La Maison du Japon



Samedi 7 avril 2012, 17h, Cité universitaire, boulevard Jourdan, Paris 14e. La Maison du Japon, construite entre 1927 et 1929, est un lieu intéressant : la salle des fêtes, la bibliothèque, l’escalier. Dessinée par un architecte français classique, elle cite la tradition japonaise par certains traits et matériaux. Mais c’est dans la disposition des choses, des sièges, des tables et des livres, que l’on reconnaît le Japon.

Des archives : à l’hôtel de la Paix






Samedi 7 avril 2012. Sur les planches-contacts de Doisneau en Chine, une série de photos prises dans ma chambre de l’Hôtel de la Paix à Pékin les 3 et 5 mai 1983. Cet hôtel, construit avec « l’aide de l’URSS » fut inauguré en 1952 pour la Conférence de la Paix Asie-Pacifique et il fut longtemps réservé aux échanges gouvernementaux et diplomatiques. Je devais y retourner en 1986, puis lorsqu’il fut agrandi sous le nom de Novotel en 2001. En avril-mai 1983, j’y suis resté environ trois semaines car le montage de l’exposition prenait théoriquement du temps. Je mis à profit cette parenthèse pour lire quelques livres ayant trait aux sciences et aux arts, comme L’espace et le temps aujourd’hui (Émile Noël, Points-Seuil, 1983) et pour entreprendre une série d’expériences photographiques employant l’enregistrement de l’heure et des enregistrements sonores, en des lieux particuliers et sur des trajets arbitraires comme par exemple l’axe nord-sud de la ville, essais qui furent à l’origine du projet de vidéodisque interactif Pékin pour mémoire, réalisé en 1985-1986, exposé au théâtre de Chaillot, à la Biennale de Venise et au musée de l’Élysée à Lausanne. Je débutai aussi une série de photographies de détails urbains, au Rolleiflex, en couleurs ou en noir et blanc, qui je nommai Vestiges et installations, qui furent exposées aux Rencontres photographiques d’Arles en 1989. Bref, ce moment fut celui d’un retour à une photographie inscrite dans des projets artistiques, après 10 ans d’interruption.

Des archives : Doisneau 3/4










Vendredi 6 avril 2012. Des archives : photographies inédites. Suite de la publication ayant trait à Robert Doisneau — Voir Doisneau 1/4 et Doisneau 2/4. Palais des Beaux-Arts de Pékin, 3 mai 1983. Tandis qu’une petite exposition Picasso est inaugurée par François Mitterrand, la grande exposition (120 tirages 40×50) Robert Doisneau est inaugurée par Claude Cheysson, ministre des Affaires extérieures, et par Jack Lang, ministre de la Culture. Photos © jlggb 1983. Une fois dehors, je saisis le passage de montreurs d’un singe savant.

Polychromie classique



Mardi 3 avril 2012, 17h50, café A Jean Nicot, 173 rue Saint Honoré, Paris 1er. Je me souviens de ce café au milieu des années 80. Un décor volontairement laissé dans son jus années 50-60, avec quelques rajouts factices. Le plafond avec ses arabesques de stuc et de néons se reflétant dans les murs-miroirs et le sol en cassons de grès cérame font authentiques. La polychromie est un classique que nous repérons régulièrement : le vert et le rouge qui donnent l’ocre-orange, assortis de brun et de gris. Voir, par exemple, « Polychromie vernaculaire » : http://jlggb.net/blog/?p=239 et le mur de Pompéi conservé au Louvre : http://jlggb.net/blog2/?p=3090
Note : Rousseau a habité dans le coin, y compris quand il intervenait dans le débat musical. Si l’on résume sa position en disant qu’il préfère la mélodie à l’harmonie, la ligne à la couleur, on peut trouver ce café plutôt rousseauiste : la polychromie y est gouvernée par les lignes.

Des archives : Doisneau 2/4


Lundi 2 avril 2012. Des archives : photographies inédites. Suite de la publication ayant trait à Robert Doisneau — Voir Doisneau 1/4, 14 février 2012. Le 28 janvier 1983, ayant eu la demande par le ministère de la Culture de préparer une exposition de Robert Doisneau en Chine (Pékin et Shanghai) pour le prochain voyage de François Mitterrand, je rencontre Doisneau à Montrouge, accompagné par Chantal P. qui va traduire en chinois la biographie, le texte d’introduction et les légendes. Descendus dans la rue pour faire un portrait original du photographe, il nous photographie. Photo © jlggb 1983.
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Photo Robert Doisneau N° 17150-28A. Montrouge, angle avenue Gambetta, rue Victor Basch, rue de la Solidarité.
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Le portrait à l’entrée de l’exposition au Palais des Beaux-Arts de Pékin, le 3 mai 1983. Photo © jlggb 1983. Au Rolleiflex.
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Le lieu de ces photos à Montrouge aujourd’hui (Google Street View – 2011).

Visite architecturale : la Tour Bois le Prêtre, Paris 17e



Vendredi 30 mars 2012, 14h,Tour Bois le Prêtre, Paris 17e. Transformation à la fois radicale et élégante d’une tour construite en 1962, par ajout d’extensions chauffées, de jardins d’hiver et de balcons. Frédéric Druot, Anne Lacaton et Jean Philippe Vassal architectes. Cette opération, parallèle à celle de la rue Pierre Rebière (article précédent), a pu apparaître comme son versant critique, s’opposant à un « effet de collection narcissique ». On note un matériau innovant pour les rideaux isolants qui est à lui seul une proposition architecturale.