Alfred Manessier

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Gerhard Richter, Verkündigung nach Tizian (Annonciation d’après Titien), 1973, huile sur toile de lin, Hirshorn Museum, Washington D.C., photographiée le dimanche 8 juillet 2012 dans l’exposition Gerhard Richter, Panorama au Centre Pompidou. La notice dit, qu’avec cette œuvre, « l’une des rares confrontations avec l’art religieux », « l’artiste reconnaît humblement l’impossibilité de peindre aujourd’hui à la manière de Titien. » Je pense qu’il faut replacer ce tableau, du fait même de sa singularité, dans la peinture, à la fois d’histoire et familiale, de Richter.


Alfred Manessier, L’Otage, 1987, huile sur toile, collection particulière, photographiée (sans autorisation) au Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Saint-Riquier, le jeudi 19 juillet 2012. Dans un texte hommage du catalogue Alfred Manessier. Le tragique et la lumière, Joëlle Brunerie-Kauffmann rapporte comment son père, Pierre Brunerie, a connu Manessier en architecture aux Beaux-Arts de Paris, comment il lui commanda en 1957-1958 des vitraux pour la chapelle Notre-Dame de la Paix au Pouldu, et comment son mari, Jean-Paul Kauffmann, fut soutenu, lors de sa longue détention au Liban, de 1985 à 1988 — voir Ina —, par le peintre et à travers son tableau : L’Otage.


JLB, Les Perspecteurs, installation vidéo interactive, 2004-2010, ici à l’École supérieure d’art du Havre (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=1418). Si la bande-son — que le spectateur peut retrouver en agissant, par le truchement du personnage de Marie qui écoute un iPod — contient des phrases de Daniel Arasse sur la perspective des Annonciations en peinture, elle cite également Joëlle Brunerie sur la lutte pour la contraception. Ce choix est aussi un hommage à ma propre mère, à son attitude morale et militante en faveur du planning familial dès les années soixante.