
Mercredi 22 février 2012, 13h. Platanes de l’allée Buffon du Jardin des Plantes, Paris, 5e. Où l’on constate que l’ordre et le chaos font bon ménage.
Catégorie : Monuments
Ouf, merci Aspro !


Mercredi 15 février 2012, 14h45, boulevard Saint-Michel, à l’angle de la rue de l’Abbé de l’Épée (place Louis Marin), le monument aux découvreurs de la quinine, Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou. Au débouché de la sortie sud de la station Luxembourg du RER, la sculpture a été longtemps pour nous un point de repère et l’objet d’un private joke prononcé rituellement : « Ouf, merci Aspro ! » Une double statue monumentale des pharmaciens vêtus de toges, inaugurée en 1900, fut fondue durant l’occupation. Le monument actuel, de Pierre-Marie Poisson (1876-1953), la remplace depuis 1951. Ce changement, qui suscita une polémique en 1948, est souvent cité pour illustrer les changements de goûts en matière de monuments. Voir Maurice Agulhon : http://www.cairn.info/revue-mil-neuf-cent-2003-1-page-9.htm
Des archives : Doisneau 1/4



Lundi 14 février 2012. Cette année est le centenaire de Doisneau. Des archives : photographies inédites dans leur cadrage original. 1981, une idée nous est venue : monter une exposition des photographies de Robert Doisneau en Chine. Yann Pavie, qui a travaillé au Musée d’art moderne de la ville de Paris à l’exposition de Doisneau « Les Passants qui passent », du 11 juin au 2 septembre 1978, puis l’a montrée à la Maison de la culture de Grenoble, du 26 septembre au 16 novembre 1980, organise un rendez-vous au 46 place Jules Ferry à Montrouge dans le courant du mois de juin 1981. On verra dans de prochains billets comment les choses vont se passer. Photos ©jlggb 1981.
Voyage à l’abbaye de Saint-Riquier


Jeudi 9 février 2012. Entre midi et 17h, rendez-vous à l’abbaye de Saint-Riquier, près d’Abbeville, dans la Somme. L’Abbatiale a été construite entre le XIIIe siècle et le début du XVIe. Sa pierre blanche lui donne un intérieur éblouissant. De très belles statues dont on nous dit qu’elles sont exemplaires de l’art picard.
Des archives : intersection d’un cône et d’un cylindre

Puisqu’il est question de géométrie descriptive dans l’article précédent, ressortons cette épure, la N°13 de l’année 1962-1963. Rappelons que la descriptive est une méthode qui permet de déterminer des formes géométriques par le pur dessin. Ici, trouver l’intersection d’un cône et d’un cylindre dont on connaît les dimensions et les positions relatives dans l’espace. Je m’étais amusé à mettre des dégradés de couleurs et des reflets, ce qui me valu la remarque de mon professeur (l’une des classes qu’on nommait hypotaupe au Lycée du Parc de Lyon) : « Vous auriez dû faire les Beaux-Arts ». Ayant eu sous les yeux et entre les mains des épures authentiques du temps de Monge, à l’aquarelle et au lavis, — pour l’exposition Image calculée à la Cité des sciences en 1990 — j’ai mesuré combien elles pouvaient être infiniment précises et raffinées. Mercredi 1er février 2012, 22h30.
Les paisibles mais rapides moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu



Samedi 21 janvier 2012, 15h, Chambéry, Les Charmettes. Dans la maison, où peut-être aujourd’hui encore, il n’y a pas d’électricité, cette porte en trompe-l’œil. Dans l’annexe dédiée aux expositions, cette chaise scolaire type Mullca 510 (voir : http://jlggb.net/blog/?p=380) qui reste à coup sûr de notre exposition d’il y a maintenant près de dix ans, ici même : Moments de Jean-Jacques Rousseau. Et ce panneau, inauguré hier matin par le ministre de la culture : un nouveau label « Maison des illustres », certainement une bonne nouvelle pour Les Charmettes, mais cette citation, qu’il conviendrait de compléter, sinon c’est un contresens :
Ici commence le court bonheur de ma vie; ici viennent les paisibles mais rapides moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu.
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre VI.
Entendu : Pierre Bergounioux sur Rousseau
« Nous n’avons que quatre philosophes […] Or ils présentent tous cette particularité de parler à proximité immédiate de la vie. »
Vendredi 20 janvier 2012, 18h30, Chambéry, salle du Manège, ouverture de l’année Rousseau avec plusieurs discours. Pierre Bergounioux, écrivain, fait, sans notes, une belle intervention en forme de leçon dont on peut écouter l’enregistrement ci-dessous :
Journée portes ouvertes





Mercredi 18 janvier 2012, 14h-18h, Genève. Journée portes ouvertes à l’école d’art. J’en profite pour sortir et faire un grand tour. Après Plainpalais et le BAC pour l’exposition des photographies « volées » dans le métro parisien de Chris Marker, Passengers, je vais aux Eaux vives où je vois le jet d’eau, pour la première fois du plus près possible. Je prends le bateau navette La Mouette jusqu’aux Paquis, puis de nouveau jusqu’à la place Mollard. Pour voir l’exposition de Damien Hist, The Complete Spot Paintings, je sonne au 19 place de Longemalle pour accéder au premier étage, à la galerie Gagosian (l’affichette est en Cooper Black). Ayant traversé les magasins Globus et Coop, je passe le pont de la Machine, je remonte jusqu’au magasin Manor. La mention « RR » est énigmatique. Il faut avoir connu, il y a dix ans au moins, le panneau lumineux « Rez Rousseau » pour le décrypter. À Genève on dit couramment rez pour rez-de-chaussée et celui-ci est au niveau de la rue Jean-Jacques Rousseau; l’autre, le « RC », est au niveau de la rue de Coutance. Dans le bâtiment James Fazy de l’école, je visite l’atelier de fabrication numérique et je tombe sur le masque mortuaire de Rousseau, reproduit à la prototypeuse à poudre, à la demande d’une exposition de la Ville. L’exemplaire qui est là a connu quelques défaillances, il lui manque quelques couches. Objet intéressant.
300e anniversaire de Rousseau : http://circonstances.net/

Lundi 16 janvier 2012, 18h30, librairie Alexandre et Raymond Illi, 20 Grand-Rue à Genève (non loin de la maison natale de Rousseau). Une édition des œuvres complètes de Rousseau, la scène de l’« Idylle de Thônes » (qui nous a inspiré le projet Moments, voir ici) dans l’une de ses multiples représentations (ici Rousseau est gaucher, du fait de la copie). C’est l’occasion de lancer le site : http://circonstances.net/ où sont réunis des projets anciens et nouveaux : les installations et le CD-ROM Moments de Jean-Jacques Rousseau, 2000; l’exposition documentaire Les Jours de Jean-Jacques Rousseau, 2001; le projet « Rousseau retrouvé », 2012.
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300e anniversaire : l’île Rousseau de Genève est rénovée

Lundi 16 janvier 2012 (jour de mon 67e anniversaire — Rousseau a vécu 66 ans), 13h (juste avant la séance avec les élèves du collège Rousseau pour le projet « Rousseau retrouvé »). Il en était question, maintenant c’est fait, l’île Rousseau de Genève est rénovée (à l’occasion du 300e anniversaire). L’espace a été éclairci, nettoyé, mais aussi aménagé, et ce n’est pas très heureux : il y a une espèce de toit cylindrique pour des panneaux et des vidéos. Mais il s’agit probablement d’une scénographie liée à l’événement, provisoire. Les grands platanes sont là, mais pas les peupliers promis, ou alors ils sont encore petits (car l’île, inaugurée en 1835, se réfère à l’île des peupliers d’Ermenonville). Ce qui ressemble à une bonne initiative : la statue (James Pradier, 1830) a été tournée vers les promeneurs qui arrivent par les passerelles. On dit qu’elle était tournée ainsi à l’origine. Pourtant, à partir de la façon dont Rousseau préfère la fête au théâtre (Lettre à d’Alembert sur les spectacles), on pourrait formuler la remarque suivante : avant, la statue faisait face au lac, certes barré par le pont du Mont Blanc, une véritable autoroute. Mais avant, on pensait à ce qui se présentait à Rousseau (« Il me fallait cependant un lac » dit-il à propos de l’écriture de La Nouvelle Héloïse dans Les Confessions, Livre neuvième), Rousseau et nous regardions ensemble le lac. Maintenant, le lac sert de décor à une statue, à un Rousseau qu’on donne en spectacle, car on pense aux « gens », aux touristes. C’est peut-être ça le rousseauisme du XXIe siècle.