Lumières de Rousseau


Jeudi 11 octobre 2012, 20h. Dans l’exposition « leurs lumières » au Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Saint-Riquier, la version Lumières de Rousseau du dispositif Vigilambules, déjà employé à Kyoto et à Genève. Cette fois, on compte sur la lumière de l’écran pour éclairer les lecteurs. Voir « Lectrice » : https://jlggb.net/blog3/?p=3891

Nicolas Schöffer


Mardi 2 octobre 2012, 17h50, Institut hongrois, 92 rue Bonaparte, Paris 6e. À l’occasion de son centenaire, une exposition consacrée à Nicolas Schöffer (1912-1992). Toujours dans le registre des coïncidences, ou d’une attention particulière orientée par les projets, retour de l’artiste-architecte, visionnaire cybernétique, qui ne fut pas suivi et souvent à juste raison critiqué, mais dont les utopies ont aujourd’hui une réalité. Je l’ai rencontré par l’intermédiaire de Frank Popper à la fin des années 60 et au début des années 70. J’aimais plutôt ses constructions d’aluminium équipées de moteurs électriques et de lampes. Elles ont une espèce de naïveté anti-esthétique. Centre de loisirs sexuels et Université verticale de 1 km, dessins, (dates ?).

« Un des loisirs les plus importants qu’il s’agit de valoriser esthétiquement et spirituellement, à l’inverse des quartiers réservés habituels. Sa forme de sein et sa couleur rosée le font reconnaître de loin dans le paysage. »
« La circulation d’une unité à l’autre se fait verticalement en quelques minutes et horizontalement par tapis roulants. Un campus d’un kilomètre de long induirait une pollution visuelle, olfactive, sonore et esthétique. L’espace au sol dégagé est réservé à la nature et à la promenade. »

Voir : http://www.olats.org/schoffer/

De la bibliothèque : KunstLichtKunst





Lundi 1er octobre 2012, 23h50. Catalogue KunstLichtKunst, de l’exposition du Stedelijk van Abbemuseum d’Eindoven, 25 septembre — 4 décembre 1966. Ressorti de la bibliothèque à l’occasion de la préparation de l’exposition « leurs lumières », cet exemplaire me fut donné par Frank Popper au début des années 80. Popper est l’auteur de la longue introduction qui préfigure tout le travail historique et esthétique qu’il va faire sur l’art cinétique, notamment pour Licht und Bewegung à la Kunsthalle de Düsseldorf en 1966 et pour Lumière et mouvement au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1967. Ce très bel ouvrage (format 23 x 26, 150 pages) comporte des textes en plusieurs langues des artistes ou groupes d’artistes et documente ainsi Takis, Enzo Mari (que je vois en 1968 à Grenoble pour Cinétisme-Spectacle-Environnement) ou Robert Indiana (vu à Art Frieze en 2008). Le titre est un jeu de mots en allemand puisque Kunst = art, Licht = lumière, kunstlich = artificiel, Kunstlicht = lumière artificielle ou tungstène. Pour accroître cet effet, le titre est écrit sur la couverture en quart de cercle : KunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunst, à la manière de « A Rose Is A Rose Is A rose » (Gertrud Stein) ou du casinocasinocasinocasinocasinocasinocasinocasino autour des assiettes publicitaires du magasin Casino de notre enfance.

 

Résistible



Jeudi 27 septembre 2012, 23h25, Théâtre de la Ville, Paris. Le Berliner Ensemble joue La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht (pensée par Brecht depuis 1934, écrite en 1941, jouée pour la première fois en 1958, deux ans après sa mort), dans la mise en scène de Heiner Müller (créée le 3 juin 1995, six mois avant sa mort), avec le génial Martin Wuttke. Adaptation non orthodoxe et cependant ultra brechtienne, « accordant une place majeure au théâtre et à la posture théâtrale dans l’ascension de la prise du pouvoir, sur le lien entre politique, crime et divertissement, qui devinrent de plus en plus synonymes » (Michel Bataillon). Le plus fort : le spectaculaire — les voix, le jeu, la présence, les lumières, les musiques, les ruptures — qui pourrait pousser vers l’irrésistible, parvient ici à une conscience du résistible.

Interrupteurs, fils électriques, ampoules électriques



Mardi 25 septembre 2012, 19h30, Cité internationale des Arts, Paris 4e. Nicholas Vargelis, éclairagiste, artiste de la lumière, expose une installation et des vidéos dans « Open Studios ». Puisqu’on s’intéresse de près à la lumière en ce moment.