Fermer les yeux



Vendredi 9 novembre 2012, 16h20, Abbaye de Saint-Riquier, Centre culturel de rencontre, exposition « leurs lumières ». Fermer les yeux, machine lumineuse de Tomek Jarolim, 2012. Lorsqu’on ferme les yeux, on est illuminé par des séquences colorées que l’on perçoit intensément à travers les paupières. Ici, une étudiante de l’École supérieure d’art et design d’Amiens.

De la bibliothèque : Color — Tokyo 2008-2012







Cet article est le 300e de jlggbblog3 (depuis le 1er décembre 2011). Jeudi 25 octobre, 23h50. Les précédents articles, « Daido Moriyama » du 1er juillet 2011 : http://jlggb.net/blog2/?p=6144 et « Moriyama à la Daido » du 13 septembre 2012 : https://jlggb.net/blog3/?p=3815, montraient le célébrissime Moriyama du noir et blanc. Entre 2008 et 2012, à Tokyo, il a pris quelque 30 000 photographies numériques en couleurs. C’est une telle rupture que sa sélection de 191 images peut se titrer Color (publié en 2012 par Getsuyosha). Un tour de force de radicalié : le livre proprement dit (hors jaquette et bandeau) ne comporte aucun mot ni numéro (en dehors des photos elles-mêmes).

Dimanche après-midi




Dimanche 21 octobre 2012, vers 15h30, Palais de Tokyo, Paris. Dans l’exposition de Fabrice Hyber Matières premières. Étudiant à Nantes, Fabrice Hyber avait produit Un mètre carré de rouge à lèvres, monochrome sur bois. Plus de vingt ans après, il réalise Un mètre cube de beauté, sur le même principe mais « avec un geste en plus ». Il est intéressant que le monochrome se reporte vers un matériau et gagne ainsi une référence dans le monde réel, dans la consommation et dans la vie. Une bonne idée de cette exposition, qui vise à la plus grande variété ludique d’un désordre bien ordonné, c’est une coursive qui circule tout autour des espaces, qui offre une deuxième vision, d’en haut, à distance. Étienne a demandé à être photographié dans les maïs.

Pas si sûr que ça



Jeudi 18 octobre 2012, 14h15, École nationale supérieure des arts décoratifs, rue d’Ulm, Paris 5e. Cet escalier de secours vient d’être repeint (l’éclairage avait été changé il y a quelques mois) dans des couleurs qui répondent probablement à des normes de sécurité. La rampe est devenue continue et on ne peut plus la faire jouer des notes. Mais le gris du nez de marche se confond avec le gris des paliers. Dangereux ! surtout si l’on porte des lunettes à verres progressifs.

Peinture bleue




Jeudi 4 octobre 2012, 16h30, Abbaye de Saint-Riquier, près d’Abbeville, Somme. Certains éléments de la scénographie pour « leurs lumières » sont peints en bleu vidéo. La bibliothèque, qui va accueillir une œuvre et des documents, est laissée dans son état « XVIIIe ».