Gerhard Richter, compte rendu de visite


Dimanche 8 juillet 2012, 13h-16h, Musée national d’art moderne, Paris, exposition Gerhard Richter, Panorama.


Tisch, 1962, huile sur toile, « le premier tableau inscrit dans le catalogue raisonné de Richter, après que l’artiste ait détruit toutes ses peintures précédentes. »


Auschnitt (rot-blau), 1970, huile sur toile.


Betty, 1977, huile sur toile. Voir « 17.07.2007 : Documenta, Richter » : http://jlggb.net/blog/?p=484


Glenn, 1983, huile sur toile (détail).


Venedig, 1986, huile sur toile.


Gegenüberstellung (18 octobre 1977, Ulrike Meinhof), 1988, huile sur toile (détail).


Betty, 1988, huile sur toile.


Lesende, 1994, huile sur toile (dr).



Strip, 2011, impression numérique (détail et vue dans le contexte de la salle).

Esthétique simultanéiste du cru


Mardi 3 juillet 2012, 13h45, restaurant Kim & Kim, rue Chevreul, Paris 11e. Ce petit restaurant familial authentiquement coréen est bon marché et d’une réputation justifiée. Avant de cuire, le bœuf aux légumes — avec du calamar ensuite — offre une jolie image colorée dans son cercle de barbecue. On note que c’est en 1839 que le chimiste Eugène Chevreul publie De la loi du contraste simultané des couleurs et de l’assortiment des objets colorés dont l’influence artistique se prolonge jusque dans cette photo.

Notice Cnrs, ici.
Notice sur deux livres de Chevreul, ici.

Le cercle chromatique de Chevreul. (dr)

Des collections : deux pièces de tissu offertes par Navin Rawanchaikul


Mercredi 6 juin 2012, 20h, Aix-les-Bains, rue Isaline. La loggia de la chambre était aujourd’hui habillée de deux pièces de tissus de couleurs vives qui proviennent de la biennale de Lyon de 2000 (Partage d’exotismes, Cinquième biennale d’art contemporain de Lyon, Halle Tony Garnier, Jean-Hubert Martin commissaire) où elles étaient données aux visiteurs pour leur libre usage. C’est-à-dire que l’œuvre de Navin Rawanchaikul, né en 1971, Thaïlandais et Indien, consistait précisément à donner ces pièces de tissus traditionnelles. Controversée (mais intéressante), cette exposition nous aura donc procuré, 12 ans après, des rideaux qui s’assortissent fort bien aux plantes et au paysage.

Une aire de jeu signée Buren



Dimanche 27 mai 2012, 13h30, Grand Palais, Paris. Le Monumenta de Buren n’est pas monumental. Excentrique(s), Travail in situ offre une aire de jeu d’aspect démocratique, qui sait éviter le grandiose et le luxe. Dans un journal gratuit du métro, le 9 mai, jour de l’inauguration, je lisais :

« Comment imaginez-vous la réaction du public ?
— Je n’en ai aucune idée. Monumenta, c’est comme un don, sans fonction ni raison. Je sais ce que j’essaie de réaliser, c’est tout. En revanche, je fais en sorte de donner au public toutes les clés pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Plus c’est aléatoire, moins il y a de liberté. Plus c’est contrôlé, plus la liberté peut s’exprimer. C’est pour cela que j’aime les œuvres publiques, parce que ce sont elles qui posent le plus de contraintes. »

On peut être d’accord avec ça. Mais alors, il faudrait que l’exécution soit impeccable (les poteaux verticaux sont souvent de travers) et que la poussière soit constamment enlevée sur les disques colorés des « toits » et sur les miroirs circulaires au sol.