Trait noir, rouge framboise (#980019), vert (sans nom : #19604D), gris-vert, blanc. Échantillon du tissu du couvre-lit fait à Valence en 1956 (à vérifier).
Salle A-072
Ce qui reste de Vincennes, au moins cette table qui est au centre de l’image : piètement acier laqué epoxy, cadre aluminium, plateau stratifié gris clair, 60 x 120 cm, très belle qualité, fabriquée par Mullca à Noisy-le-sec (fin des années soixante). Les chaises sont les classiques Mullca 510 de Gaston Cavaillon (1950), de diverses générations.

Mercredi 18 juin 2008, Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, département d’arts plastiques, séance de bilan pédagogique des licences, salle A-072 (ancien atelier de gravure).
La dérive photographique
Il ne s’agit pas de « La Dérive » mais au contraire des déterminations (aléatoires certes) de la trajectoire (on va quelque part, le bus y va mais est détourné par une manifestation, les voyageurs continuent à pied, on suit quelqu’un qui accroche le regard). Mais plutôt de cette dérive qui consiste à croire que la prise de vue va suppléer aussi bien à l’instant qu’à la mémoire. On se sert du téléphone puisqu’on l’a sous la main.
Faubourg Saint-Antoine, mardi 17 juin 2008, vers 15h, une manifestation à la Bastille. Un mérite de la saisie : l’agencement, dans la perspective, de la diagonale des sangles.
Exploration téléphonique
Par-dessus bord, à juste raison désabusée
Au Théâtre de la Colline, samedi 14 juin 2008, de 14h30 à 17h30 et de 18h30 à 21h : Par-dessus bord, de Michel Vinaver (1967-1969). D’abord un texte formidable. Une grande troupe d’acteurs avec suffisamment de numéros de virtuoses. Et une mise en perspective du théâtre lui-même aussi subtile et ironique que la vision historique et politique : à juste raison désabusée (détrompée, éclairée, sceptique, clairvoyante dit le TLFi — Trésor de la langue française informatisé).

21h09 : le salut (30 comédiens, 4 musiciens).
Michel Vinaver (photo Ted Paczola).
À écouter : Entretien et documents sonores sur la pièce : France Info.
Pour écouter l’entretien avec Claire Bodéan à France Info, 27 mn, cliquer ci-dessous :
[audio:http://jlggb.net/blog/wp-mp3/Vinaver_FI.mp3]
Télécharger et lire ce Cahier du TNP, en paticulier page 7, « Laisser venir tout ce qui vient ».
Pour faire le lien avec le TNP de Chaillot.
Critique à lire dans le Monde : L’épopée capitaliste de Michel Vinaver
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Design remarqué : fauteuils de gare
Remarqué, mais déjà depuis des années. Gare Cornavin à Genève, une fois la douane passée et avant de monter sur le quai, les fauteuils Herman-Miller de Eames sont ici tout sauf bêtement à la mode. Ils sont là (depuis quand ?) par un choix raisonnable et de bon goût (un peu austère).
Papiers
Samedi 7 juin 2008, 14h, Paris, Bourse du travail, rue Charlot, boulevard du Temple.
« Sur les murs de la Bourse du travail rue Charlot à Paris, des photos. Des polaroids agrandis à la photocopieuse, collés en ligne comme des affiches. Sur les photos, des hommes et des femmes, deux par deux, de tous âges, de toutes les couleurs de peau. L’un des deux tient une pièce d’identité bien en évidence devant l’objectif: passeport, carte d’identité, permis de conduire. L’idée a germé il y a un an dans la tête de Fabien Breuvart, photographe spécialisé dans les portraits. «Il s’agit simplement de montrer, par ces photos, que la seule différence entre ces travailleurs et les autres, c’est un bout de papier.» Cet habitué des collages urbains mettant en scène des photos d’anonymes officie au marché des Enfants-Rouges, dans le IIIe arrondissement à Paris, à deux pas de la Bourse du travail. Il y a plusieurs mois, il parle de son idée à Sissoko, qui fait le ménage au marché et est devenu depuis l’un des leaders du mouvement des salariés sans-papiers. »
Lire la suite de cet article dans Libération.
Essai (1. cerises, porcelaine)
Il neige, encore

La sculpture de Mars Vallett (1869-1957), Il neige (ci-dessus, par temps gris, le 1er juin 2008 et déjà dans « La nuit du musée »), se trouvait autrefois au carrefour de la rue de Genève et de la rue du Casino à Aix-les-Bains, telle qu’on la voit dans la peinture de Charles Cuzin (1907-1975) qui est chez Paule et Jean-Pierre P., à Paris. Vendredi 6 juin 2008, vers 13h, un rendez-vous improvisé dans leur appartement du 6e étage.

Charles Cuzin, (Neige à Aix les bains), date ?, collection particulière.
Cette vue se retrouve sur une carte postale présente sur le site des Archives départementales de la Savoie.
De l’avantage de la sculpture
Dimanche 1er juin 2008, retour au musée Faure pour vérifier des attributions et des dates : Alfred Boucher, Mars Willett, Rodin (voir « La nuit du musée »). Photographies en couleurs prises avec un objectif grand angle équivalent du 24 mm.


Alfred Boucher, Grand Nu féminin, 1895, Musée Faure, Aix-les-bains.
Alfred Boucher (1850-1934) pendant la construction du monument aux morts d’Aix-les-bains, dont il est l’auteur, en 1922 (à 72 ans donc, il en avait 45 quand il a produit le Grand Nu).














