
Dimanche 3 mars 2013, 10h, le livre de Lucy Lippard dont il est question dans le billet précédent, Six Years : The Dematerialization of the Art Object from 1966 to 1972, publié en 1973, ici en version paperback, University of California Press, 1997. Dès la couverture, tout est dit, ou presque.
Catégorie : Langage
Langage d’icônes par Xu Bing

Vendredi 1er mars 2013, 19h, Centre Pompidou, Nouveau Festival (consacré aux langues imaginaires et inventées). Une installation de Xu Bing (nous l’avons connu étudiant en gravure aux Beaux-Arts de Pékin en 1980; il est devenu, après de nombreuses années aux États Unis, l’un des artistes chinois les plus intéressants) : Book from the ground (2003, work in progress), qui traduit instantanément en langage d’icônes (4000 symboles, collectés initialement dans les brochures de consignes de sécurité des avions puis partout) la phrase que l’on tape en anglais. Son site : http://www.xubing.com. Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Xu_Bing
Le numéro 5 de La Couleur des jours

Parution ce 1er décembre 2012 du numéro 5 de La Couleur des jours, http://www.lacouleurdesjours.ch/, avec la rubrique « De l’album de jlggb ».
Slogan


Déjà relevé à Pékin en octobre 2009 (voir http://jlggb.net/blog/?p=5879), l’annonce « Opening soon » m’apparaît aujourd’hui, dans ce que je peux lire, comme le slogan N°1 de la Chine. À noter qu’il est seulement en anglais. Hangzhou, jeudi 22 novembre 2012, 17h, agence Ferrari (avec deux n). Shanghai, vendredi 23 novembre 2012, 14h, galerie marchande Xintiandi.
Une petite leçon de chinois : 老西门

Lundi 19 novembre, 13h. Métro de Shanghai, station Laoximen, 老西门, qu’on peut traduire Ancienne porte de l’ouest. Je suis content de savoir lire quelques caractères, les reconnaître, les prononcer approximativement, comprendre leur signification. Parmi ceux là : 老, lao, qui signifie vieux, comme dans Lao Zi (Lao-Tseu), Lao She (l’écrivain, 1899-1966) ou laoshi (professeur); 西, xi, qui signifie ouest, comme dans Xian (la ville, « paix de l’ouest »), Xi Hu (le Lac de l’ouest, à Hangzhou) ou comme dans 布瓦西埃 (buwaxiai, composé de 布, bù de tissu, 瓦, wǎ de tuile, 西, xi de ouest, 埃, āi de poussière, la transcription de mon nom de famille); 门, men, qui signifie porte, comme dans Tiananmen (Porte de la Paix céleste).
Toxic Girls Review, vol. 10

Vendredi 26 octobre 2012, 19h30, École des Arts décoratifs. Miki m’offre le dernier numéro de la petite revue, éditée à Kyoto, Toxic Girls Review (有毒女子通信). Le papier intérieur est rose pâle, très bien imprimé (moins fanzine que les précédents numéros). Son article, d’après les illustrations et les quelques mots en français, porte sur les « cadenas d’amour » qui envahissent depuis quelques années certains ponts parisiens, le Pont des Arts en particulier. Pratique selon moi exaspérante de mièvrerie et de machisme. C’est peut-être ce que dit ce texte car il y est question des cadenas des ceintures de chasteté. Et je connais les positions féministes de son auteur. Il reste que le cadeau est dans le double emballage réglementaire de papier de soie blanc et de cellophane kawaii, avec la mention imprimée, dans l’anglais tel qu’on le parle au Japon : « I send this gift with my warmest regards. In appreciation. »
Lumières de Rousseau

Jeudi 11 octobre 2012, 20h. Dans l’exposition « leurs lumières » au Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Saint-Riquier, la version Lumières de Rousseau du dispositif Vigilambules, déjà employé à Kyoto et à Genève. Cette fois, on compte sur la lumière de l’écran pour éclairer les lecteurs. Voir « Lectrice » : https://jlggb.net/blog3/?p=3891
Résistible


Jeudi 27 septembre 2012, 23h25, Théâtre de la Ville, Paris. Le Berliner Ensemble joue La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht (pensée par Brecht depuis 1934, écrite en 1941, jouée pour la première fois en 1958, deux ans après sa mort), dans la mise en scène de Heiner Müller (créée le 3 juin 1995, six mois avant sa mort), avec le génial Martin Wuttke. Adaptation non orthodoxe et cependant ultra brechtienne, « accordant une place majeure au théâtre et à la posture théâtrale dans l’ascension de la prise du pouvoir, sur le lien entre politique, crime et divertissement, qui devinrent de plus en plus synonymes » (Michel Bataillon). Le plus fort : le spectaculaire — les voix, le jeu, la présence, les lumières, les musiques, les ruptures — qui pourrait pousser vers l’irrésistible, parvient ici à une conscience du résistible.
Lectrice

Samedi 22 septembre 2012, 21h30. Photo de l’application pour iPad « Lumières de Rousseau », pour illustrer le catalogue de l’exposition « leurs lumières », en préparation. Miki dans le rôle de la lectrice. À nouveau, sur la lisibilité du monde.
Les rayons du soleil levant rasaient déjà les plaines, et projetant sur les champs par longues ombres les arbres, les coteaux, les maisons, enrichissaient de mille accidents de lumière le plus beau tableau dont l’œil humain puisse être frappé. On eût dit que la nature étalait à nos yeux toute sa magnificence pour en offrir le texte à nos entretiens.
Jean-Jacques Rousseau, « Profession de foi du vicaire savoyard », Émile.
Quand vous les avez envie

Mardi 19 septembre 2012, 14h30, Genève, 24 rue Voltaire, près de l’École, salon de thé Chez Cartier, où nous avons nos habitudes, Daniel P., Daniel S. et moi, pour prendre un « ramequin » et un jus de pomme maison. La serveuse — il me semble qu’elle est nouvelle — nous dit : « Vous me faites signe pour les express quand vous les avez envie .» Formule assez jolie. Est-ce un lapsus ou un idiotisme genevois ?
