
Vendredi 27 juillet 2018, 11h30, au-dessus de La Chapelle, hameau de Jarsy, Bauges. Elles accompagnent le chemin comme un garde-corps, comme une palissade vigoureuse. Renseignement pris, ces belles fougères familières, grandes fougères, fougères aigles, sont invasives — reines du rhizome — et très toxiques.
Roche qui tombe


Vendredi 27 juillet 2018, 11h, massif des Bauges, au nord de Jarsy. Le ruisseau de Chérel est un torrent. Il a fait son torrent et persiste à faire chuter les roches qui emportent d’un côté la route et de l’autre le chemin. Mais un bloc d’un mètre de haut, dans sa géométrie stratifiée, s’est arrêté en majestueuse table.
Une source libre

Vendredi 27 juillet 2018, 10h, géoparc mondial UNESCO, massif des Bauges. En remontant la vallée du ruisseau de Chérel, dans le hameau de Précherel, l’une des fontaines — un lavoir — qu’alimentent d’innombrables sources de la montagne, les eaux karstiques d’un massif particulièrement arrosé par les pluies.
La façade de la grange


Mercredi 25 juillet 2018, 11h30, Jarsy, massif des Bauges, Savoie. Remarquée, cette façade accomplie, avec ce signe surprenant et évident d’une inventivité qu’on nommerait aujourd’hui trop vite « design » : inscrite symétriquement sur deux planches, l’ouverture demi-circulaire qui supporte la lampe et son abat-jour, d’abord pour l’extérieur mais aussi pour l’intérieur, qui fait écho à la chatière.
Voir : http://jlggb.net/blog6/2018/03/23/dabord-du-bois/
Les courbes des planches
Faire école (Vie des objets. Ch. 70)

24 juillet 2018, 12h, massif des Bauges, Savoie. Le prie-Dieu est avec quelques autres semblables, tous anciens, marqués pour se distinguer, rapportés comme pour un petit musée dans la chapelle de la Lézine, récemment reconstruite par des bénévoles, au-dessus du village d’École. Il témoigne en lui-même d’un savoir-faire d’ébénisterie et de restauration. De transformation aussi puisque son casier fermé peut contenir des livres, pas seulement le missel, des choses. De là s’offre un panorama commenté, avec des notes de géologie, de géographie, de géographie humaine, d’histoire. L’habitat est ici regroupé au milieu de champs plats — une plaine de moraines —, le plan en croix du village a été en partie préservé lors de la reconstruction. Car École a été incendié en juillet 1944, alors que la Gestapo et des Français habillés en soldats allemands tuaient des otages, des résistants, des réfugiés juifs d’Alsace.
N° 70 du blog La Vie des objets : http://jlggb.net/objets/?p=226
Les trois ingrédients

Lundi 23 juillet, 19h, Jarsy, Massif des Bauges, Savoie. Le retour dans ce village s’offre dans ses ingrédients : les pierres — dont celles, plates, en barrière — ; le bois en bûches empilées ; la verdure des arbres et des prés.
Voir : http://jlggb.net/blog5/?p=1653
paix

Lundi 23 juillet 2018, 13h, Jarsy, Massif des Bauges, Savoie. Jarsy fut un lieu de la résistance marqué par le Parti communiste. Ce slogan, tracé sur un bâtiment municipal, rappelle l’opposition à la guerre mais aussi un différend : ne pas adhérer explicitement à une lutte pour l’indépendance de l’Algérie.
Couleurs du soir
Stabilité de l’empilement
Le Livre d’image

Vendredi 20 juillet 2018, 16h13, Lausanne. Dans son studio de Casa Azul Films, Fabrice Aragno montre, spécialement pour nous, Elisabeth et moi — pour La Couleurs des jours —, le dernier film de Godard, Le Livre d’image, dont il est le principal artisan mais aussi le producteur, avec Mitra Farahani. Structuré comme « les cinq doigts de la main », le film ouvre sa cinquième partie avec le titre « La région centrale ». Il emprunte ici brièvement des images au film de Michael Snow, La Région centrale, 1970, trois heures d’une exploration panoramique de l’environnement, depuis le point où la caméra-robot répond à un programme de mouvements.

Supplément : Fabrice Aragno a saisi le moment, au début de l’année 2018, où Mitra Farahani rend visite à Godard pour qu’il lui explique le plan de son film.
Désordre rangé

Vendredi 20 juillet 2018, 12h01, rue Caroline, Genève. Le renfoncement des entrées d’un immeuble des années septante présente des carreaux où l’on reconnaît des pierres. Ce ne sont pas de fausses pierres mais bien des cailloux, des galets, sciés et polis comme sait le faire le granito. La diversité, l’aléatoire, la singularité s’arrêtent aux bords du carré, mais trouvent à se répéter.


