Retour sur le rouge des bambole

Le tissu rouge du canapé Le Bambole est disponible en échantillon. Scanné, il donne l’image ci-dessous. Si l’on cherche à mesurer les rouges qu’elle contient, on trouve notamment, de haut en bas : Pantone 180 (rouge vif), Pantone 1805 (rouge plus sombre). Il y a aussi le rouge Pantone 484 (sombre). Quand on se reporte à la photo publiée (voir Berlin, 1er février 2008), on trouve le Pantone 485, mais si on en baisse la luminosité de moitié, alors on retrouve le Pantone 484. Autrement dit, l’impression de Berlin est amplifiée mais juste.rouge_bb_2030700.jpg

21 mars 1968

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« L’Affaire Langlois, Grenoble, 21 mars 1968 », affiche, 36×54 cm, impression offset, bichromie.

Le 21 mars 1968, se tient à Grenoble, au cinéma Le Rex, une « Réunion d’information sur l’affaire Langlois ». De nombreux cinéastes et acteurs viennent à la tribune (François Truffaut, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Marie Dubois, Michel Simon, etc.). Cette manifestation est organisée notamment par les Amis de la Cinémathèque de Grenoble (une antenne de la Cinémathèque française qui organise, depuis plusieurs années, plusieurs projections par semaine), le Ciné-club universitaire de Grenoble (avec notamment Jonny Ebstein, Alain Bouverot, Michel Warren). L’affiche est signée Boissier + Boucher. Elle est imprimée à l’Association générale des étudiants de Grenoble.

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Pierre Moinot (1920-2007)

Note pour la dialectique de l’histoire : l’affaire est menée au ministère de la culture par Pierre Moinot (directeur des arts et des lettres), lui même acteur central de la création des maisons de la culture. Le poste de graphiste-imprimeur-photographe à la Maison de la culture de Grenoble, occupé à ce moment là et jusqu’en juillet 1968, lui est donc indirectement dû. Quinze années plus tard commencera une collaboration avec Martine Moinot au Centre Pompidou (Les Immatériaux, « Les Chemins du virtuel », La Revue virtuelle) et l’on rencontrera ce fils d’instituteurs, résistant, haut fonctionnaire, militant de la culture et des droits de l’homme, écrivain, académicien.

Polychromie vernaculaire (ocre-jaune, vert, rouge)

Au restaurant italien Okey, rue du Faubourg Saint-Antoine, cette rencontre de couleurs, présente à l’esprit (voir la polychromie pour Isaline adaptée de Le Corbusier).

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Vendredi 14 mars 2008, vers 11h15.

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Tentative d’extraction des couleurs principales.

Remarque 1 : dans les physichromies de Cruz-Diez, et en particulier dans celle qui a été adaptée pour la couverture du catalogue Cinétisme-Spectacle-Environnement de Grenoble (mai 1968), on constate, dans la juxtaposition de bandes rouges et vertes, l’apparition virtuelle d’une troisième couleur, le jaune-orange. D’où la logique, dans la polychromie de Le Corbusier, d’un jaune-orange pris comme base du rapprochement rouge-vert.


Conception de cette couverture : Frank Popper, Carlos Cruz-Diez, J.-L.B., 1968.

Remarque 2 : le site labs.ideeinc.com propose un instrument de sélection d’images, prises dans une banque de photos sur Flickr, à partir d’une gamme de quatre couleurs. Ainsi, les quatre couleurs extraites seront réinjectées dans une collecte :

Remarque 3 : cherchant ces couleurs sur le Web, plusieurs drapeaux arrivent, dont celui du Ghana.

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Puis le fond de page d’un site consacré au Ghana.

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Et puis on voit que la fenêtre du système Mac où nous sommes présente elle même ces quatre couleurs.

Une chose est troublante : on cherche depuis longtemps à trouver des liens qui conduisent d’image en image sant faire appel au langage (un principe de reconnaissance des formes, donc). Mais finalement, même si ces couleurs ne sont pas nommées, elles sont bel et bien désignées par des codes. Ainsi, en RVB, le rouge du drapeau est [214, 1, 33], le jaune [253, 205, 1], le vert [99, 174, 32]. On n’en sort pas, Rousseau nomme ça un « supplément ». jlggbblog.jpg

Couleurs remarquées (3, corbuséennes, suite)

Fondation suisse, Cité universitaire, Paris, dimanche 10 février 2008.
Repérage de la polychromie de Le Corbusier (suite).
Voir aussi : Couleurs remarquées (1)


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Hall d’entrée.

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Portes de chambres.

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Radiateur dans le couloir du 3e étage.

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Peintures de Le Corbusier, banquette du palier du premier étage.

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Fabrique de couleurs (Suisse)

Design remarqué : canapé rouge

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À Berlin, côté ex Ouest, c’est-à-dire non loin du Ku’damm (Kurfürstendamm), chez Modus Möbel (Wielandstraße 27-28), vendredi 1er février 2008, vers 13 heures. Voyant ce canapé, on se dit : voilà un canapé. Pas un divan (plat et ouvert, un peu dur) à la Freud (là, le Charles, chez le même éditeur B&B, serait mieux placé), mais accueillant pour s’y bloquer, et surtout très rouge. Il s’agit de Le Bambole (Les Poupées) de Mario Bellini (né en 1935), dessiné en 1972 : un succès, un classique, « un oreiller en 3D ». Il est réédité en 2007. Les photos de Oliviero Toscani avaient beaucoup fait pour ce succès des Bambole. Pour s’assurer une nouvelle clientèle (ou la clientèle de ceux qui n’en avaient pas encore les moyens dans les années 70), B&B reprend Toscani, qui cette fois prend pour modèles deux jumelles de 11 ans, « Bambole du futur » (voir tout ça, et aussi un entretien avec Mario Bellini, sur le site de B&B, ci-dessous).

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Toscani

B&B Italia

Ostalgie

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Berlin, jeudi 31 janvier 2008, 16h53. Trouvé en cherchant autre chose, le magasin VEB Orange (Wohnaccessoires der 60er/70er Jahre, Oderberger Str. 29, Prenzlauer Berg, Tel. 97 88 68 86, www.veborange.de) qui figure souvent dans la liste des monuments à visiter à Berlin. VEB est l’acronyme de Volkseigine Betrieb (magasin d’État de la RDA).

Samedi 2 février à 11h22, Alexanderplatz, le Grand magasin Kaufhof a été refait de fond en comble (juin 2004 – mai 2006), beaucoup regrettent la façade alvéolée en aluminium. La modernisation d’Alexanderplatz est comme un coup de nostalgie moderne qui ferait revenir, par dessus les années post staliniennes (60-70), à quelque chose de plus germano-soviétique encore. Ces bâtiments ont obtenu en 2007 le prix de la Pierre naturelle.

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alex_web_0.jpg Années 70

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