La dérive photographique

Il ne s’agit pas de « La Dérive » mais au contraire des déterminations (aléatoires certes) de la trajectoire (on va quelque part, le bus y va mais est détourné par une manifestation, les voyageurs continuent à pied, on suit quelqu’un qui accroche le regard). Mais plutôt de cette dérive qui consiste à croire que la prise de vue va suppléer aussi bien à l’instant qu’à la mémoire. On se sert du téléphone puisqu’on l’a sous la main.

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Faubourg Saint-Antoine, mardi 17 juin 2008, vers 15h, une manifestation à la Bastille. Un mérite de la saisie : l’agencement, dans la perspective, de la diagonale des sangles.

Par-dessus bord, à juste raison désabusée

Au Théâtre de la Colline, samedi 14 juin 2008, de 14h30 à 17h30 et de 18h30 à 21h : Par-dessus bord, de Michel Vinaver (1967-1969). D’abord un texte formidable. Une grande troupe d’acteurs avec suffisamment de numéros de virtuoses. Et une mise en perspective du théâtre lui-même aussi subtile et ironique que la vision historique et politique : à juste raison désabusée (détrompée, éclairée, sceptique, clairvoyante dit le TLFi — Trésor de la langue française informatisé).

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21h09 : le salut (30 comédiens, 4 musiciens).

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Michel Vinaver (photo Ted Paczola).
À écouter : Entretien et documents sonores sur la pièce : France Info.

Pour écouter l’entretien avec Claire Bodéan à France Info, 27 mn, cliquer ci-dessous :
[audio:http://jlggb.net/blog/wp-mp3/Vinaver_FI.mp3]

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Télécharger et lire ce Cahier du TNP, en paticulier page 7, « Laisser venir tout ce qui vient ».

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Pour faire le lien avec le TNP de Chaillot.

Critique à lire dans le Monde : L’épopée capitaliste de Michel Vinaver

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Papiers

Samedi 7 juin 2008, 14h, Paris, Bourse du travail, rue Charlot, boulevard du Temple.

 « Sur les murs de la Bourse du travail rue Charlot à Paris, des photos. Des polaroids agrandis à la photocopieuse, collés en ligne comme des affiches. Sur les photos, des hommes et des femmes, deux par deux, de tous âges, de toutes les couleurs de peau. L’un des deux tient une pièce d’identité bien en évidence devant l’objectif: passeport, carte d’identité, permis de conduire. L’idée a germé il y a un an dans la tête de Fabien Breuvart, photographe spécialisé dans les portraits. «Il s’agit simplement de montrer, par ces photos, que la seule différence entre ces travailleurs et les autres, c’est un bout de papier.» Cet habitué des collages urbains mettant en scène des photos d’anonymes officie au marché des Enfants-Rouges, dans le IIIe arrondissement à Paris, à deux pas de la Bourse du travail. Il y a plusieurs mois, il parle de son idée à Sissoko, qui fait le ménage au marché et est devenu depuis l’un des leaders du mouvement des salariés sans-papiers. »

Lire la suite de cet article dans Libération.

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Sensitive-sensitifs 1995-2008

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L’installation Moments sensitifs (2000-2008), nouvelle version de La Morale sensitive (2001) — image projetée sur la table, texte projeté au mur, japonais ou anglais —, est exposée depuis le 18 avril 2008 à ICC (Inter Communication Center, ouvert en 1997), dans l’exposition Open Space 2008, jusqu’au 8 mars 2009 (commissaire : Yukiko Shikata).
En 1995, dans la galerie de préfiguration de ICC, c’était l’exposition personnelle La Logique sensitive (commissaire : Masato Shirai).

Occupation (7. Porc pané)

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La maison Maisen (???) à Omotesando (voir « Un monument restaurant », 10 décembre 2007) est un restaurant renommé dans tout le Japon pour ses tonkatsu, côtelettes et escalopes de porc frites et panées (de porc noir chinois, à l’origine). Mercredi 16 avril 2008 à 12h18, dans la grande salle, le garçon à casquette (Endless Night Fever) et sa grand-mère (probablement) viennent de terminer leur repas.