

Samedi 19 mai 2012, 17h, grand magasin Le Bon Marché, Paris. Reconstitution (par Cassina, éditeur de meubles) de l’intérieur du cabanon de Le Corbusier de Roquebrune-Cap-Martin (1952), le plafond peint et le bois vernis des murs, du lit et de la table basse. Le luxe sous des airs vernaculaires.
Voir : 5 février 2006, http://jlggb.net/blog/?p=1143
Catégorie : Architecture
La Maison du Japon


Samedi 7 avril 2012, 17h, Cité universitaire, boulevard Jourdan, Paris 14e. La Maison du Japon, construite entre 1927 et 1929, est un lieu intéressant : la salle des fêtes, la bibliothèque, l’escalier. Dessinée par un architecte français classique, elle cite la tradition japonaise par certains traits et matériaux. Mais c’est dans la disposition des choses, des sièges, des tables et des livres, que l’on reconnaît le Japon.
Visite architecturale : la Tour Bois le Prêtre, Paris 17e


Vendredi 30 mars 2012, 14h,Tour Bois le Prêtre, Paris 17e. Transformation à la fois radicale et élégante d’une tour construite en 1962, par ajout d’extensions chauffées, de jardins d’hiver et de balcons. Frédéric Druot, Anne Lacaton et Jean Philippe Vassal architectes. Cette opération, parallèle à celle de la rue Pierre Rebière (article précédent), a pu apparaître comme son versant critique, s’opposant à un « effet de collection narcissique ». On note un matériau innovant pour les rideaux isolants qui est à lui seul une proposition architecturale.
Visite architecturale : rue Pierre Rebière, Paris 17e





Vendredi 30 mars 2012, vers 14h, rue Pierre Rebière, Paris 17e. Sur une bande de terrain récupérée sur la rue elle-même, de 600 mètres de long sur 12 mètres de large, le long du cimetière des Batignolles, une série d’immeubles d’habitation se terminent. Dans cet espace particulier, neuf équipes de « jeunes architectes » ont expérimenté des formules d’habitat social qui semblent agréablement habitables, en dépit du bruit du périphérique proche. Des jeux de renfoncements et de terrasses contournent l’interdiction de placer des fenêtres donnant directement sur le cimetière pour bénéficier malgré tout de ses 900 arbres. Ainsi l’immeuble conçu par Stéphane Maupin présente deux gradins de balcons se faisant face dans l’épaisseur du bloc. Visant à augmenter les vues et la lumière de chaque pièce, l’atelier japonais Bow-Wow a multiplié les ouvertures en leur donnant systématiquement un balcon, où l’on se tient debout, où l’on s’assoit, où l’on se met autour d’une table.
À écouter, les émissions de François Chaslin sur la rue Pierre Rebière des 27 novembre 2011 et 18 décembre 2011 : première partie et deuxième partie.
Le musée des Beaux-Arts de la Chaux de Fonds
La gare de l’exil


Samedi 10 mars 2012, 11h. Juste avant l’arrivée du TGV venant de Paris, une grande gare déserte, à la frontière. Il y a non seulement de larges escaliers qui mènent du passage souterrain vers les voies mais aussi un escalier monumental pour sortir de la gare, car elle est construite sur la pente, au-dessus de la petite ville de Vallorbe. Ce que les photos ne peuvent pas montrer : la police suisse des frontières surveille; autour de la gare, sur les parkings, le long de la route, à la lisière du bois, des Africains en nombre. Un bâtiment préfabriqué, devant la gare de marchandises, annonce une association d’aide aux « exilé(e)s ».
Le Café du marché à Plainpalais

Jeudi 8 mars 2012, 18h, 16 avenue Henri Dunant, Genève. Le Café du marché a été fondé en 1902*. L’architecture de son immeuble, une manière de chalet en béton armé, est étonnante et devrait faire l’objet d’un billet. Tellement stamm qu’on peut même y venir seul. Boiseries, table et chaises vernies dans des tons de jaune et de rouge, s’accordent à la lumière bleue de la plaine de Plainpalais par des vitres très hautes. Et ce pan de mur habillé de bois, juste contre la porte au centre de la vitrine, qui organise, sans en avoir l’air, à la fois l’espace et la clientèle.
* En 2002, pour son centenaire, j’y suis venu le jour où les prix étaient divisés par cent !
Façades de derrière
Maçonnerie béton armé
Shed photovoltaïque

Dimanche 19 février 2012, 14h50, rue Pajol, Paris 18e. Passant devant des entrepôts au toit en shed remarquable, que nous avons connus comme squats plus ou moins culturels, nous constatons qu’ils sont en cours de transformation. La mairie du 18e écrit :
Avec les 3 500m² de panneaux solaires photovoltaïques installés sur son toit, la Halle Pajol deviendra la plus grande centrale solaire photovoltaïque de centre-ville en France ! Avec la rénovation de sa structure métallique, elle aura des allures d’ombrelle posée sur un jardin luxuriant et surplombant une auberge de jeunesse de 330 lits, une bibliothèque de 30 000 ouvrages, une salle de spectacles et des locaux d’activités.





