
Mercredi 5 octobre 2022, 17h, MNAM Centre Pompidou. Les tout premiers portraits de cette grande exposition « Alice Neel, Un regard engagé », le jour de son ouverture, sont une série de quatre autoportraits au photomaton. Il y a deux sourires forcés, un regard de biais et un regard de face. Quand on s’est attaché à tant de ses portraits généreusement présents, vécus et aigus, que l’on a tenté de retenir en les photographiant, une minuscule image d’elle semble tout dire.
Catégorie : Art
Fabrique d’un moment



Dimanche 18 septembre 2022, midi, Musée Ariana, Genève. Dans l’exposition Migration(s) « 33 artistes, 20 nationalités représentées », Léandre Burkhard,Urban Wheel, 2019, installation, poterie, film. Son travail connaît deux versants, une création de céramiques plastiques et sculpturales et des événements centrés sur la production d’objets en terre associant d’autres personnes et leur contexte. Résident en Chine, en particulier aux Beaux-Arts de Chine de Hangzhou, il a repris le principe d’un antique tour qui demande l’intervention d’une deuxième personne. Une relation, un dialogue provoquent l’existence d’un objet qui va en être le témoin solide.
Pace Rebus Arte



Samedi 17 septembre 2022, 17h30, Carouge. Le Parcours céramique carougeois 2022 nous a conduits ici, aux Halles de la Fonderie. Mais c’est en sortant qu’une pierre a retenu notre attention. Elle qui, avec une matière, une forme, une masse sans égale, nous parlait bien plus que les sculptures de céramique. Je retiens fermement la porte ouverte, je ne suis pas inerte, la Liberté est ma cause. Puis elle nous a montré sa maison, finement construite, porteuse de la devise : livere, dulcedo, cordis, hominibus, pace, rebus, arte…
Céramique d’Orléans (Atlas du Gobelet)



Mardi 13 septembre 2022, 10h30, à l’angle de la rue de Bourgogne et de la rue du Boudon blanc. Le café vient d’être acheté un peu plus loin à gauche et il est rapporté dans ce bâtiment, vers l’atelier de céramique où se tient le workshop (digital) Soba Choko avec étudiantes et étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Un four en dôme de terre


Mercredi 7 septembre 2022, 14h, Centre céramique contemporaine, La Borne. Dans le prolongement des espaces d’exposition se trouvent plusieurs fours à bois. Four Olsen, four anagama, four Girel et aussi un petit four en dôme de brique et de terre. Cette forme évoque celle d’une fourmilière : https://jlggb.net/blog8/2022/08/10/le-dome-dune-fourmiliere/
Treize ans

Vendredi 2 septembre 2022, 20h, Paris. Le hasard d’une recherche automatique dans l’ordinateur — on ne peut désormais rien trouver autrement — rétablit cette photo : pas manquée, au contraire. C’était dans la grande cafétéria du pavillon central de la biennale de Venise, transformée avec vigueur et quelque chose comme une gaîté par l’artiste Tobias Rehberger. C’était il y a treize ans.
Le numéro 44 de La Couleur des jours

Jeudi 1er septembre 2022, 20h. Il y est question de fin, de monument, d’avenir et aussi de diagonales, d’ombres obliques. C’est dans le numéro 44 de La Couleur des jours, automne 2022. http://www.lacouleurdesjours.ch/
Pointer (La vie des objets. Ch. 114)

Samedi 27 août 2022, 22h, Paris. Arrivé expressément du Japon, le soba choko ancien de porcelaine d’Imari, dans la version courante et notoire « flèche », est choisi pour montrer comment le digital de l’exposition à venir (digital) Soba Choko à La Borne est aussi et peut-être d’abord une manière de dire désigner, exhiber et manipuler, et aujourd’hui de pointer le workshop #motifs avec Anne Reverdy qui a lieu là-bas dans une semaine.
L’Escalier


Samedi 20 août 2022, 11h30, Musée de Valence. On est là aussi pour revoir : Étienne-Martin, L’Escalier, 1984, bois, métal, plexiglass. Avec une attention particulière, non seulement au tronc, escalier hélice de fer, aux deux côtés, rouge et vert, mais au derrière, le cube bleu retenu par une poche de grillage.
Pour apprécier les variantes



Dimanche 17 juillet 2022, 22h, Paris. Il est arrivé par FedEx vendredi 15, trois jours plus tôt qu’annoncé par Buyee de Yahoo Japan. Le 9, il était In Storage, à envoyer comme paquet de 320 g. Le 7, c’était la Winning Auction, pour 3000 yens. Il n’y a pas eu de concurrence pour cet objet qui n’intéresse pas les collectionneurs. Classique, banal, mais précisément à collecter pour ses variantes. Ce soba choko de porcelaine, de la région d’Arita, est mentionné plus largement comme koimari, « ancien d’Imari », le port d’où partait la porcelaine, et Edo chūki, le milieu de l’époque Edo qui va de 1603 à 1868, alors qu’il peut être de la fin de Edo, sinon de l’Ère Meiji, de 1868 à 1912. Son décor est nommé ichimatsu, du nom d’un comédien savant et populaire de Kabuki, Sanogawa Ichimatsu, 1722~1762, dont l’habillement est marqué par des tissus en damier, carrés sombres et clairs et texturés. La plus marquante est nommée 格子文, kōshimon, on dira treillis, en s’attachant à la retrouver en divers endroits où elle a pu exister dans l’histoire et par le monde, du fait d’une logique de construction. La variabilité est le fait d’une multiplicité qui renforce l’appréciation d’un savoir-faire. Les « défauts » n’ont rien d’une maladresse mais relèvent du coup de main. La petite figure du fond semble d’abord une signature mais elle est attachée au motif extérieur. On doit encore éclaircir ce détail.