
Mercredi 31 mars 2010, 17h30. Il y a plus de 2 000 candidats. L’école ouvrira quelque chose comme 80 places. Le premier tri a lieu ici. On en garde un sur quatre, ou un sur cinq ? Si les parents ont payé 6 000 ou 9 000 euros de classe préparatoire, pendant un an ou deux; s’ils habitent dans le 7e ou le 15e arrondissement; s’ils sont architectes, designers, graphistes, etc.; leur rejeton a plus de chances, je crois. Les « oui » ont droit à un panier en plastique bleu; les « non » vont dans des cartons.
Catégorie : Observation
Sciences politiques

Vendredi 26 mars 2010, 16h40, café Le Basile, 34 rue de Grenelle, à l’angle de la rue Saint-Guillaume, Paris 7e. Un observatoire du monde selon Sciences Po. Photo dans les miroirs teintés jaunes. La conversation entre les deux jeunes gens à droite est d’un sérieux effarant (il y est question de l’exercice du pouvoir sous De Gaulle). Les trois autres personnes parlent de façon plus animée et souriante, mais de choses importantes. Ce que la photo ne montre pas, c’est que la jeune femme, au centre, allaite son bébé.
Lien : Au cours du vernissage de l’exposition de l’école d’art du Havre, le maire de la ville, Antoine Ruffenach, et son adjointe à la culture, voyant notre scène de l’allaitement maternel inspirée par Rousseau, ont amené la conversation sur le livre récent d’Elisabeth Badinter, Le conflit : la femme et la mère. Sans entrer dans la discussion, je ne me suis amusé à dire à quel point j’avais été agacé, il y a des années, par la préface violemment hostile à Rousseau qu’elle avait donnée — en féministe du XXe siècle plutôt qu’en spécialiste du XVIIIe — pour un catalogue consacré à l’iconographie rousseauiste du Musée de Chambéry (Rousseau, Révolution, Romantisme, République, catalogue d’exposition au Musée Savoisien, Chambéry, 1989).

Moments de Jean-Jacques Rousseau, scène « Le lacet », CD-ROM, Gallimard, 2000, copie d’écran.
Mon marronnier 2010

Vendredi 26 mars 2010, 15h32, jardin des Tuileries. Mon « marronnier » est un vrai marronnier : « il y a des arbres aux feuilles ».
Voir le billet du 1er mars 2008 sur jlggbblog volume 1.
Trois ouvriers

Le « Post-pot post » du 21 janvier montrait un ouvrier au travail à l’emplacement du socle qui portait le pot de Jean-Pierre Raynaud, déménagé vers les étages du Centre Pompidou. Visiblement, le pavé restait à refaire pour de bon, c’est ce que l’on voit faire ce vendredi 26 mars 2010 à 13h44.
Là, sous les yeux
Hôtel Parisien (Le Havre)
Lapsus

Samedi 27 février 2010, 20h40, rue Lassus, Paris 19e. En passant, en allant chez les B., on lit « lapsus ». Lapsus sur le mot Lassus ou sur le mot lapsus ? Lapsus linguae ou calami ?
« LAPSUS, subst. masc. Faute que l’on commet par inadvertance soit en parlant (lapsus linguae) soit en écrivant (lapsus calami). »
Trésor informatisé de la langue française
Enseigne lumineuse

Jeudi 25 février 2010, 18h10, rue du Prince, Genève. Dans cette rue, tout se nomme « Le Prince » (voir « Septante », ci-dessus). On remarque le beau travail de l’enseigne : couplage classique de l’Univers avec une cursive, forme du boitier lumineux.
Lien : histoire de la marque Wella : http://www.wella.com/about_wella/history/index.php
Abstractions concrètes
Camouflage

Vendredi 19 février 2010, métro Nation, Paris. Affiche de la campagne de recrutement de l’Armée de terre. L’ensemble du graphisme s’inscrit dans un tissu de camouflage. Peut-être faut-il se camoufler pour se découvrir soi-même. Le site Internet de cette campagne dit : « On ne naît pas soldat, on le devient. » (Remerciements à Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe t.1, Gallimard © 1949, pp 285-286.)





