Super Normal



Paris, 10 juillet 2008. Naoto Fukasawa et Jasper Morrison s’entendent, dans leur livre Super Normal (LarsMüller, Baden, Suisse, 2007) sur le sens à donner à « super normal » et donc sur l’efficacité de cette expression pour repérer une certaine qualité des objets : la chaise d’Enzo Mari « Mariolina » (2002) et sa corbeille à papier « in attesa » (1971); un verre de Sori Yanagi, comme ses couverts; un cintre de chez Muji; le feutre à écrire de Pentel; la lampe « Tolomeo » de Giancarlo Massina et Michele de Lucchi (1986); la lampe « Amami » de Naoto Fukasawa; l’appareil photo-numérique « Ricoh GR » dessiné par Masahiro Kurita et Tatsuo Okuda, etc. Minimalisme, évidence de la forme-fonction, adhésion du public, sélection par l’histoire; etc.


Jasper Morrison et Naoto Fukasawa avec Sori Yanagi, Tokyo, 2006

Voir aussi l’exposition Super Normal, Triennale de Milan, du 18 au 23 avril 2007
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Un article dans Domus.


Naoto Fukasawa & Jasper Morrison, Super Normal. Sensations of the Ordinary,
Lars Müller Publishers, Baden, Suisse

Polychromie LC (suite)

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Fondation suisse, Cité universitaire, dimanche 29 juin 2008, vers 16h. Cette fois, visite de la chambre témoin, où est conservé l’ameublement d’origine. Relevé de couleurs, dont le vert d’un mur et l’ocre-jaune du carrelage du salon, le brun-rouge du plafond de la chambre.

Voir les articles précédents sur la polychromie de Le Corbusier : 4 janvier 2008 10 février 2008.

Salle A-072

Ce qui reste de Vincennes, au moins cette table qui est au centre de l’image : piètement acier laqué epoxy, cadre aluminium, plateau stratifié gris clair, 60 x 120 cm, très belle qualité, fabriquée par Mullca à Noisy-le-sec (fin des années soixante). Les chaises sont les classiques Mullca 510 de Gaston Cavaillon (1950), de diverses générations.

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Mercredi 18 juin 2008, Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, département d’arts plastiques, séance de bilan pédagogique des licences, salle A-072 (ancien atelier de gravure).

Par-dessus bord, à juste raison désabusée

Au Théâtre de la Colline, samedi 14 juin 2008, de 14h30 à 17h30 et de 18h30 à 21h : Par-dessus bord, de Michel Vinaver (1967-1969). D’abord un texte formidable. Une grande troupe d’acteurs avec suffisamment de numéros de virtuoses. Et une mise en perspective du théâtre lui-même aussi subtile et ironique que la vision historique et politique : à juste raison désabusée (détrompée, éclairée, sceptique, clairvoyante dit le TLFi — Trésor de la langue française informatisé).

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21h09 : le salut (30 comédiens, 4 musiciens).

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Michel Vinaver (photo Ted Paczola).
À écouter : Entretien et documents sonores sur la pièce : France Info.

Pour écouter l’entretien avec Claire Bodéan à France Info, 27 mn, cliquer ci-dessous :
[audio:http://jlggb.net/blog/wp-mp3/Vinaver_FI.mp3]

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Télécharger et lire ce Cahier du TNP, en paticulier page 7, « Laisser venir tout ce qui vient ».

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Pour faire le lien avec le TNP de Chaillot.

Critique à lire dans le Monde : L’épopée capitaliste de Michel Vinaver

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Continuer la lecture de Par-dessus bord, à juste raison désabusée

Il neige, encore

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La sculpture de Mars Vallett (1869-1957), Il neige (ci-dessus, par temps gris, le 1er juin 2008 et déjà dans « La nuit du musée »), se trouvait autrefois au carrefour de la rue de Genève et de la rue du Casino à Aix-les-Bains, telle qu’on la voit dans la peinture de Charles Cuzin (1907-1975) qui est chez Paule et Jean-Pierre P., à Paris. Vendredi 6 juin 2008, vers 13h, un rendez-vous improvisé dans leur appartement du 6e étage.

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Charles Cuzin, (Neige à Aix les bains), date ?, collection particulière.

Cette vue se retrouve sur une carte postale présente sur le site des Archives départementales de la Savoie.

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Bili, chat bengal.

De l’avantage de la sculpture

Dimanche 1er juin 2008, retour au musée Faure pour vérifier des attributions et des dates : Alfred Boucher, Mars Willett, Rodin (voir « La nuit du musée »). Photographies en couleurs prises avec un objectif grand angle équivalent du 24 mm.

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Alfred Boucher, Grand Nu féminin, 1895, Musée Faure, Aix-les-bains.

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Alfred Boucher (1850-1934) pendant la construction du monument aux morts d’Aix-les-bains, dont il est l’auteur, en 1922 (à 72 ans donc, il en avait 45 quand il a produit le Grand Nu).

Pour passer de mai à juin

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Non signé (J.-L.B. + B.D.), papier affiche blanc, 65 x 100, sérigraphie en 3 couleurs, Grenoble, Maison de la culture en grève et occupée par son personnel, fin mai 1968.

À la fin du mois de mai 1968, la position de graphiste-imprimeur à la Maison de la culture de Grenoble et la complicité d’un ami (Bernard D., aujourd’hui psychiatre militant) permettent de mettre en action le matériel de sérigraphie dont l’établissement vient de s’équiper sur la proposition de Jean-Louis B., scénographe et graphiste (la Maison de la culture de Grenoble a été inaugurée en janvier 1968 par André Malraux). Sont achetées, de la « soie » (taffetas de Tergal), des encres et de la gélatine photosensible. Deux maquettes sont conçues en utilisant le report photographique (technique rare à ce moment là, parce que réservée aux imprimeries professionnelles très spécialisées, dont par exemple l’Imprimerie Noblet à Grenoble, réputée précisément pour ses affiches en sérigraphie).

L’hebdomadaire L’Express vient de publier la photo remarquée — parce que comique et caricaturale — d’un cordon de CRS. On voit dans la ville, sur les panneaux d’affichage 320 x 240, l’affiche du parti gaulliste en forme de drapeau tricolore avec, en son centre et donc sur fond blanc, la photographie en noir et blanc d’une foule. L’affiche reproduite ici est destinée à venir en surcharge de cette très grande affiche : les bandes du drapeau sont horizontales, les policiers occupent le blanc, le bleu est exagérément bleu roi, le rouge très vif. L’affiche est tirée à deux en quelques dizaines d’exemplaires (par la même occasion, la technique de la sérigraphie est apprise, elle sera utilisée les années suivantes pour des cours à Vincennes) et quelques exemplaires seulement sont collés. Plus tard, en juillet, des Parisiens venus en « université d’été » d’un groupuscule sur le Campus de Saint-Martin d’Hères, vont reprendre la maquette mais en la dénaturant par des inscriptions ayant trait au 14 juillet (c’est cette affiche qui a été reproduite dans un l’ouvrage de Vasco Gasquet sur les affiches de 68, dans l’édition de 1978 comme dans celle de 2008).

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Grenoble, le 9 mai 1968 (Photo trouvée sur Internet).