L’œuvre de Samba (suite)

Remarquable ouvrage du peintre de l’Université Paris 8. Déjà documenté dans le billet du 9 juin 2009 : « Escaliers en peinture » où Samba K. figurait sous le nom de code de Mamadou. Cette fois : la texture vigoureuse d’un certain violet ou d’un vert franc, d’un grenat profond ou d’un bleu roi se détachant sur un blanc plutôt pur qui se teinte de l’ambiance de chaque escalier. La rampe grise, en cours de peinture, consolide la couleur. Les escaliers du bâtiment A inscrivent au jour le jour un travail optimiste de la beauté. Ils réalisent discrètement le projet vincennois d’une ambiance internationale qui doit plus à la créolisation qu’au design global.









Lundi 25 janvier 2019, 12h47, jeudi 28 janvier 2010 à 15h23, vendredi 29 janvier 2010 à 13h30 et à 1720 (pendant les pauses d’un workshop sur « couleurs collectées »), Université Paris 8, Saint-Denis.

Couleurs actives

Carlos Cruz-Diez, Transchromie mécanique A, 1965-2009.

Carlos Cruz-Diez, Couleur additive, 2008.

Samedi 23 janvier 2010, 16h30, galerie Lavignes, Paris 11e, exposition de Carlos Cruz-Diez (son site : http://www.cruz-diez.com/). En 1968, j’avais employé une composition de lui pour l’affiche et le catalogue de Cinétisme, spectacle, environnement, l’exposition de Frank Popper à la Maison de la culture de Grenoble (ci-dessous). On peut noter la coïncidence des couleurs de Buren (billet précédent) et de celles — historiques — de Cruz-Diez; sans parler des rayures… Il y a en outre dans le travail ancien de Cruz-Diez, à l’exemple des cabines colorées installées à Noël 1969 sur la place du métro Odéon (à laquelle j’ai un peu contribué comme assistant de Frank Popper, commissaire de la manifestation) qui trouveront un écho dans les plexiglas colorés du Buren des années récentes.

Carlos Cruz-Diez, environnement, déc. 1969, bld St-Germain, métro Odéon, Paris. (dr)

Cinétisme, spectacle, environnement, Catalogue, Grenoble, 1968. (JLggB)

Pique-nique à l’Ile verte, Grenoble, le 11 mai 1968, pour l’ouverture de l’exposition Cinétisme, spectacle, environnement à la Maison de la culture. On reconnaît notamment : à gauche, avec lunettes, Carlos Cruz-Diez, au centre, Aline Dallier, à droite, avec cravate, Enzo Mari. (Photo JLggB © 1968)
Voir une autre photo du même moment : https://jlggb.net/blog2/?p=2440

Lumière de janvier

Documenté une première fois dans : « Escalier philosophe technicien », le bâtiment (1980-1990, Jean-Jacques Oberson) de l’école d’ingénieurs de Genève (aujourd’hui HEPIA) nous intéresse pour la façon dont il capte la lumière d’hiver (ça se confirme : « autour du 16 janvier, il y a souvent des journées exceptionnelles »). C’est qu’il consiste en une réhabilitation qui double une construction ancienne de galeries et escaliers largement vitrés.




Mardi 19 janvier 2010, 13h43, 15h24, HEPIA (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture), rue du Jura, Genève.