Un autre hôtel en Vendôme

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Comme l’hôtel nommé hôtel (mais qui n’en est peut-être pas un) de la rue Bichat dans le 10ème (billet du 9 mars 2009), l’Hôtel du Brésil, rue Le Goff, Paris, 5e, a son enseigne en Vendôme (à quelques détails près, dont l’absence d’inclinaisons) mais aussi d’autres titres de noblesse : deux étoiles, résidence de Sigmund Freud entre 1885 et 1886 (il n’existe pas de mention de cet hôtel qui ne le rappelle, ce qui a, hélas, un certain attrait pour les personnes suicidaires).

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Vendredi 1er mai 2009, vers 15h.

freud-1884-1886Sigmund Freud entre 1884 et 1886 (vers ses 30 ans).
Photo collection du Freud Museum de Londres.

Note : L’enfance de Sartre (1905-1917) se passe rue Le Goff, au numéro 1 (à l’angle de la rue Soufflot).

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Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964.

Décor intéressant (Hôtel)

Il y a dans la rue Bichat (Paris, Xe), dans son extrémité haute, presque à l’angle de la rue du faubourg du Temple, un long immeuble (22 fenêtres) de deux étages seulement, probablement (et heureusement) voué à une destruction prochaine. Le traitement de la façade, les textures, les couleurs, l’enseigne en contreplaqué découpé, en font une manière de décor de cinéma. Qui plus est, typiquement parisien populaire. Les lettres, proches du Vendôme, un caractère encore très présent dans les enseignes, pourraient dater les choses des années cinquante, mais il n’est pas dit que ce ne soit pas plus récent — le côté décor, précisément.

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Lundi 9 mars 2009, 15h28.

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Le caractère Vendôme, un grand classique de la typographie française
Dessin : François Ganeau, 1951–1953. Fondeur : Olive.

Voir :  Un autre hôtel en Vendôme

Attraction et méfiance


Hegelplatz, Dorotheen Strasse, Berlin, 30 janvier 2009, 17h15.

Berlin 30 janvier. À cinq heures, il fait déjà nuit. En marchant rapidement (la galerie de destination ferme à 6 heures), c’est le mot HEGEL qui accroche l’esprit. C’est peut-être le gel : la réflexion chemine moins vite que les NewBalance, il faut revenir longuement sur ses pas pour chercher une vue possible. Circuler des jours entiers dans Berlin fabrique un carte de points, d’images-objets, de zones et de frontières, un enchevêtrement obsédant de cartes où les souvenirs-fétiches personnels cherchent à se caler sur ce qu’on connait de l’histoire, si l’on peut désigner ainsi un monde d’une complexité étourdissante.

On n’avait pas eu à penser à lui depuis quelque temps. Il existe donc encore quelque part, ici derrière l’université Humboldt, dans une imitation Beaux-Arts. Enregistrer son image est une façon de conjurer un malaise. Ne s’est-on pas réclamé de sa dialectique, sans en savoir bien plus. Pour éclaircir ça, il fallait retrouver, par exemple, cette citation de François Châtelet, dans Une histoire de la raison, Entretiens avec Emile Noël ( Points Seuil, 1992, p.169) : « […] il faut se méfier de l’hégelianisme, car, dans la mesure où il assigne un cours nécessaire au destin de l’humanité, il peut — et il a, hélas ! servi à — justifier des régimes de terreur comme étant des étapes nécessaires sur le chemin de la réussite. »


François Châtelet, Une histoire de la raison, Entretiens avec Emile Noël , Points Seuil, 1992
Photo : L.V.

Noyés

Lundi 8 septembre, 11h40, route D 1532, venant de Pont en Royans, arrivant à Saint-Romans (Isère), cette noyeraie inondée. Le samedi précédant, allant vers le sud sur l’autoroute (sur l’autre rive de l’Isère), une pluie torrentielle, de la Savoie jusqu’à la Drôme.


Latitude : 45° 6’8.47″N, longitude : 5°18’40.75″E