteur variable, fer, peinture.

Note : L. et moi avons travaillé ensemble (avec d’autres, elle comme « volontaire », moi comme employé) à la veille de l’ouverture (tout début mai 1968) de l’exposition Cinétisme-Spectacle-Environnement de la Maison de la culture de Grenoble, au montage d’un « pénétrable » de Soto, et plus précisément à suspendre avec du fil de nylon des milliers de longues tiges d’acier.


Catalogue de l’exposition Soto au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (ARC, Pierre Gaudibert et Suzanne Pagé), du 10 juin au 21 août 1969 (collection JLggB).

Guy de Cointet



Vendredi 18 juin 2010, 15h30, ART|BASEL, Bâle, exposition Art Unlimited. Guy de Cointet (Paris 1934- LosAngeles 1983), A New Life, 1981, installation, mixed media (éléments scénographiques pour une performance au musée Guggenheim, New York). Présenté par la Galerie Air de Paris : http://www.airdeparis.com/decointet/decointet.html. Voir aussi : http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/C/cointet.html.


Affiche, 1981.

Lubok Verlag


Vendredi 18 juin 2010, 15h, Art Basel, « Art Unlimited », section des livres d’artistes. Basé à Leipzig, fondé par le peintre Christoph Ruckhäberle et le graveur Thomas Siemon, Lubok Verlag est un éditeur de livres d’artistes — http://www.lubok-books.com/ — dont la particularité est l’usage d’une presse typographique (modèle Präsident, 1958) et de la linogravure. De grand format, sur un beau papier, reliée « à la chinoise », la revue frappe par la vigueur de ses encres — et de leur odeur.
Voir : http://www.spinnerei.de/print-graphic-text-media.html et http://www.carpe-plumbum.de/