Fabriquer (Vie des objets. Ch. 66)


Dimanche 18 mars 2018, 19h, 93bis. Il y a une semaine, au marché aux puces de Montreuil, ces cinq meubles miniatures ont été séparés d’autres, un fauteuil, une commode, une table basse, etc. Leur référence — le repas familial — , leur style — la modernité de l’après-guerre —, leur simplicité — les pieds sont des clous —, racontent une histoire d’enfant dont le père s’est amusé lui-même à fabriquer des jouets. Dimensions de la scène : 17 x 17 cm.

Bleue et bleue


Dimanche 18 mars 2018, 17h, 93bis. La fourme d’Ambert est un fromage au lait de vache moulé en blocs cylindriques de 19 cm de haut sur 13 cm de diamètre. Pour la vente, c’est une tranche de 1,5 cm d’épaisseur qui est posée ici sur une assiette de porcelaine de chez Habitat. Cette pièce appartient au service créé par les frères Bouroullec et nommé AIO dans lequel le diamètre standard est de 15,5 cm, avec des bordures de 1,5 cm. Le bleu de la porcelaine vient d’un oxyde de cobalt léger, le bleu du fromage est celui d’un pénicillium qui provient du seigle. Les deux parties se réclament d’une fabrication traditionnelle du Massif central.

Apprendre (Vie des objets. Ch. 65)


Dimanche 11 mars 2018, 21h. Un récipient pour boire fabriqué artisanalement à Tajimi, dans la préfecture de Gifu, Japon, dans sa glaçure rose craquelée et marquée de tout petits trous, traditionnelle. Il explique sa forme au manipulateur, manieur, buveur. Il est ce soir dans une main marquée par onze heures de suite d’apprentissage du tournage en poterie. Apprendre en prenant, se former à la forme. Billets « Se former » et « Apprendre ».
Note : on lit dans Red Brick Black Mountain White Clay, de Christopher Benfey (Penguin Books, p. 31) : I knew in my hands what bricklayers have known for a thousand years: that bricks are human scale, made by hand to fit in the hand.

Radis de bobos


Mardi 6 mars 2018, 16h30, square Trousseau, faubourg Saint Antoine, Paris 12e. Prenant une bière au gingembre à la terrasse chauffée du café Le Square Trousseau, apparition inattendue d’une toute petite assiette de radis. Se trouvait ici autrefois l’Hôpital des Enfants Trouvés.

Photo 1 et photo 2



Lundi 5 mars 2018, 23h, 93bis. Des archives : deux photos successives, marquées 1 et 2, des deux classes de garçons réunies de l’école de Saint Laurent en Royans, Drôme, prises au printemps 1947 par le photographe Studio Moderne Art Photo, E. Rebattet, Châteauneuf de Galaure, Drôme. Ma mère Emma et mon père Émile sont les instituteurs. Je figure là à l’âge de deux ans. Longtemps, j’ai trouvé les visages sévères, mais la deuxième image, retrouvée récemment, montre des sourires. Elle fait alors ressortir la première comme plus sérieuse, plus conforme à ce que devait être une photo de classe.

Leur pomme


Mardi 27 février 2018, 16h, 93bis. La vue de pommes, colorées, présentes, invite à la nature morte. L’adjectif possessif se fait entendre : « ma pomme », « ta pomme », « sa pomme », mais aussi « nos pommes », « notre pomme » ou encore « leurs pommes », « leur pomme ».

Langage de signes


Dimanche 25 février 2018, 16h30, Palais de Tokyo, Kader Attia & Jean-Jacques Lebel, exposition L’Un et l’Autre. Tapa cache-sexe réalisé dans de l’écorce battue avec des motifs à l’encre végétale — langage de signes —  par les Pygmées Mbuti de la province d’Ituri en République démocratique du Congo au début du XXe siècle, collection Kader Attia.