Un sifflet parmi d’autres


Pour la manifestation des universités du jeudi 19 février 2009 (Place d’Italie – Sèvre-Babylone), un dispositif: les sifflets, de très nombreux sifflets. Ici, réactivé pour l’occasion, celui rapporté de Shanghai en juin 1973 (inscription: ?? ??, Zhong Guo Shanghai, Chine Shanghai), une bonne copie du modèle anglais de sifflet à roulette, d’arbitre, mais aussi de policier, de chef de gare, etc. inventé par Joseph Hudson & Co à Birmingham en 1884: The Acme Thunderer.

Pour écouter le son officiel du sifflet Acme Thunderer, cliquer ci-dessous:

[audio:http://jlggb.net/blog/wp-mp3/sifflet.mp3]

Protestation par le livre

Paris, place Saint-Michel, mercredi 18 février 2009, entre 12h00 et 12h05. « Flashmob » proposée par Julien L. et l’UFR Arts de Paris 8, pour contribuer à la protestation de l’université française. Chacun vient avec le livre de son choix et le lit à haute voix au coup de sifflet. Coup de sifflet final, cinq minutes plus tard.


Si près d’Hélène Cixous, Galilée, 2007.


Sophie D. lit Cyrano de Bergerac, « tirade des non merci » qu’elle dit connaître par cœur (Edmond Rostand, Classiques Larousse, Texte intégral).

Caroline D. lit Foules intelligentes (Smart Mobs) de Howard Rheingold, M21 Éditions, 2005 et elle photographie avec un Canon G10.
Il y a presque autant de caméras que de livres.

La Sorbonne

presidents_sorbonne
Lundi 9 février 2009, l’amphithéâtre Richelieu de La Sorbonne est le lieu d’une conférence destinée aux enseignants-chercheurs où s’expriment les présidentes et présidents de 9 universités (Paris-3 Censier, Paris-4 Sorbonne, Paris-8 Saint-Denis, Paris-10 Nanterre, Paris-13 Villetaneuse, Montpellier-3, Besançon, Rouen et Grenoble-3, auxquelles s’est associé l’Institut national des langues et civilisations orientales), membres de la Conférence des présidents d’universités.

[flv width= »200″ height= »170″]http://jlggb.net/blog/wp-flv/presidents.flv[/flv]
Un échantillon d’une minute pris dans l’intervention d’ouverture
de Georges Molinié, Président de l’université Paris-4 Sorbonne.

Attraction et méfiance


Hegelplatz, Dorotheen Strasse, Berlin, 30 janvier 2009, 17h15.

Berlin 30 janvier. À cinq heures, il fait déjà nuit. En marchant rapidement (la galerie de destination ferme à 6 heures), c’est le mot HEGEL qui accroche l’esprit. C’est peut-être le gel : la réflexion chemine moins vite que les NewBalance, il faut revenir longuement sur ses pas pour chercher une vue possible. Circuler des jours entiers dans Berlin fabrique un carte de points, d’images-objets, de zones et de frontières, un enchevêtrement obsédant de cartes où les souvenirs-fétiches personnels cherchent à se caler sur ce qu’on connait de l’histoire, si l’on peut désigner ainsi un monde d’une complexité étourdissante.

On n’avait pas eu à penser à lui depuis quelque temps. Il existe donc encore quelque part, ici derrière l’université Humboldt, dans une imitation Beaux-Arts. Enregistrer son image est une façon de conjurer un malaise. Ne s’est-on pas réclamé de sa dialectique, sans en savoir bien plus. Pour éclaircir ça, il fallait retrouver, par exemple, cette citation de François Châtelet, dans Une histoire de la raison, Entretiens avec Emile Noël ( Points Seuil, 1992, p.169) : « […] il faut se méfier de l’hégelianisme, car, dans la mesure où il assigne un cours nécessaire au destin de l’humanité, il peut — et il a, hélas ! servi à — justifier des régimes de terreur comme étant des étapes nécessaires sur le chemin de la réussite. »


François Châtelet, Une histoire de la raison, Entretiens avec Emile Noël , Points Seuil, 1992
Photo : L.V.

Plante somnambule


De passage à Beauvallon, le samedi 6 septembre 2008 à 14h14, après une pluie diluvienne.

École de Beauvallon, ca. 1950. Coll. privée.

Fallopia aubertii est le nom de la plante que l’on appelle couramment polygonum. Cette plante grimpante est, dit-on, originaire de Chine. Sur la façade côté cour de l’école communale de Beauvallon, dans la Drôme, elle montait jusqu’au toit (photo ci-dessus). C’était en 1950. La fille ainée des voisins, instituteurs, les M., était somnambule. Un jour, elle apparut les pieds et les mains blessés. Dans son sommeil, elle était descendue de sa chambre au premier étage le long des fils et des barres de fer du polygonum. La vision du polygonum, plante grimpante à demi sauvage et à fleurs blanches, évoque immanquablement l’image d’une jeune fille en chemise de nuit, les pieds bandés, qui a réalisé un exploit insensé depuis son rêve.


Rue Saint Bernard, Paris 11e,  crêche voisine de l’église Sainte-Marguerite, mercredi 3 septembre 2008, 21h30.

Polychromie LC (suite)

fondation_suisse_chb1.jpg
fondation_suisse_chb2.jpg
fondation_suisse_mur1.jpg
fondation_suisse_sol1.jpg
Fondation suisse, Cité universitaire, dimanche 29 juin 2008, vers 16h. Cette fois, visite de la chambre témoin, où est conservé l’ameublement d’origine. Relevé de couleurs, dont le vert d’un mur et l’ocre-jaune du carrelage du salon, le brun-rouge du plafond de la chambre.

Voir les articles précédents sur la polychromie de Le Corbusier : 4 janvier 2008 10 février 2008.