






Dimanche 29 juillet 2012, 15h-17h. Visite de la maison Louis Carré, construite par Alvar Aalto à Bazoches-sur-Guyonne, Yvelines, en 1959. Le guide met beaucoup l’accent sur le luxe des matériaux et des objets, sur le style bourgeois du propriétaire, Louis Carré (1897-1977), marchand d’art à Paris, dont on apprend aussi qu’auparavant il habitait l’immeuble Le Corbusier de la rue Nungesser et Coli. Alvar Aalto (1898-1976) a construit beaucoup d’établissements collectifs et publics et l’on peut constater qu’il voit dans la commande d’un client fortuné, comme l’avait fait Le Corbusier, l’occasion d’une œuvre totale. Finalement, on s’intéressera d’abord à divers types de luminaires, notamment ceux destinés à éclairer les tableaux (aujourd’hui dispersés).
Catégorie : Objets
Le Corbusier : l’appartement-atelier









Samedi 28 juillet 2012, 16h30-17h30. Visite de l’appartement-atelier de Le Corbusier aux 6e et 7e étages de son immeuble du 24 rue Nungesser et Coli, Paris 16e, construit entre 1931 et 1934 (L’immeuble Clarté à Genève est construit entre 1930 et 1932. La Cité-Refuge de l’Armée du Salut, Paris 13e, est de la même période). L’ensemble de l’espace est travaillé par la lumière et les murs de couleurs. Une tranche d’arbre sur trois pieds en fers plats : une table comparable, mais plus basse, exposée à Tokyo en 1941, apparaît dans l’ouvrage Charlotte Perriand et le Japon, Paris, 2008, p. 145. Au dernier étage, on entre dans la chambre en poussant un placard pivotant. Elle est occupée par un lit dont la hauteur permet de voir le paysage vers l’ouest, par une douche aux formes arrondies et un vestiaire en bois. Le luminaire a lui aussi son équivalent (Potence, 1938) chez Charlotte Perriand. Dans la cour intérieure du sud, un palan monte-charge. Le Corbusier se plaît probablement à se donner en exemple, à séduire pour ses principes.
Le Corbusier : la maison La Roche









Samedi 28 juillet 2012, 15h-16h. Visite de la maison La Roche, 10 square du Docteur Blanche, Paris
16e, construite en 1923-1925. On y fait l’expérience de la « promenade architecturale » revendiquée par Le Corbusier, de la polychromie — dont : le vert de Paris, le bleu ceruleum moyen, le brun rouge, le Sienne naturelle moyen, claire et pâle —, du jeu des relations entre intérieur et extérieur redoublé par celui des vues qui s’ouvrent sur l’intérieur lui-même. La série des villas pour des clients de « la bourgeoisie éclairée » est le moyen d’une remise en question et d’une expérimentation. La maison La Roche fait écho pour moi à la vision de la maison Schroeder par Rietveld à Utrecht, il y a des années. J’en trouve la confirmation dans le livre de Jean-Louis Cohen, Le Corbusier. La planète comme chantier, Textuel, 2005, p. 66 : « Alors que ses articles commencent à attirer l’attention de l’ensemble des architectes européens, c’est à Paris qu’il est fortement impressionné, à l’automne 1923, par l’exposition des architectes du groupe néerlandais De Stilj à la galerie Léonce Rosenberg. Les surfaces planes et les articulations orthogonales des maquettes de Theo Van Doesburg et Cornelis van Eesteren l’amènent à reconsidérer ses projets du moment, comme la maison La Roche. » La partie d’habitation est minimaliste, discrète et fonctionnelle, alors que la partie galerie est complexe et surprenante. Le fauteuil signé Charlotte Perriand, Le Corbusier et Pierre Jeanneret — ici dans sa version « molle » en cuir — a été créé en 1928. La bibliothèque est en béton et fait garde-corps. Le vide du hall agit comme liaison des étages et des deux composantes de la maison.
Fondation Le Corbusier : http://www.fondationlecorbusier.fr/
Le prestige de la contre-forme

Mardi 24 juillet 2012, 13h30. La bouteille de Zinfandel de Californie avait été achetée pour des invités, mais ils ont préféré le blanc. C’est l’étiquette qui retient l’attention : il faut faire un effort pour voir les trois corneilles — boire un verre peut aider. Ce travail sur la contre-forme (un classique dans la technique des logos, cf. Carrefour, Fedex, etc.), comme le choix typographique, me fait penser au style Art & Crafts. On apprend sur le site de Ravenswood (à le lire on comprend des choses sur la Californie) que le logo est de David Lance Goings, qu’il a « a timeless Craftsman style with a quirky twist of M.C. Escher and gothic elegance. »
Roman Signer au Hangar à Bananes






Mardi 10 juillet 2012, 11h-12h, galerie Hangar à Bananes, Nantes. Dans l’exposition Roman Signer (voir : « Un Banc » et « Éclair »), Blue Movie (équivalent anglais de film X), 2012 (lumière projetée dans un bidon contenant de l’eau bleue); Huit tables, 2012 (deux hélicoptères miniatures ont peint des taches bleues sur les tables, l’un d’eux a eu un accident); Volets, 2012 (le souffle de trois ventilateurs ouvre et ferme les volets); Sapin de Noël, 2010 (le sapin, en tournant dans son white cube, a projeté ses boules de Noël); Tunnel, 2012 (dans un tunnel en bois, une série de pots de peinture noire ont explosé); Parapluies, 2012 (l’artiste a conduit de Suisse jusqu’à Nantes une voiture polonaise des années 1950 — Warszvaw — jusqu’à plier une série de parapluies fichés dans le sol).
Horloge à segmenter le temps

Vendredi 6 juillet 2012, 16h, galerie VIA, exposition « VIA, les écoles de design 2012 », avenue Daumesnil, Paris 12e. Une proposition de Leslie Landucci (École nationale supérieure des arts décoratifs – Paris) : l’horloge « Moins le quart » de la série « Life Goes On » entend répondre aux difficultés des personnes atteintes du trouble du déficit d’attention qui, ayant du mal à entamer une nouvelle tâche, peuvent, grâce à un secteur rotatif, segmenter une heure en 45 minutes de travail et 15 minutes de pause.
Note : On m’a déjà fait remarquer que tenir un blog était une façon de procrastiner.
LU
Le futur passe par là ?


Samedi 16 juin 2012, 15h-18h, CentQuatre (ancien Service municipal des pompes funèbres), Paris 18e. « Futur en Seine » se veut ici « dédié aux nouvelles pratiques innovantes et collaboratives » capables, « demain, de polleniser (sic) l’écosystème industriel ». Il y a un côté salon, où l’on comprend qu’on peut passer de stand en stand, et des ateliers inspirés des « modèles d’innovation ouverte et horizontale de l’internet » que l’on peut prendre pour des activités de jours de pluie pour adolescents. Voir : http://www.reseaufing.org/
Des collections : deux pièces de tissu offertes par Navin Rawanchaikul

Mercredi 6 juin 2012, 20h, Aix-les-Bains, rue Isaline. La loggia de la chambre était aujourd’hui habillée de deux pièces de tissus de couleurs vives qui proviennent de la biennale de Lyon de 2000 (Partage d’exotismes, Cinquième biennale d’art contemporain de Lyon, Halle Tony Garnier, Jean-Hubert Martin commissaire) où elles étaient données aux visiteurs pour leur libre usage. C’est-à-dire que l’œuvre de Navin Rawanchaikul, né en 1971, Thaïlandais et Indien, consistait précisément à donner ces pièces de tissus traditionnelles. Controversée (mais intéressante), cette exposition nous aura donc procuré, 12 ans après, des rideaux qui s’assortissent fort bien aux plantes et au paysage.
Objet médusant

Jeudi 31 mai 2012, 21h, Paris. Dans les vitrines des Galeries Lafayette Maison, Dutch Paradox, une exposition de design néerlandais conçue par Mosign (Luca Marchetti, Emanuele Quinz). Pappamama Lamp, un prototype de lampe pour chambre d’enfant (?), par l’Atelier Van Lieshout (Rotterdam).

