

Vendredi 28 janvier 2011, 15h-17h, Musée de Pully et MUDAC de Lausanne, exposition de papiers peints contemporains. Olaf Nicolai, 2001, Musée de Pully (avec un très bel araucaria dans le jardin). Mai Thu Perret, 2008, MUDAC. Dossier de presse : http://www.mudac.ch/media/uploads/press/papiers-peints/DPfaceaumur.pdf
Catégorie : Couleur
Ceci n’est pas une boutique Orange

Mardi 28 décembre 2010, 14h30, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e. Cette inconnue (vêtue de noir, comme il se doit pour aller avec l’orange) qui rentre innocemment, c’est l’une des suites de mon feuilleton marqué à l’adrénaline et aux poussées de pédagogie citoyenne. On en avait eu un avant-goût à Aix-les-Bains où, dans la boutique — on pourrait dire dans le flagship store de l’ancienne capitale du thermalisme — Orange, en s’entendant répondre, par un vendeur au teeshirt orange barré du mot Orange : « alors, pour ça, il faut s’adresser à Orange ! ».
La terre entière ne pense qu’aux téléphones (et éventuellement aux iPhones). Ce n’est pas pour ça qu’un poète révolutionnaire déclara « La terre est bleue, comme une orange ». Michel Deguy nous a expliqué que le mot important ici c’est : comme ; la terre est bleue comme une orange est orange. La même année (1929), un peintre, pas moins révolutionnaire, écrivit : « Ceci n’est pas une pipe ». Mais au moins, il y avait un dessin, et ce n’était qu’une mise en cause de la représentation, pas celle des mots. Au bord gauche de l’affiche qui vante la formule « Open », celle qui enferme tous les services d’Orange — téléphone, internet, télévision — dans un même contrat, on aperçoit sur ma photo l’amorce « ph… », de Photo Service. Ces magasins, devant le déclin de la photo, s’étaient d’abord mis aux services : doubles de clés, etc. Ils auraient pu attendre le retour des images saisies — à tirer quand même —, mais ils sentaient peut-être qu’elles reviendraient massivement avec les téléphones. Toujours est-il que ce magasin là non plus n’est pas la maison Orange. La preuve : si on assure son téléphone, on se retrouve avec un contrat qui ressemble à celui d’Orange, mais en plus « voyou » encore (cf. l’article du Monde du 9 décembre 2010, « Assurer son téléphone portable », qui rapporte les propos de Laurent Courtin, directeur commercial de SPB, qui conçoit les assurances de la plupart des marques : « ce sont des produits de voyous »). Je n’entre pas dans les détails de la comparaison entre l’assurance du « franchisé » Photo Service et celle de la maison mère France Telecom (sans accent, s’il vous plaît), qui révèlerait d’abord la sournoiserie d’Orange. Dans un autre magasin, du côté des Grands Magasins, je me suis fendu ce matin-même d’un cours de français auprès de trois Chinoises qui, au demeurant, étant immigrées à Paris, parlaient très bien le français. Non, il s’agissait d’apprendre à mentir, ou bien à Orange et à ses assureurs, ou bien à la police. Les contrats parlent de « vol avec effraction », de « vol à la tire », de « vol avec agression », mais l’expression « vol à l’arraché » qui est employée par la police pour décrire le modus operandi le plus fréquent des milliers de vols de mobiles, n’y figure pas. Il faudrait être blessé, avoir deux témoins : ce n’est jamais le cas avec l’habileté prodigieuse des duos de pourvoyeurs des lignes 13 ou 2, par exemple — voir le billet du 8 décembre 2010, « La disparition ».
REMARQUES :
1. On apprécie d’autant plus la « mercerie verte » du 14 octobre 2010.
2. Ce billet ressemble à un vrai post de blog (à la française).
Parmi les productions récentes d’Étienne

Lundi 27 décembre 2010, 22h. Étienne B. (signé Nilbog), Nerves, couleurs à l’eau (Poska) sur papier coloré, 50×70 cm, octobre 2010 (d’une série d’une trentaine de peintures).

Lundi 27 décembre 2010, 22h. Étienne B. (signé Nilbog), Sins and Saints, tee-shirt, prototype réalisé en Chine, décembre 2010 (d’une série d’une douzaine de maquettes à base d’antonymes)..
Foyer de travailleurs (suite)

Samedi 25 décembre 2010, 16h, 105 boulevard Diderot. Le foyer de jeunes travailleurs remarqué le 28 mai 2009 (http://jlggb.net/blog/?p=3538) a été entièrement vidé et « réhabilité ». Les façades ont été peintes de couleurs « africaines » — rouge, brun, vert, jaune, ce qui entérine l’origine des habitants — avant d’être enserrées de plaques métalliques perforées.
Escaliers intelligents
Deux graines de grenade

Jeudi 2 décembre 2010, 20h30, restaurant Shi-Yang (??????) à XiZhi, à une heure de Taipei dans la montagne. Deux graines de grenade dans un vinaigre d’ananas. Ce « restaurant culturel », dont la « nouvelle cuisine » s’inspire à la fois de la tradition japonaise et de celle de Taïwan, a été fondé par un ancien architecte, et ça se voit.
Des milliers de lumières



Dimanche 28 novembre 2010, 21h. Temple Lungshan (???), Tapei. Chaque lumière représente un don. « C’est un temple très populaire où cohabitent bouddhisme et taoïsme. »
Site en chinois : http://www.lungshan.org.tw/
Offrande
Vide




Vendredi 12 novembre 2010, 15h30, Pierrelatte, Drôme, 53 avenue du Général de Gaulle. L’appartement du 1er étage est vidé pour être vendu. Grande chambre, chambre moyenne, salle à manger, couloir et petite chambre, petit placard d’angle de la salle de bain (design très original et fabrication par Louis B., peintre et décorateur).
Voir « 23.05.2002 : Le bouquet » dans « Le blog d’avant le blog ».
La peinture décorative

Mardi 19 octobre, 14h. Maison du faubourg de Marseille, Pierrelatte, Drôme. Il y a, dans l’escalier, au ras des marches, une petite porte en fer qui donne accès au robinet de l’eau pour l’appartement du premier étage. Venir dans cet appartement a toujours été inauguré par ce rituel de la petite clé puis du robinet. L’imitation de moellons a probablement été exécutée par Louis B. (la maison étant construite par son père Auguste B.) dont on voit le talent dans la peinture de faux-bois sur la porte de l’appartement qu’il a occupé avec sa famille jusqu’au milieu des années soixante.
Voir « Départ », ci-dessous : https://jlggb.net/blog2/?p=3097.
En visite à Pierrelatte, sur le trottoir devant la maison B., 1947.


Photographiés précédemment dans l’atelier du rez-de-chaussée, des échantillons de faux bois et de lettres peintes.

Photographiées le 25 mai 2002, les portes du placard de l’atelier, où Louis B. s’exerça aux techniques du faux bois.



