

Dimanche 25 décembre 2011, 12h. Onja nous apporte un cadeau de la part de sa maman : un paquet de gousses de vanille de Madagascar. Avant même d’être ouvert, le paquet très bien ligaturé dans un papier huilé répandait son parfum. Et là on voit les gousses nombreuses et bien rangées, elles aussi serrées par un nœud en raphia (je découvre que raphia est un mot et une plante de Madagascar, une espèce de palmier dont les feuilles sont très grandes).
Une maison d’avant-garde après le coucher du soleil


Vendredi 23 décembre 2011, 17h, après le coucher du soleil derrière la Dent du Chat. L’atelier Brès (Pierre-Guy Péguy-Brès *) à Brison Saint Innocent, a été conçu par Jean-Louis Chanéac en 1961. C’est un ensemble, tout en trapèzes et en triangles, particulièrement dessiné : son inscription dans le paysage et dans la parcelle, le croisement des deux pans de toits, etc., les arbres aussi semble-t-il. * Peintre, né en 1938, il reçoit en 1960 le premier Prix de la Fondation de la Vocation.
Les Bords du lac, immeubles de Jean-Louis Chanéac
Vendredi 23 décembre 2011, 11h-12h30, observation des immeubles construits par Jean-Louis Chanéac (voir sa maison d’Aix-les-Bains, 1976) entre 1972 et 1980 : 1, 3, 5, rue des Goélands à Aix-les-Bains. La suite de trois bâtiments séparés par de larges trouées est comme une montagne coupée de gorges. On peut voir cette « chaîne », dont les faces sont parallèles au plateau du Revard à l’est et à la ligne de crête de la Dent du Chat à l’ouest, comme leurs répliques à la fois concrètes et symboliques. La variation des volumes, comme la diversité des aménagements, sont remarquables. On remarque que des pièces situées à l’est, du côté de la ville et du Revard, ont malgré tout une loggia tournée vers le lac et la Dent du Chat. La première photographie montre la vue depuis « Les Bords du lac ».
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Une rue de la Paix

Jeudi 22 décembre 2011, 13h30, Aix-les-Bains. Une plaque intéressante. Mais pourquoi donc cette petite rue (100 mètres à peine, entre l’avenue de Marlioz et le boulevard de Russie), « insignifiante », se nomme « de la Paix » ? A-t-elle été ouverte à une date significative pour la paix ? La rue parallèle la plus proche se nomme « rue de l’Avenir ». Il y a aussi, plus loin, une (longue) avenue de la Liberté. On pourrait s’amuser à chercher les « rues de la Paix » partout, et à en faire l’atlas.
Note du même jour à 23h20 : Le site du Patrimoine d’Aix-les-Bains indique : Cet ancien chemin est élargi pour devenir une rue au début du XXe siècle. Le conseil municipal lui donne le nom de rue de la Paix par délibération du 8 mars 1913.
20 décembre, je me souviens du Rhône

Mardi 20 décembre 2011, 7h50, Genève, hôtel des Tourelles, 3e étage, le pont de La Coulouvrenière. Ce matin, je vois le Rhône et je me souviens. Du Rhône à Arles, c’était dans la période Clergue (et pourquoi pas Picasso et Renoir), en 1966. À Avignon, depuis l’auberge de jeunesse de l’île de la Barthelasse surtout, en 1967, dans l’épisode Godard (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6783). À Bourg Saint-Andéol, le long des vieilles pierres, bien avant Madame de Larnage. À Donzère, détourné par le barrage qui m’a valu une très bonne note au brevet : incollable sur la Compagnie du Rhône et le canal de Donzère-Mondragon, l’usine hydroélectrique Blondel. À Loriol où je suis né, là où s’y jette la Drôme. À Valence, pour les lônes, ces bras morts du fleuve, terrain du cross-country de cauchemar (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=3108); pour ses crues affolantes et pour sa mise à l’écart et sa domestication malheureuses (les barrages encore, l’autoroute); pour les Fêtes du Rhône et une première vision d’« étrangers » qui lançaient très haut un drapeau (le drapeau suisse, carré). À Tournon, sous le pont suspendu de Seguin. À Lyon, dans le plus triste brouillard, durant l’hiver 1962-1963. Dans la vue de la Chautagne, qu’on n’avait pas tout de suite perçue comme appartenant à la vallée du Rhône (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=5873). À Genève donc, mais selon une idée abstraite, une leçon de géographie. Récemment, le 19 juillet 2009, à sa source, dans notre remontée épique vers Sils Maria (voir : http://jlggb.net/blog/?p=4368). En supplément, cette exclamation, rapportée par mon père, d’un élève drômois montrant la Seine depuis la Tour Eiffel : « Vai le Rhône ! comme il est petit ! ».
Une artiste résolument contemporaine
Dimanche 18 décembre 2011, 16h, galeries du quai Malaquais (les Beaux-Arts), exposition 2001-2011 : soudain déjà qui « présente les œuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’École nationale supérieure des beaux-arts au cours de la décennie 2001-2011 ». Émilie est née en 1980 à Noisy Le Grand. Elle est diplômée des Beaux-Arts en 2005 après avoir été « mon étudiante » à Paris 8 et à l’Atelier de recherches interactives de l’Ensad (maîtrise et DEA, avec « L’effet Larsen » et « Fatal Error », 2001-2003). Elle vit et travaille (comme on dit) à Paris et à Berlin. En 2010, elle a obtenu l’Audi Talents Awards. Si elle a été un temps une « artiste numérique » (pour ma part, je n’emploie jamais cette expression), elle a rompu avec cette catégorie pour appartenir résolument à « l’art contemporain ». Reproduction (on voit le reflet du photographe) : Neue Oder, 2010, impression sur papier ancien, 29 x 27 cm, collection PPP, Paris (on lit trop vite, en allemand : « neue Order » — ordre nouveau —, au lieu de « neue oder » — nouveau, ou bien).
La Seine, un après-midi d’hiver après la pluie
Encore des enseignes (à l’ancienne, cursives) de coiffeurs


Dimanche 18 décembre 2011, 13h25, 14h25, boulevard Voltaire, rue de Bretagne, Paris. Des enseignes de coiffeurs, dont l’une au moins (la seconde) semble ancienne. Voir http://jlggb.net/blog2/?p=1907 et http://jlggb.net/blog2/?p=2084 et http://jlggb.net/blog2/?p=4946. Il y en avait une au 55 rue du Faubourg Saint-Antoine, mais elle a disparu avant qu’on la photographie. On devrait répondre à la question : pourquoi les enseignes de coiffeurs sont souvent en lettres cursives ?
Le tour du monde avec un moteur de recherche

Samedi 17 décembre, 17h-18h30, Paris, Musée du quai Branly, bibliothèque (salon de lecture). Gwenola W. fait ici une nouvelle présentation, sous forme de performance-conférence, de son Globodrome, un tour du monde dans le monde du Web (Google Earth, Street View, YouTube, etc.), qui est aussi un film bientôt publié, inspiré du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Voir : http://globodrome.com/.






